Hors-jeu - Sports Moins
Dans la série «Je ne sais pas si c'est le fait d'être au parc nommé Jean-Drapeau, mais on se sent comme une envie folle de mettre Montréal sur la carte», il fallait y penser. À la sempiternelle question: «Que faire du stade olympique?», plus besoin de se perdre en circonlocutions genre «ben euh on pourrait dans le sens de peut-être qu'et puis euh». On a maintenant une réponse toute prête: «Y tenir les Jeux de 2016, c't'affaire!»
Perspective enivrante, en vérité. Comme il ne se passe rien au stade, cela nous donne 11 ans montre en main pour le reconfigurer afin qu'il réponde à sa vocation première, à savoir accueillir des compétitions d'athlétisme et être foutument mal fait pour le baseball et le football, produire une dizaine d'études sur la fiabilité du toit et déménager l'édifice au centre-ville de manière à ce qu'il ne soit plus beaucoup trop dans l'est pour la clientèle d'affaires et les lecteurs du Montréal Star. On en profitera du même coup pour revélodromiser le Biodôme en transplantant la forêt tropicale au carré Viger et en logeant les pingouins dans l'étang du parc La Fontaine.
Montréal 2016 est d'autant plus gagné d'avance que les membres du Comité international olympique tiendront absolument, six ans après Vancouver, à tenir d'autres Jeux au Canada. Au CIO, personne ne sait par ailleurs que Montréal est synonyme du plus retentissant échec financier olympique, et tout le monde ignore que Montréal est passé à un cheveu coupé en quatre de perdre les championnats du monde FINA et n'a sauvé la mise qu'en s'engageant à s'occuper de la facture. Tout comme chacun veut que Montréal, qui aura ainsi ses deuxièmes Jeux en 40 ans, l'emporte sur des candidatures aussi prestigieuses que Paris, qui les a accueillis pour la dernière fois en 1924, et New York, qui ne les a jamais eus.
Et cette fois, ça va s'autofinancer.
***
Lors d'une comparution devant le Congrès des États-Unis il y a quelques mois, Rafael Palmeiro, des Orioles de Baltimore, avait déclaré: «Je n'ai jamais pris de stéroïdes. Point.»
Hier, Palmeiro, qui revendique 569 coups de circuit en carrière, a été suspendu pour une période de 10 jours par le baseball majeur pour avoir échoué à un test antidopage.
Donc, si on se résume, Palmeiro a dû prendre des stéroïdes depuis sa comparution.
À moins que. Hier, Palmeiro a dit: «Je n'ai jamais pris des stéroïdes intentionnellement. Jamais. Point.»
Il a ajouté: «Je ne sais pas comment ces stéroïdes sont entrés dans mon corps.»
Comme disait Pierre Teilhard de Chardin: «Hé ben.»
***
La Coupe du monde de soccer des sans-abri s'est déroulée du 20 au 24 juillet à Édimbourg, en Écosse, soit peu de temps après la tenue en cette contrée du sommet du G8 qui s'est répandu en guili-guili à propos de l'aide à l'Afrique.
Or cinq équipes se sont vu refuser l'accès au tournoi sous prétexte qu'elles étaient... trop pauvres.
Le gouvernement britannique a en effet interdit l'entrée sur son territoire aux formations en provenance du Kenya, du Cameroun, du Burundi, de la Zambie et du Nigeria. Motif: des ressources insuffisantes pour assurer leur propre subsistance pendant leur séjour.
Comme disait André Pieyre de Mandiargues: «Ah ça alors.»
***
En marge de la tenue de la Coupe du monde de soccer qui aura lieu en Allemagne à l'été 2006, l'entreprise Artemis GmbH a annoncé l'ouverture, le mois prochain, d'un complexe de divertissement situé à quelques pas du stade olympique de Berlin.
Le complexe consistera en un bordel de 60 chambres — desservies par une centaine d'hôtesses — doté d'un bain tourbillon géant, d'un sauna, d'un cinéma et d'un restaurant avec buffet à volonté.
