samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 14h07


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Coupe Rogers - Murray est le plus fort

Jean Dion   17 août 2009  Sports
L’Écossais Andy Murray exprime sa joie après avoir brisé le service de l’Argentin Juan Martin del Potro, au cours de la deuxième manche de la finale de la coupe Rogers qu’il a remportée, hier, au parc Jarry, à Montréal.
Photo : Agence France-Presse
L’Écossais Andy Murray exprime sa joie après avoir brisé le service de l’Argentin Juan Martin del Potro, au cours de la deuxième manche de la finale de la coupe Rogers qu’il a remportée, hier, au parc Jarry, à Montréal.
Rien n'est jamais bien spectaculaire quand on a affaire à Andy Murray, mais l'homme et son style de jeu, très fort sur le plan tactique, se révèlent être d'une redoutable efficacité. Aussi est-ce avec méthode et sans fla-fla que celui qui accédera au deuxième rang mondial dès aujourd'hui s'est offert la coupe Rogers par grande chaleur hier.

Dans une finale serrée jusqu'à ce que d'évidents signes de fatigue handicapent son adversaire, Juan Martin del Potro, Murray, 3e tête de série, a surmonté la perte de la première manche et livré une bataille acharnée du fond du court, qui a duré deux heures et quarante-deux minutes, pour finalement l'emporter au compte de 6-7 (4-7), 7-6 (7-3) et 6-1 devant 11 490 spectateurs au stade Uniprix du parc Jarry. Il devient ainsi le premier Britannique à remporter les Internationaux du Canada en 128 ans d'histoire.

Il s'agit d'un cinquième titre cette année pour l'Écossais de 22 ans et d'un deuxième dans la série Masters 1000. Murray était déjà assuré de passer du 3e au 2e rang au classement de l'ATP — mis à jour tous les lundis — du fait de sa participation à la finale et de l'élimination en quart de Rafael Nadal, mais sa victoire vient donner encore plus de panache à son ascension. Il est le premier joueur autre que Nadal et Roger Federer à occuper l'une des deux premières places au monde depuis juillet 2005.

Après deux manches intenses où les deux joueurs se sont livré à un barrage de coups puissants, Murray, qui n'avait pas joué depuis Wimbledon le mois dernier et avait plutôt choisi d'aller s'entraîner à Miami pour préparer la portion nord-américaine sur surface dure de la saison, a su puiser dans ses réserves alors que Del Potro, en face, n'avait clairement plus de jus.

«Dès avant le match, j'avais le sentiment que j'étais le plus fort physiquement», a commenté Murray au terme de la rencontre. Del Potro, 6e joueur mondial, «a joué beaucoup de matchs ces derniers jours. Vous pouvez toujours vous en sortir lorsque, comme lui, vous avez un gros service. Dans les deux premières manches, il a obtenu beaucoup de points gratuits sur son premier service. Mais je pense que j'ai joué mieux que lui en fond de terrain.»

Il a attribué une partie de son succès à son séjour en Floride, où il a pu s'acclimater à la chaleur intense qui a été le lot de Montréal cette semaine. «Tous les jours, j'ai joué en début d'après-midi, quand il fait le plus chaud. Cela fait une différence. Si j'étais arrivé directement du Royaume-Uni où je me serais entraîné par temps plus frais ou en salle, je ne pense pas que j'aurais été en mesure de bien jouer ici», a-t-il dit.

Pour sa part, Del Potro, 20 ans, a vu sa série de succès s'arrêter à 10 victoires consécutives. Dimanche dernier, il avait remporté le tournoi de Washington, s'imposant en finale contre Andy Roddick. Il avait repris le collier à Montréal dès mercredi et le match d'hier était son neuvième en 13 jours.

À la troisième manche, «j'étais si fatigué», a-t-il déclaré. «Ce fut un match très dur. Il faisait très chaud. J'ai eu ma chance à la deuxième manche, mais je n'en ai pas profité. J'ai mal joué dans les moments importants et ça ne pardonne pas contre un gars comme Andy, qui a beaucoup d'expérience. J'ai tout donné jusqu'au bout, mais c'est devenu trop compliqué.»

Il s'agissait du troisième affrontement de l'année entre les deux joueurs, tous en série Masters 1000. L'Écossais l'avait emporté en demi-finale à Miami sur surface dure et l'Argentin avait eu le meilleur sur la terre battue de Madrid. À vie, c'est maintenant 4-1 en faveur de Murray.

La première manche du match a vu les deux finalistes tenir leur service jusqu'au bris d'égalité. Murray y a passé deux as consécutifs qui l'ont mené à 3-2, mais Del Potro a contrôlé le reste de l'exercice.

À la deuxième manche, Murray a réussi un bris de service lors du jeu initial, mais Del Potro lui a immédiatement rendu la pareille pour créer l'égalité 1-1. Les deux ont ensuite tenu le fort chacun de son côté, bien que Del Potro ait eu des sueurs froides au 9e jeu: il menait 40-0 lorsque Murray a remonté pour prendre l'avantage, sans toutefois réussir à marquer le point. Ce dernier a cependant aussitôt remporté le dernier jeu et le bris d'égalité.

À la manche décisive, alors que Del Potro était à bout de ressources, Murray est rapidement allé chercher deux bris qui lui ont donné une avance de 4-0, Del Potro n'arrivant pas à gagner un seul échange au quatrième jeu. L'Argentin s'est ressaisi pour faire 1-4, mais c'était trop peu, trop tard.

**

Plus tôt en journée, l'Indien Mahesh Bhupathi et le Bahaméen Mark Knowles ont remporté le tournoi de double. Troisième tête de série, le duo s'est imposé en finale contre les 7e favoris, Max Mirnyi, du Belarus, et Andy Ram, d'Israël, en manches consécutives de 6-4 et 6-3.

**

Une 12e salle comble en 15 séances sur le court central a permis hier à la coupe Rogers d'enregistrer un total de 200 077 entrées, un record non seulement pour Montréal mais aussi pour l'ensemble des tournois d'une semaine de l'ATP. La précédente marque à Montréal était de 185 252, établie en 2007.

«C'est formidable. On est supercontents», a évidemment confié le directeur du tournoi, Eugène Lapierre. «Ça va être difficile à dépasser, mais on va travailler là-dessus», a-t-il ajouté, faisant allusion à des moyens à trouver pour attirer encore plus de monde du côté du court Banque nationale.

Il a désigné comme points forts de la semaine la venue des deux meilleurs joueurs de la planète, Federer et Nadal («Tous n'y croyaient pas»), le précédent historique créé par l'accession des huit meilleurs au monde aux quarts de finale («Ça démontre que les joueurs prennent les choses au sérieux ici») et la belle tenue des joueurs canadiens, dont celle du Québécois Frédéric Niemeyer qui, à son dernier tour de piste, a sérieusement tenu son bout contre Federer.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009