Jeux olympiques de 2012 - Londres a gagné à force d'activisme mais devra combler son retard
7 juillet 2005
Sports
Photo : Agence Reuters
Voici le plan généré par ordinateur du centre aquatique qui sera construit dans la région londonienne pour les JO de 2012.
Londres — Londres a retissé le fil d'une candidature longtemps hypothéquée par des hésitations et un dossier mal bouclé par une campagne de marketing et de communication efficace, mais devra désormais travailler pour prouver que son retard technique initial a été comblé.
En mai 2004, l'expert du Comité international olympique (CIO) Philippe Bovy pointe du doigt des transports londoniens «souvent obsolètes». L'éclatement des sites est aussi stigmatisé. Sebastian Coe, ancien athlète reconnu, est alors choisi pour donner un nouveau souffle à Londres.
Pour tenir compte des objections du CIO, Sebastian Coe décide de faire appel à l'ancien directeur général adjoint des Jeux de Sydney en 2000, Jim Sloman. L'Australien révise entièrement le projet technique, insistant sur l'idée force de «régénérer» l'Est londonien, où est prévu le parc olympique.
Des changements d'apparence mineure répondent à la nécessité d'un projet compact. L'engagement du gouvernement de mettre sur la table 27 milliards d'euros (environ 40 milliards $CAN) d'ici 2012 pour les dépenses de transport, convainc de la détermination londonienne.
Même si en grande partie encore virtuel, le dossier devient imaginatif, ambitieux. Sebastian Coe, incarnation parfaite de l'olympisme, insiste sur le multiculturalisme, la diversité de Londres, ville de tradition sportive et culturelle.
Le soutien populaire ne semble pas aussi franc qu'à Paris, mais Londres a alors presque compensé son retard. Sebastian Coe joue un instant avec le feu et les règles strictes du CIO, en évoquant en juin un projet d'aide financière aux différents comités olympiques nationaux.
Lobbying
Il doit le retirer. Cette approche très marketing, assez agressive, n'aura finalement pas nui à la candidature. Peu après, la commission d'évaluation du CIO se montre conquise, saluant, comme pour le grand rival parisien un dossier de «très grande qualité».
Pour faire la différence dans les derniers jours, Londres se fait adepte d'un lobbying intense, et occupe le terrain médiatique, quand Paris reste discret de peur d'être dénoncé comme arrogant. À Singapour, lundi et mardi, le premier ministre Tony Blair se montre très actif et emporte finalement la décision.
Londres se trouve désormais en face d'un vaste chantier. Sebastian Coe et Keith Mills, le directeur général de London 2012, ont promis de poursuivre leur mission. En décembre, une équipe de transition sera mise en place. Une loi spéciale «olympique» doit également être proposée au vote au Parlement.
Ce projet de loi créera une autorité de surveillance (Olympic Delivery Authority) chargée de coordonner tout ce qui aura rapport à l'organisation des Jeux. Elle donnera également au maire de Londres, Ken Livingstone, des pouvoirs spécifiques en matière de transports.
Une nécessité, car le Times révélait samedi un rapport sur le retard dans le programme de remise en état du métro par les sociétés privées qui le gèrent. Et si 64 % des sites existent déjà, une grande partie du projet londonien reste pour l'instant virtuelle.
Comme le parc olympique qui, dans la zone de la Lower Valley, à Stratford (est de Londres), doit sortir des nimbes. Une lourde tâche pour Tessa Jowell, ministre de la Culture, de la Communication et des Sports, qui a été nommée hier ministre en charge des JO 2012.
En mai 2004, l'expert du Comité international olympique (CIO) Philippe Bovy pointe du doigt des transports londoniens «souvent obsolètes». L'éclatement des sites est aussi stigmatisé. Sebastian Coe, ancien athlète reconnu, est alors choisi pour donner un nouveau souffle à Londres.
Pour tenir compte des objections du CIO, Sebastian Coe décide de faire appel à l'ancien directeur général adjoint des Jeux de Sydney en 2000, Jim Sloman. L'Australien révise entièrement le projet technique, insistant sur l'idée force de «régénérer» l'Est londonien, où est prévu le parc olympique.
Des changements d'apparence mineure répondent à la nécessité d'un projet compact. L'engagement du gouvernement de mettre sur la table 27 milliards d'euros (environ 40 milliards $CAN) d'ici 2012 pour les dépenses de transport, convainc de la détermination londonienne.
Même si en grande partie encore virtuel, le dossier devient imaginatif, ambitieux. Sebastian Coe, incarnation parfaite de l'olympisme, insiste sur le multiculturalisme, la diversité de Londres, ville de tradition sportive et culturelle.
Le soutien populaire ne semble pas aussi franc qu'à Paris, mais Londres a alors presque compensé son retard. Sebastian Coe joue un instant avec le feu et les règles strictes du CIO, en évoquant en juin un projet d'aide financière aux différents comités olympiques nationaux.
Lobbying
Il doit le retirer. Cette approche très marketing, assez agressive, n'aura finalement pas nui à la candidature. Peu après, la commission d'évaluation du CIO se montre conquise, saluant, comme pour le grand rival parisien un dossier de «très grande qualité».
Pour faire la différence dans les derniers jours, Londres se fait adepte d'un lobbying intense, et occupe le terrain médiatique, quand Paris reste discret de peur d'être dénoncé comme arrogant. À Singapour, lundi et mardi, le premier ministre Tony Blair se montre très actif et emporte finalement la décision.
Londres se trouve désormais en face d'un vaste chantier. Sebastian Coe et Keith Mills, le directeur général de London 2012, ont promis de poursuivre leur mission. En décembre, une équipe de transition sera mise en place. Une loi spéciale «olympique» doit également être proposée au vote au Parlement.
Ce projet de loi créera une autorité de surveillance (Olympic Delivery Authority) chargée de coordonner tout ce qui aura rapport à l'organisation des Jeux. Elle donnera également au maire de Londres, Ken Livingstone, des pouvoirs spécifiques en matière de transports.
Une nécessité, car le Times révélait samedi un rapport sur le retard dans le programme de remise en état du métro par les sociétés privées qui le gèrent. Et si 64 % des sites existent déjà, une grande partie du projet londonien reste pour l'instant virtuelle.
Comme le parc olympique qui, dans la zone de la Lower Valley, à Stratford (est de Londres), doit sortir des nimbes. Une lourde tâche pour Tessa Jowell, ministre de la Culture, de la Communication et des Sports, qui a été nommée hier ministre en charge des JO 2012.
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