Si le Grand Prix de Formule 1 du Canada renaît, le maire Tremblay veut un plateau complet
Alors que la Formule 1 traverse sa plus grave crise en plus d'un demi-siècle d'histoire, l'espoir de voir le Grand Prix du Canada revenir au programme en 2010 est d'autant plus grand que c'est Bernie Ecclestone lui-même qui a demandé à ce que le dossier soit rouvert. Mais Montréal ne se satisfera pas d'une grille étriquée, prévient le maire Gérald Tremblay.
Montréal a perdu son Grand Prix en 2009 parce que le patron de la F1, Bernie Ecclestone, se montrait trop gourmand dans ses exigences financières, mais «son état d'esprit a changé considérablement», à tel point qu'il a pris l'initiative de téléphoner au maire Tremblay en décembre dernier pour amorcer des discussions, a révélé ce dernier hier lors d'un point de presse à l'hôtel de ville.
Et si le maire s'est dit «pas mal confiant» qu'une épreuve sera présentée au circuit Gilles-Villeneuve dès l'an prochain, il tient en revanche mordicus à ce que, si cela s'avère, les grandes équipes soient de la danse. Ce que M. Ecclestone n'est vraisemblablement pas en mesure de garantir en ces moments tumultueux dans le sport automobile.
«On est en train de discuter des choses qui sont importantes, on veut notamment s'assurer que Bernie Ecclestone ait réellement le contrôle de la situation et que le plateau qu'il nous offrira comprenne l'ensemble des écuries qui font présentement partie des Grands Prix. Il faut que Renault soit ici, il faut que Ferrari soit ici. Attendons de voir ce qui va arriver au cours des prochaines semaines et des prochains mois», a déclaré M. Tremblay.
C'est que ça barde sérieusement dans le monde de la F1. Jeudi soir, huit écuries membres de la Formula One Teams Association (FOTA) ont fait savoir qu'elles amorçaient les préparatifs pour la tenue d'un championnat concurrent en 2010 devant le refus de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) de retirer le règlement qui prévoit l'établissement d'un plafond budgétaire volontaire pour les équipes de course. Et la liste comprend de gros clients: Ferrari et Renault, mais aussi McLaren-Mercedes, Toyota, BMW-Sauber, BrawnGP (actuellement en tête au classement), Red Bull Racing et Toro Rosso.
En mars dernier, la FIA, prétextant que plusieurs écuries éprouvaient des difficultés financières, avait adopté le principe d'un plafonnement des dépenses à 33 millions d'euros par équipe par année, haussé le mois suivant à 45 millions d'euros. Les grosses écuries, qui peuvent investir jusqu'à un demi-milliard en un an, seraient autorisées à ne pas respecter le plafond, mais elles s'en trouveraient très lourdement désavantagées en matière d'aménagements techniques. La décision a soulevé un tollé. Des pourparlers émaillés de menaces n'ont jusqu'à maintenant rien donné, et le schisme n'a jamais paru aussi probable qu'au cours des dernières heures.
La FIA, elle-même poursuivie en justice par Ferrari, a d'ailleurs répliqué hier en annonçant qu'un recours judiciaire contre les écuries dissidentes de la FOTA serait intenté «sans délai». «Les actions de la FOTA dans son ensemble, et de Ferrari en particulier, s'apparentent à des violations sérieuses de la loi du fait d'interférences intentionnelles dans des relations contractuelles, des manquements par Ferrari à ses obligations et d'une grave violation de la loi sportive», a indiqué la FIA.
Les écuries dissidentes désirent aussi renégocier les accords commerciaux qui les lient à Formula One Management, la firme que gère Bernie Ecclestone.
La liste des écuries participant l'an prochain à l'actuel championnat devrait être dévoilée aujourd'hui. Dans l'éventualité où un championnat parallèle serait créé, la concurrence pourrait être vive dans la réservation des meilleurs circuits.
«On parle à tous les intervenants, a déclaré le maire Tremblay. Il y aura éventuellement des contrats, des contrats légaux, qui nous assurent de la présence des écuries et des pilotes à Montréal.»
En 2009, le Grand Prix du Canada a cédé sa place à celui d'Abou Dhabi, mais c'est le Grand Prix de la Turquie qui a décroché sa case du début de juin. De faibles assistances ont marqué l'épreuve d'Istanbul il y a deux semaines, relançant l'idée d'un retour à Montréal, championne de l'achalandage et affectionnée par plusieurs pilotes et membres d'écuries.
