Cyclisme - Geneviève Jeanson accepte une offre de règlement de l'Agence américaine antidopage
29 novembre 2006
Actualités sportives
La cycliste Geneviève Jeanson a annoncé hier qu'elle avait accepté une offre de règlement de la United States Anti-Doping Agency (USADA) en rapport avec un test d'urine prélevé le 25 juillet 2005 et trouvé positif à l'érythropoïétine (EPO).
Après avoir d'abord demandé une suspension à vie, la USADA lui a offert une période de suspension de deux ans à compter du 25 juillet 2005 jusqu'au 25 juillet 2007.
L'entente stipule que les deux parties ne modifient pas leurs positions respectives. Il y est écrit explicitement que l'entente ne constitue pas une admission de Jeanson d'avoir fait usage d'EPO.
Cette entente a pour but «d'éviter aux parties le fardeau d'une audition devant le tribunal nord-américain d'arbitrage sportif de l'American Arbitration Association».
«Après mûre réflexion, j'ai décidé d'accepter l'offre de la USADA, a dit Jeanson. L'entente proposée satisfait mes deux préoccupations.
«D'abord, a-t-elle précisé, il est clair que l'entente n'implique pas que j'admets avoir jamais fait usage d'EPO, ce qui est fondamental pour moi. En deuxième lieu, je vais enfin en finir avec ce différend, qui prend trop de place dans ma vie et draine toute mon énergie depuis des mois. À la dure, j'ai appris que le proverbe dit vrai: le pire des arrangements vaut mieux que le meilleur des procès. Si je vais en arbitrage, gagne ou perd, je frémis rien qu'à penser à la possibilité d'appels. L'offre de USADA me permet de retrouver ma vie.
«De toute ma carrière, a-t-elle répété, je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite. Depuis que la USADA m'a informée que j'avais été testée positive en juillet 2005, j'ai fait des recherches pour m'expliquer comment cela avait pu se produire. J'ai obtenu la collaboration du réputé Dr Joris Delanghe, professeur et chercheur à l'université de Gand, en Belgique. Je lui suis très reconnaissante d'avoir accepté gracieusement d'étudier mon cas.»
Les travaux du Dr Delanghe ont déjà démontré que certains athlètes produisaient des échantillons d'urine qui donnaient des résultats faussement positifs à l'EPO, lorsque les échantillons étaient prélevés peu après un effort intense — comme ce fut le cas du prélèvement d'urine effectué sur Jeanson le 25 juillet 2005. La cycliste québécoise avait fourni un échantillon d'urine peu après avoir complété le dur prologue du Tour International d'Altoona à plus de 40 km/h de moyenne.
Les recherches du Dr Delanghe ont déjà permis d'innocenter le triathlète belge Rutger Beke en démontrant qu'il produisait de tels résultats faussement positifs.
Analyse
Le Dr Delanghe a analysé les circonstances qui ont entouré le prélèvement et l'analyse de l'échantillon prélevé le 25 juillet 2005. Il a également soumis à des tests appropriés des échantillons d'urine fournis par Jeanson après des exercices violents.
Le Dr Delanghe a produit un rapport d'expert, soumis à USADA dans le processus de préparation de l'arbitrage, et il arrive aux quatre conclusions principales suivantes.
La qualité pré-analytique de l'échantillon prélevé le 25 juillet 2005 n'était pas suffisante pour obtenir un résultat d'analyse fiable; dans les cas de protéinurie sévère provoquée par l'exercice violent (ce qui est le cas de Jeanson), on peut formuler de sérieux doutes quant à la validité du test EPO; le résultat négatif de l'analyse d'un échantillon prélevé trois jours plus tard (par l'Agence mondiale antidopage) remet en question le caractère positif de l'échantillon du 25 juillet; l'analyse détaillée du phérogramme suggère la présence dans l'urine de Jeanson de protéines naturelles qui ressemblent à l'EPO.
Le rapport ajoute que «Geneviève Jeanson produit des protéines urinaires spécifiques qui produisent une réaction croisée avec l'anticorps monoclonal AE7A5 utilisé dans le test epo par le laboratoire de l'UCLA».
«Je sais que je ne convaincrai jamais tout le monde de mon innocence, a affirmé Jeanson. L'innocence ne se prouve pas. Mais les travaux du Dr Delanghe m'ont éclairée sur les causes probables de l'incident du 25 juillet.»
