Stade Percival-Molson - Zidane éblouit ses fans
Photo : Pascal Ratthé
L’étoile du foot Zidane dribble devant une joueuse de l’équipe du Service de police de la Ville de Montréal, lors d’un match amical disputé hier après-midi au stade Percival-Molson.
Après avoir charmé Montréal-Nord par sa personnalité samedi, Zinedine Zidane a montré hier à Montréal qu'il pouvait aussi encore émerveiller, trois ans après sa retraite, en laissant parler son immense talent athlétique.
Pendant une heure et demie, le grand numéro 10 s'est amusé à dribbler, à feinter, à distribuer magistralement les ballons et à se livrer à quelques tours de passe-passe au grand plaisir des 15 010 fans venus le voir à l'oeuvre en après-midi au stade Percival-Molson. Zidane et ses amis affrontaient en match amical une équipe élite du Service de police de la Ville de Montréal à l'occasion de la deuxième tranche d'une tournée canadienne destinée à amasser des fonds pour l'UNICEF.
La bande à Zizou, qui comprenait notamment d'anciens joueurs de l'Impact mais pas les quelques grands joueurs internationaux dont les noms avaient été évoqués (Samuel Eto'o, Fabien Barthez), a remporté une victoire de 10-0, et le principal intéressé, qui détenait déjà plusieurs mentions d'aide, s'est même permis deux buts tard dans le match.
La foule, dans laquelle on pouvait apercevoir plusieurs drapeaux de l'Algérie et bien des maillots arborant le numéro 10 de l'équipe de France, s'est régalée de chacun des gestes de Zidane. Elle s'enflammait chaque fois qu'il touchait au ballon, c'est-à-dire souvent, et accueillait par des acclamations chaque prouesse de son jeu de jambes. De même, quand un rival le marquait d'un peu trop près, les huées fusaient.
Après avoir disputé une rencontre jeudi dernier à Toronto, Zidane se produira avec d'autres amis le 4 juillet à Vancouver.
L'idée d'une tournée au Canada mettant Zidane en vedette est venue d'Ahcene Adlani, un homme d'origine algérienne qui dirige une école de soccer en Colombie-Britannique. Il a fait des démarches, et l'étoile du foot disant avoir apprécié ses séjours précédents au Canada, celui-ci a accepté l'invitation. Comme Zidane est ambassadeur du Programme des Nations unies pour le développement, et comme, depuis sa retraite, il consacre beaucoup de temps à encourager la pratique du sport chez les jeunes, il était tout naturel que les profits de la tournée aillent au Fonds de l'ONU pour l'enfance, l'UNICEF.
Les trois matchs devraient dégager des profits totaux avoisinant les 115 000 $, a indiqué hier la directrice générale d'UNICEF Québec, Marcèle Lamarche. Toutes les sommes produites par la rencontre de Montréal seront consacrées à l'aménagement d'un centre scolaire — école, garderie, centre sportif, puits — dans la ville de Zorgho, au Burkina Faso. Un projet de 215 000 $ qui devrait être terminé dans un an ou deux, a dit Mme Lamarche.
Et si Zidane a ébloui ses admirateurs dans les gradins, ceux qui le côtoyaient sur le terrain ont aussi écarquillé les yeux. Au terme du match, tous les joueurs racontaient qu'ils ne se rendaient pas encore pleinement compte de ce qui venait de se passer.
L'animateur de la station de radio Team 990 Tony Marinaro jouait à l'avant avec Zidane derrière lui en milieu de terrain. «C'est une sensation incroyable de le voir en personne, a-t-il dit. Je suis italien, il est français, mon club est l'Inter Milan et lui jouait pour la Juventus de Turin, et il est mon idole de jeunesse. C'est tout dire! Le plan de match était simple: lui donner le ballon, et même s'il était couvert par deux joueurs, il allait s'arranger avec. Tout est tellement facile pour lui.»
Lucien Maxeau Lamartinière, lui, était de l'autre côté de l'action, dans l'uniforme du SPVM. «C'est magique. On n'espère même pas vivre ça un jour. On le voit à la télé, et là, il est là avec nous. Et je peux vous dire qu'il est encore en excellente forme», a-t-il dit.
Samedi après-midi, Zidane avait reçu un accueil délirant à l'aréna Henri-Bourassa Montréal-Nord, où il était venu rencontrer des jeunes de ce secteur agité de l'île. Il leur a transmis un message d'espoir, évoquant son propre parcours depuis le quartier défavorisé de Marseille où il a grandi jusqu'au sommet de la planète soccer. Il a parlé de la nécessité de croire à ses rêves et de ne jamais les abandonner, comme lui n'a jamais cessé de s'accrocher.
