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Dopage - Guillermo Canas suspendu deux ans par l'ATP

9 août 2005  Sports
Paris — L'Argentin Guillermo Canas, qui avait été contrôlé positif à un diurétique, s'est vu infliger une suspension de deux ans par l'ATP (Association des joueurs de tennis professionnels), a annoncé l'ATP dans un communiqué hier.

Canas, 27 ans, classé actuellement dixième joueur mondial et vainqueur de six tournois dans sa carrière, avait été contrôlé positif à l'hydrochlorothiazide (HCT) le 21 février lors du tournoi d'Acapulco au Mexique, où l'Argentin avait atteint les quarts de finale.

Outre les deux ans de suspension, Canas se voit condamné à verser 276 010 dollars pour les prix qu'il a empochés dans les tournois, et privé de 525 points au classement en simple de l'ATP et 95 points, au classement en double.

Le joueur, qui avait annoncé en juin qu'il faisait l'objet d'une procédure de la part de l'ATP, s'était dit «innocent» et «choqué». Un tribunal mandaté dans le cadre du programme antidopage de l'ATP, qui a examiné son appel les 21 et 22 juillet à New York, «a jugé à l'unanimité que Canas avait violé les règles de l'ATP en matière de dopage», précise le communiqué.

Canas, qui a atteint les quarts de finale à Roland-Garros cette année, pourra effectuer son retour à la compétition le 11 juin 2007.

L'ATP plus sévère

Détenteur de six titres en simple et de deux en double, l'Argentin, qui s'était brièvement hissé au début juin à la huitième place du classement ATP, avait plaidé l'erreur. «Je suis un joueur professionnel et c'est difficile de ne pas savoir ce qui s'est passé. Mais la vérité est ainsi: nous ne savons pas ce qui s'est passé», avait-il fait valoir après avoir admis qu'il avait été testé positif.

Il est le quatrième joueur argentin à faire l'objet d'un contrôle antidopage positif depuis cinq ans. En août 2000, des stéroïdes anabolisants avaient été trouvés dans l'organisme de Juan Ignacio Chela.

En 2001, Guillermo Coria, finaliste à Roland-Garros en 2004, avait été suspendu sept mois par l'ATP pour un contrôle positif à la nandrolone.

Mariano Puerta, finaliste cette année à Roland-Garros, avait été contrôlé positif au clembutérol en février 2003, écopant de six mois de suspension. Pour sa défense, il avait évoqué la prise d'un médicament contre l'asthme.

Mais depuis le 1er janvier 2005, l'ATP s'est dotée d'une politique antidopage, qui se base sur la liste des substances interdites et des sanctions prévues par le Code mondial antidopage. Ce code, qui est appliqué depuis les Jeux olympiques d'Athènes l'an dernier, prévoit deux ans de suspension pour une première infraction et la suspension à vie en cas de récidive.






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