Par ailleurs, à Dortmund, les autorités municipales ont décidé, afin d'éloigner la prostitution des rues, d'aménager des «garages de sexe» offrant le service à l'auto.
Comme disait Adam Gottlob Îhlenschläger: «Ça parle au torrieu.»
***
Ailleurs dans l'effervescente actualité, le premier Grand Prix de Formule 1 de Turquie défilera sous nos yeux émerveillés le 21 août à Istanbul. Afin d'en faire la promotion, David Coulthard, de l'écurie McLaren, a franchi le pont qui enjambe le Bosphore au volant de son fougueux bolide.
Le hic, c'est que dans son excitation, Coulthard avait omis de payer au poste de péage. Il a donc été surpris par le système de surveillance vidéo et sommé de s'arrêter sur l'accotement une fois parvenu de l'autre côté du pont. Il s'est vu imposer une amende de 20 euros, que McLaren a cependant accepté de défrayer.
Selon ce que rapporte l'agence de nouvelles turque Anatolia à laquelle je suis abonné, seuls la police, les équipes d'urgence et le président de la République ont le droit de franchir le pont gratis.
Comme disait Jean Louis Armand Quatrefages de Bréau: «Ben là.»
***
C'est chaud pour la citation du mois.
On a d'abord Mike Cameron, le voltigeur des Mets de New York, invité à réagir aux déclarations de certains de ses coéquipiers après un match où plusieurs balles avaient été perdues dans le soleil. «Vous savez, le soleil est là depuis 500 ou 600 ans», a-t-il dit.
On a ensuite Pierre Lacroix, le directeur général de l'Avalanche du Colorado, qui commentait en fin de semaine à RDS le repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey. Lacroix voulait expliquer que son club avait cédé un choix de repêchage en échange de deux situés plus loin parce que, selon son évaluation, les joueurs placés entre le 10e et le 100e rang se valaient pas mal tous.
«Y a personne qui a attiré notre attention autre que plusieurs d'entre eux», déclara-t-il.
Voilà. Vous prenez tout ça, vous en jasez avec la petite famille au souper et vous vous dites: «Cibole».
Perspective enivrante, en vérité. Comme il ne se passe rien au stade, cela nous donne 11 ans montre en main pour le reconfigurer afin qu'il réponde à sa vocation première, à savoir accueillir des compétitions d'athlétisme et être foutument mal fait pour le baseball et le football, produire une dizaine d'études sur la fiabilité du toit et déménager l'édifice au centre-ville de manière à ce qu'il ne soit plus beaucoup trop dans l'est pour la clientèle d'affaires et les lecteurs du Montréal Star. On en profitera du même coup pour revélodromiser le Biodôme en transplantant la forêt tropicale au carré Viger et en logeant les pingouins dans l'étang du parc La Fontaine.
Montréal 2016 est d'autant plus gagné d'avance que les membres du Comité international olympique tiendront absolument, six ans après Vancouver, à tenir d'autres Jeux au Canada. Au CIO, personne ne sait par ailleurs que Montréal est synonyme du plus retentissant échec financier olympique, et tout le monde ignore que Montréal est passé à un cheveu coupé en quatre de perdre les championnats du monde FINA et n'a sauvé la mise qu'en s'engageant à s'occuper de la facture. Tout comme chacun veut que Montréal, qui aura ainsi ses deuxièmes Jeux en 40 ans, l'emporte sur des candidatures aussi prestigieuses que Paris, qui les a accueillis pour la dernière fois en 1924, et New York, qui ne les a jamais eus.
Et cette fois, ça va s'autofinancer.
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Lors d'une comparution devant le Congrès des États-Unis il y a quelques mois, Rafael Palmeiro, des Orioles de Baltimore, avait déclaré: «Je n'ai jamais pris de stéroïdes. Point.»