Zinedine Zidane n'a fait que passer, mais la trace qu'il aura laissée à Montréal ne devrait pas s'effacer de sitôt.
Pendant une heure et demie, le grand numéro 10 s'est amusé à dribbler, à feinter, à distribuer magistralement les ballons et à se livrer à quelques tours de passe-passe au grand plaisir des 15 010 fans venus le voir à l'oeuvre en après-midi au stade Percival-Molson. Zidane et ses amis affrontaient en match amical une équipe élite du Service de police de la Ville de Montréal à l'occasion de la deuxième tranche d'une tournée canadienne destinée à amasser des fonds pour l'UNICEF.
La bande à Zizou, qui comprenait notamment d'anciens joueurs de l'Impact mais pas les quelques grands joueurs internationaux dont les noms avaient été évoqués (Samuel Eto'o, Fabien Barthez), a remporté une victoire de 10-0, et le principal intéressé, qui détenait déjà plusieurs mentions d'aide, s'est même permis deux buts tard dans le match.
La foule, dans laquelle on pouvait apercevoir plusieurs drapeaux de l'Algérie et bien des maillots arborant le numéro 10 de l'équipe de France, s'est régalée de chacun des gestes de Zidane. Elle s'enflammait chaque fois qu'il touchait au ballon, c'est-à-dire souvent, et accueillait par des acclamations chaque prouesse de son jeu de jambes. De même, quand un rival le marquait d'un peu trop près, les huées fusaient.
Après avoir disputé une rencontre jeudi dernier à Toronto, Zidane se produira avec d'autres amis le 4 juillet à Vancouver.
L'idée d'une tournée au Canada mettant Zidane en vedette est venue d'Ahcene Adlani, un homme d'origine algérienne qui dirige une école de soccer en Colombie-Britannique. Il a fait des démarches, et l'étoile du foot disant avoir apprécié ses séjours précédents au Canada, celui-ci a accepté l'invitation. Comme Zidane est ambassadeur du Programme des Nations unies pour le développement, et comme, depuis sa retraite, il consacre beaucoup de temps à encourager la pratique du sport chez les jeunes, il était tout naturel que les profits de la tournée aillent au Fonds de l'ONU pour l'enfance, l'UNICEF.
Les trois matchs devraient dégager des profits totaux avoisinant les 115 000 $, a indiqué hier la directrice générale d'UNICEF Québec, Marcèle Lamarche. Toutes les sommes produites par la rencontre de Montréal seront consacrées à l'aménagement d'un centre scolaire — école, garderie, centre sportif, puits — dans la ville de Zorgho, au Burkina Faso. Un projet de 215 000 $ qui devrait être terminé dans un an ou deux, a dit Mme Lamarche.
Et si Zidane a ébloui ses admirateurs dans les gradins, ceux qui le côtoyaient sur le terrain ont aussi écarquillé les yeux. Au terme du match, tous les joueurs racontaient qu'ils ne se rendaient pas encore pleinement compte de ce qui venait de se passer.
L'animateur de la station de radio Team 990 Tony Marinaro jouait à l'avant avec Zidane derrière lui en milieu de terrain. «C'est une sensation incroyable de le voir en personne, a-t-il dit. Je suis italien, il est français, mon club est l'Inter Milan et lui jouait pour la Juventus de Turin, et il est mon idole de jeunesse. C'est tout dire! Le plan de match était simple: lui donner le ballon, et même s'il était couvert par deux joueurs, il allait s'arranger avec. Tout est tellement facile pour lui.»
Lucien Maxeau Lamartinière, lui, était de l'autre côté de l'action, dans l'uniforme du SPVM. «C'est magique. On n'espère même pas vivre ça un jour. On le voit à la télé, et là, il est là avec nous. Et je peux vous dire qu'il est encore en excellente forme», a-t-il dit.
Samedi après-midi, Zidane avait reçu un accueil délirant à l'aréna Henri-Bourassa Montréal-Nord, où il était venu rencontrer des jeunes de ce secteur agité de l'île. Il leur a transmis un message d'espoir, évoquant son propre parcours depuis le quartier défavorisé de Marseille où il a grandi jusqu'au sommet de la planète soccer. Il a parlé de la nécessité de croire à ses rêves et de ne jamais les abandonner, comme lui n'a jamais cessé de s'accrocher.
Zinedine Zidane n'a fait que passer, mais la trace qu'il aura laissée à Montréal ne devrait pas s'effacer de sitôt.
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