«Il y a des discussions, ils [la FOTA et la FIA] vont régler leurs problèmes», a dit M. Tremblay, assurant qu'en toute circonstance les sommes versées par les différents ordres de gouvernement pour rapatrier le Grand Prix vont «prendre en considération la capacité de payer des contribuables».
Montréal a perdu son Grand Prix en 2009 parce que le patron de la F1, Bernie Ecclestone, se montrait trop gourmand dans ses exigences financières, mais «son état d'esprit a changé considérablement», à tel point qu'il a pris l'initiative de téléphoner au maire Tremblay en décembre dernier pour amorcer des discussions, a révélé ce dernier hier lors d'un point de presse à l'hôtel de ville.
Et si le maire s'est dit «pas mal confiant» qu'une épreuve sera présentée au circuit Gilles-Villeneuve dès l'an prochain, il tient en revanche mordicus à ce que, si cela s'avère, les grandes équipes soient de la danse. Ce que M. Ecclestone n'est vraisemblablement pas en mesure de garantir en ces moments tumultueux dans le sport automobile.
«On est en train de discuter des choses qui sont importantes, on veut notamment s'assurer que Bernie Ecclestone ait réellement le contrôle de la situation et que le plateau qu'il nous offrira comprenne l'ensemble des écuries qui font présentement partie des Grands Prix. Il faut que Renault soit ici, il faut que Ferrari soit ici. Attendons de voir ce qui va arriver au cours des prochaines semaines et des prochains mois», a déclaré M. Tremblay.
C'est que ça barde sérieusement dans le monde de la F1. Jeudi soir, huit écuries membres de la Formula One Teams Association (FOTA) ont fait savoir qu'elles amorçaient les préparatifs pour la tenue d'un championnat concurrent en 2010 devant le refus de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) de retirer le règlement qui prévoit l'établissement d'un plafond budgétaire volontaire pour les équipes de course. Et la liste comprend de gros clients: Ferrari et Renault, mais aussi McLaren-Mercedes, Toyota, BMW-Sauber, BrawnGP (actuellement en tête au classement), Red Bull Racing et Toro Rosso.
En mars dernier, la FIA, prétextant que plusieurs écuries éprouvaient des difficultés financières, avait adopté le principe d'un plafonnement des dépenses à 33 millions d'euros par équipe par année, haussé le mois suivant à 45 millions d'euros. Les grosses écuries, qui peuvent investir jusqu'à un demi-milliard en un an, seraient autorisées à ne pas respecter le plafond, mais elles s'en trouveraient très lourdement désavantagées en matière d'aménagements techniques. La décision a soulevé un tollé. Des pourparlers émaillés de menaces n'ont jusqu'à maintenant rien donné, et le schisme n'a jamais paru aussi probable qu'au cours des dernières heures.
La FIA, elle-même poursuivie en justice par Ferrari, a d'ailleurs répliqué hier en annonçant qu'un recours judiciaire contre les écuries dissidentes de la FOTA serait intenté «sans délai». «Les actions de la FOTA dans son ensemble, et de Ferrari en particulier, s'apparentent à des violations sérieuses de la loi du fait d'interférences intentionnelles dans des relations contractuelles, des manquements par Ferrari à ses obligations et d'une grave violation de la loi sportive», a indiqué la FIA.
Les écuries dissidentes désirent aussi renégocier les accords commerciaux qui les lient à Formula One Management, la firme que gère Bernie Ecclestone.
La liste des écuries participant l'an prochain à l'actuel championnat devrait être dévoilée aujourd'hui. Dans l'éventualité où un championnat parallèle serait créé, la concurrence pourrait être vive dans la réservation des meilleurs circuits.
«On parle à tous les intervenants, a déclaré le maire Tremblay. Il y aura éventuellement des contrats, des contrats légaux, qui nous assurent de la présence des écuries et des pilotes à Montréal.»
En 2009, le Grand Prix du Canada a cédé sa place à celui d'Abou Dhabi, mais c'est le Grand Prix de la Turquie qui a décroché sa case du début de juin. De faibles assistances ont marqué l'épreuve d'Istanbul il y a deux semaines, relançant l'idée d'un retour à Montréal, championne de l'achalandage et affectionnée par plusieurs pilotes et membres d'écuries.
«Il y a des discussions, ils [la FOTA et la FIA] vont régler leurs problèmes», a dit M. Tremblay, assurant qu'en toute circonstance les sommes versées par les différents ordres de gouvernement pour rapatrier le Grand Prix vont «prendre en considération la capacité de payer des contribuables».
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