Les jeunes joueurs s’attirent les bons mots de Claude Julien

Nikita Scherbak
Photo: Claus Andersen Getty Images / AFP Nikita Scherbak

Le Canadien de Montréal vit une saison frustrante et fort décevante. Mais tout n’est pas sombre aux yeux de l’entraîneur-chef Claude Julien.

 

« Une chose qu’on peut dire cette année, c’est que nos jeunes se développent bien, a analysé Julien. Que tu parles de [Victor] Mete, de [Charles] Hudon, de [Nikita] Scherbak — j’en oublie peut-être —, ce sont des joueurs qui se développent bien. Présentement, nous sommes satisfaits de l’évolution et de la façon dont ces jeunes se développent. Avec l’expérience, ils nous en donnent de plus en plus. »

 

Lorsque vient le temps de décider de faire confiance à un jeune joueur et de l’envoyer sur la patinoire, Julien tient un discours cohérent. Ce qu’il disait quand il faisait allusion au défenseur Mete pendant le camp d’entraînement, il l’a répété au sujet de Scherbak.

 

Rappelé vendredi, le Russe de 22 ans a passé beaucoup de temps avec Jonathan Drouin et Alex Galchenyuk, en plus de participer à la deuxième vague de l’avantage numérique samedi et dimanche. Il a d’ailleurs profité de telles situations pour récolter une mention d’aide à chacun des deux matchs du week-end.

 

« Il a mérité de jouer, et s’il joue de cette façon, il mérite d’être ici, c’est aussi simple que ça, a tranché Julien, qui s’était exprimé en des termes semblables au moment où Mete tentait de se tailler un poste régulier avec le Tricolore en septembre.

 

« J’ai aimé ses présences, j’ai aimé tout ce qu’il a apporté durant le week-end, a renchéri Julien au sujet de Scherbak. Selon ce qu’on m’a dit, il patine beaucoup mieux que l’an dernier. Il est alerte dans la majorité des situations. J’ai vraiment été content de son week-end. »

 

Depuis qu’il est de retour dans la LNH, Scherbak affiche une certaine prestance qui avait fait défaut au camp d’entraînement, au point où la direction de l’équipe, peut-être à contrecoeur, l’avait cédé au Rocket de Laval.

 

Cette assurance se fait sentir lorsqu’il s’arrête devant son casier, dans le vestiaire, et que les caméras, les micros et les magnétophones se pointent dans sa direction. Il a également l’air plus fort physiquement.

 

« Je crois avoir gagné en confiance, répond Scherbak. À Laval, je me suis retrouvé dans diverses situations de jeu et j’ai passé beaucoup de temps sur la glace. Je pense avoir appris à devenir un meilleur professionnel, par mon attitude avec les jeunes du Rocket. Je crois avoir acquis de la maturité. »

 

Quant à Mete, Julien dit voir un joueur plus confiant depuis qu’il est revenu du Championnat du monde de hockey junior.

 

« Plus ces gars-là avancent, plus ils prennent de l’expérience, a souligné Julien. [Victor] est un jeune joueur qui a quand même une bonne maturité. Il se comporte très bien dans ces situations hors glace, comme la nutrition et tout le reste. Quand vient le temps de jouer, son expérience au fur et à mesure que nous avançons lui donne l’occasion de s’améliorer. Je vois un gars qui est beaucoup plus sûr de lui-même qu’il ne l’était au début de la saison à cause de l’expérience qu’il vit présentement. »

 

« Après le Championnat junior, il m’a fallu deux ou trois jours, peut-être, pour retrouver un rythme normal et une certaine routine, mentionne Mete. Maintenant, je sens que je suis de retour à la maison. Sur la patinoire, je réalise que j’ai beaucoup plus de temps que je ne l’imaginais quand je possède la rondelle. »

 

Selon Julien, les progrès des jeunes joueurs sont le résultat de bonnes habitudes de travail.

 

« Pour devenir un meilleur professionnel, il faut savoir prendre soin de soi à l’extérieur de la patinoire, bien manger, bien dormir, bien s’entraîner pour devenir plus fort. »

 

Rien de nouveau

 

Dans un autre ordre d’idées, rien n’a changé du côté des blessés. Shea Weber (pied gauche) n’est toujours pas près d’un retour et Phillip Danault (symptômes liés à une commotion cérébrale) continue de patiner en solitaire.

 

Son état s’améliore, aux dires de Julien, mais pas assez pour fixer une date où il pourrait renouer avec ses coéquipiers à l’entraînement.

 

Quant à Ales Hemsky, lui aussi aux prises avec des symptômes liés à une commotion cérébrale, il n’est toujours pas en mesure de s’entraîner avec contacts. Il a patiné en solitaire après l’entraînement du Canadien.

 

Les hommes de Claude Julien tiendront une dernière séance d’entraînement mercredi, qui pourrait être plutôt brève, car l’équipe s’envolera en après-midi vers Philadelphie pour y affronter les Flyers, jeudi soir.

 

Le Canadien y jouera quelques heures à peine après le défilé commémorant le triomphe des Eagles au Super Bowl contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.