Décès de l'athlète Émilie Mondor
11 septembre 2006
Actualités sportives
Photo : Jacques Nadeau
Émilie Mondor
Passionnée, déterminée, amoureuse de la nature. Émilie Mondor avait une personnalité taillée sur mesure pour une coureuse de fond. Un accident de la route fatal, hier, aura empêché l'athlète originaire de Mascouche et âgée de 25 ans de mener à bien ses nombreux projets.
Mondor, éprouvée ces dernières années par des blessures et des problèmes de santé, aimait se surpasser au quotidien. «La course de fond est pour moi un mode de vie, confiait Mondor en 2004 à quelques semaines des Jeux olympiques d'Athènes, où elle s'est classée 17e sur 5000 mètres. Ça cadre parfaitement avec ma personnalité. Cela me permet d'être seule avec moi-même.»
Très sportive dès son jeune âge, elle a notamment pratiqué le soccer, le vélo de montagne et le volley-ball. C'est à 14 ans qu'elle a eu son coup de coeur pour la course, et surtout pour les épreuves de longues distances.
«Quand j'ai commencé l'athlétisme, je pratiquais le pentathlon. Mais j'avais l'impression de ne rien faire lors des entraînements de sprint. Je recherchais une épreuve qui me permettrait de me pousser à fond, de me vider.»
Elle a trouvé sa voie avec les épreuves de fond. Et sa progression a été plutôt fulgurante. À 16 ans, elle se classait 10e au monde en cross-country chez les juniors. En 2003, elle est définitivement sortie de l'anonymat, devenant la première Canadienne de l'histoire à briser la barrière des 15 minutes lors du 5000 mètres des championnats du monde d'athlétisme.
«Je n'ai pas plus de talent que les autres, disait-elle au sujet de sa progression à l'époque. Mais les gens qui me connaissent bien savent que je suis intense, perfectionniste. Quand je commence quelque chose, je m'investis à 100 %.»
En 2001, elle avait pris une décision audacieuse en s'exilant en Colombie-Britannique, où le climat est plus propice à l'entraînement extérieur à longueur d'année. Il s'agissait d'un gros défi puisqu'elle n'était pas bilingue.
Cette décision lui a permis d'atteindre un autre de ses objectifs quand elle a entrepris des études dans les sciences biologiques par correspondance à l'Université Simon Fraser.
«Depuis que je suis toute petite, je rêve de travailler avec les animaux», laissait entendre celle qui nourrissait un beau projet d'avenir, à savoir le repeuplement des meutes de loups dans leur milieu naturel.
Après son expérience aux Jeux d'Athènes en 2004, Mondor a connu plusieurs coups durs dans sa vie d'athlète. La maladie l'a d'abord clouée au lit pendant plusieurs semaines l'hiver suivant, l'obligeant à prendre un été sabbatique en 2005.
Puis en janvier 2006, elle apprend qu'elle est atteinte d'un désordre chronique d'assimilation du calcium dans les os, ce qui provoque de l'ostéoporose. On lui suggère un arrêt d'au moins un an. Une retraite anticipée est même envisagée. «J'en demande parfois trop à mon corps, avait-elle dit. À un moment donné, vous réalisez que vous êtes un être humain.»
À peine trois mois après avoir reçu ce diagnostic médical dévastateur, elle participait à l'épreuve de
5 km sur route disputée au circuit Gilles-Villeneuve, dans le cadre du demi-marathon de Montréal.
«C'est mon petit miracle à moi, avait avoué Mondor. Dire qu'à un moment donné, j'ai pensé que ma carrière était peut-être terminée. Je suis vraiment contente de la tournure des événements.»
En juillet dernier, Mondor avait décidé de réorienter sa carrière vers le marathon et elle devait prendre le départ du prestigieux marathon de New York, le 5 novembre.
Mondor, éprouvée ces dernières années par des blessures et des problèmes de santé, aimait se surpasser au quotidien. «La course de fond est pour moi un mode de vie, confiait Mondor en 2004 à quelques semaines des Jeux olympiques d'Athènes, où elle s'est classée 17e sur 5000 mètres. Ça cadre parfaitement avec ma personnalité. Cela me permet d'être seule avec moi-même.»
Très sportive dès son jeune âge, elle a notamment pratiqué le soccer, le vélo de montagne et le volley-ball. C'est à 14 ans qu'elle a eu son coup de coeur pour la course, et surtout pour les épreuves de longues distances.
«Quand j'ai commencé l'athlétisme, je pratiquais le pentathlon. Mais j'avais l'impression de ne rien faire lors des entraînements de sprint. Je recherchais une épreuve qui me permettrait de me pousser à fond, de me vider.»
Elle a trouvé sa voie avec les épreuves de fond. Et sa progression a été plutôt fulgurante. À 16 ans, elle se classait 10e au monde en cross-country chez les juniors. En 2003, elle est définitivement sortie de l'anonymat, devenant la première Canadienne de l'histoire à briser la barrière des 15 minutes lors du 5000 mètres des championnats du monde d'athlétisme.
«Je n'ai pas plus de talent que les autres, disait-elle au sujet de sa progression à l'époque. Mais les gens qui me connaissent bien savent que je suis intense, perfectionniste. Quand je commence quelque chose, je m'investis à 100 %.»
En 2001, elle avait pris une décision audacieuse en s'exilant en Colombie-Britannique, où le climat est plus propice à l'entraînement extérieur à longueur d'année. Il s'agissait d'un gros défi puisqu'elle n'était pas bilingue.
Cette décision lui a permis d'atteindre un autre de ses objectifs quand elle a entrepris des études dans les sciences biologiques par correspondance à l'Université Simon Fraser.
«Depuis que je suis toute petite, je rêve de travailler avec les animaux», laissait entendre celle qui nourrissait un beau projet d'avenir, à savoir le repeuplement des meutes de loups dans leur milieu naturel.
Après son expérience aux Jeux d'Athènes en 2004, Mondor a connu plusieurs coups durs dans sa vie d'athlète. La maladie l'a d'abord clouée au lit pendant plusieurs semaines l'hiver suivant, l'obligeant à prendre un été sabbatique en 2005.
Puis en janvier 2006, elle apprend qu'elle est atteinte d'un désordre chronique d'assimilation du calcium dans les os, ce qui provoque de l'ostéoporose. On lui suggère un arrêt d'au moins un an. Une retraite anticipée est même envisagée. «J'en demande parfois trop à mon corps, avait-elle dit. À un moment donné, vous réalisez que vous êtes un être humain.»
À peine trois mois après avoir reçu ce diagnostic médical dévastateur, elle participait à l'épreuve de
5 km sur route disputée au circuit Gilles-Villeneuve, dans le cadre du demi-marathon de Montréal.
«C'est mon petit miracle à moi, avait avoué Mondor. Dire qu'à un moment donné, j'ai pensé que ma carrière était peut-être terminée. Je suis vraiment contente de la tournure des événements.»
En juillet dernier, Mondor avait décidé de réorienter sa carrière vers le marathon et elle devait prendre le départ du prestigieux marathon de New York, le 5 novembre.
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