Hier, Palmeiro, qui revendique 569 coups de circuit en carrière, a été suspendu pour une période de 10 jours par le baseball majeur pour avoir échoué à un test antidopage.
Donc, si on se résume, Palmeiro a dû prendre des stéroïdes depuis sa comparution.
À moins que. Hier, Palmeiro a dit: «Je n'ai jamais pris des stéroïdes intentionnellement. Jamais. Point.»
Il a ajouté: «Je ne sais pas comment ces stéroïdes sont entrés dans mon corps.»
Comme disait Pierre Teilhard de Chardin: «Hé ben.»
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La Coupe du monde de soccer des sans-abri s'est déroulée du 20 au 24 juillet à Édimbourg, en Écosse, soit peu de temps après la tenue en cette contrée du sommet du G8 qui s'est répandu en guili-guili à propos de l'aide à l'Afrique.
Or cinq équipes se sont vu refuser l'accès au tournoi sous prétexte qu'elles étaient... trop pauvres.
Le gouvernement britannique a en effet interdit l'entrée sur son territoire aux formations en provenance du Kenya, du Cameroun, du Burundi, de la Zambie et du Nigeria. Motif: des ressources insuffisantes pour assurer leur propre subsistance pendant leur séjour.
Comme disait André Pieyre de Mandiargues: «Ah ça alors.»
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En marge de la tenue de la Coupe du monde de soccer qui aura lieu en Allemagne à l'été 2006, l'entreprise Artemis GmbH a annoncé l'ouverture, le mois prochain, d'un complexe de divertissement situé à quelques pas du stade olympique de Berlin.
Le complexe consistera en un bordel de 60 chambres — desservies par une centaine d'hôtesses — doté d'un bain tourbillon géant, d'un sauna, d'un cinéma et d'un restaurant avec buffet à volonté.
Par ailleurs, à Dortmund, les autorités municipales ont décidé, afin d'éloigner la prostitution des rues, d'aménager des «garages de sexe» offrant le service à l'auto.
Comme disait Adam Gottlob Îhlenschläger: «Ça parle au torrieu.»
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Ailleurs dans l'effervescente actualité, le premier Grand Prix de Formule 1 de Turquie défilera sous nos yeux émerveillés le 21 août à Istanbul. Afin d'en faire la promotion, David Coulthard, de l'écurie McLaren, a franchi le pont qui enjambe le Bosphore au volant de son fougueux bolide.
Le hic, c'est que dans son excitation, Coulthard avait omis de payer au poste de péage. Il a donc été surpris par le système de surveillance vidéo et sommé de s'arrêter sur l'accotement une fois parvenu de l'autre côté du pont. Il s'est vu imposer une amende de 20 euros, que McLaren a cependant accepté de défrayer.
Selon ce que rapporte l'agence de nouvelles turque Anatolia à laquelle je suis abonné, seuls la police, les équipes d'urgence et le président de la République ont le droit de franchir le pont gratis.
Comme disait Jean Louis Armand Quatrefages de Bréau: «Ben là.»
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C'est chaud pour la citation du mois.
On a d'abord Mike Cameron, le voltigeur des Mets de New York, invité à réagir aux déclarations de certains de ses coéquipiers après un match où plusieurs balles avaient été perdues dans le soleil. «Vous savez, le soleil est là depuis 500 ou 600 ans», a-t-il dit.
On a ensuite Pierre Lacroix, le directeur général de l'Avalanche du Colorado, qui commentait en fin de semaine à RDS le repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey. Lacroix voulait expliquer que son club avait cédé un choix de repêchage en échange de deux situés plus loin parce que, selon son évaluation, les joueurs placés entre le 10e et le 100e rang se valaient pas mal tous.
«Y a personne qui a attiré notre attention autre que plusieurs d'entre eux», déclara-t-il.
Voilà. Vous prenez tout ça, vous en jasez avec la petite famille au souper et vous vous dites: «Cibole».
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