Sur l'éventualité d'un retour à la compétition, Jeanson a dit: «J'ai 25 ans et j'ai encore de bonnes années devant moi. En acceptant l'offre de la USADA, je viens de prendre une décision difficile. Les autres décisions attendront.»
Après avoir d'abord demandé une suspension à vie, la USADA lui a offert une période de suspension de deux ans à compter du 25 juillet 2005 jusqu'au 25 juillet 2007.
L'entente stipule que les deux parties ne modifient pas leurs positions respectives. Il y est écrit explicitement que l'entente ne constitue pas une admission de Jeanson d'avoir fait usage d'EPO.
Cette entente a pour but «d'éviter aux parties le fardeau d'une audition devant le tribunal nord-américain d'arbitrage sportif de l'American Arbitration Association».
«Après mûre réflexion, j'ai décidé d'accepter l'offre de la USADA, a dit Jeanson. L'entente proposée satisfait mes deux préoccupations.
«D'abord, a-t-elle précisé, il est clair que l'entente n'implique pas que j'admets avoir jamais fait usage d'EPO, ce qui est fondamental pour moi. En deuxième lieu, je vais enfin en finir avec ce différend, qui prend trop de place dans ma vie et draine toute mon énergie depuis des mois. À la dure, j'ai appris que le proverbe dit vrai: le pire des arrangements vaut mieux que le meilleur des procès. Si je vais en arbitrage, gagne ou perd, je frémis rien qu'à penser à la possibilité d'appels. L'offre de USADA me permet de retrouver ma vie.
«De toute ma carrière, a-t-elle répété, je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite. Depuis que la USADA m'a informée que j'avais été testée positive en juillet 2005, j'ai fait des recherches pour m'expliquer comment cela avait pu se produire. J'ai obtenu la collaboration du réputé Dr Joris Delanghe, professeur et chercheur à l'université de Gand, en Belgique. Je lui suis très reconnaissante d'avoir accepté gracieusement d'étudier mon cas.»
Les travaux du Dr Delanghe ont déjà démontré que certains athlètes produisaient des échantillons d'urine qui donnaient des résultats faussement positifs à l'EPO, lorsque les échantillons étaient prélevés peu après un effort intense — comme ce fut le cas du prélèvement d'urine effectué sur Jeanson le 25 juillet 2005. La cycliste québécoise avait fourni un échantillon d'urine peu après avoir complété le dur prologue du Tour International d'Altoona à plus de 40 km/h de moyenne.
Les recherches du Dr Delanghe ont déjà permis d'innocenter le triathlète belge Rutger Beke en démontrant qu'il produisait de tels résultats faussement positifs.
Analyse
Le Dr Delanghe a analysé les circonstances qui ont entouré le prélèvement et l'analyse de l'échantillon prélevé le 25 juillet 2005. Il a également soumis à des tests appropriés des échantillons d'urine fournis par Jeanson après des exercices violents.
Le Dr Delanghe a produit un rapport d'expert, soumis à USADA dans le processus de préparation de l'arbitrage, et il arrive aux quatre conclusions principales suivantes.
La qualité pré-analytique de l'échantillon prélevé le 25 juillet 2005 n'était pas suffisante pour obtenir un résultat d'analyse fiable; dans les cas de protéinurie sévère provoquée par l'exercice violent (ce qui est le cas de Jeanson), on peut formuler de sérieux doutes quant à la validité du test EPO; le résultat négatif de l'analyse d'un échantillon prélevé trois jours plus tard (par l'Agence mondiale antidopage) remet en question le caractère positif de l'échantillon du 25 juillet; l'analyse détaillée du phérogramme suggère la présence dans l'urine de Jeanson de protéines naturelles qui ressemblent à l'EPO.
Le rapport ajoute que «Geneviève Jeanson produit des protéines urinaires spécifiques qui produisent une réaction croisée avec l'anticorps monoclonal AE7A5 utilisé dans le test epo par le laboratoire de l'UCLA».
«Je sais que je ne convaincrai jamais tout le monde de mon innocence, a affirmé Jeanson. L'innocence ne se prouve pas. Mais les travaux du Dr Delanghe m'ont éclairée sur les causes probables de l'incident du 25 juillet.»
Sur l'éventualité d'un retour à la compétition, Jeanson a dit: «J'ai 25 ans et j'ai encore de bonnes années devant moi. En acceptant l'offre de la USADA, je viens de prendre une décision difficile. Les autres décisions attendront.»
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