L'ère de Jacques Martin commence
Photo : Jacques Nadeau
Le nouvel entraîneur du Canadien, Jacques Martin, en compagnie de Bob Gainey, lors de la conférence de presse tenue hier au Centre Bell.
Alors que l'on croyait l'essentiel des affaires ralenti par le processus de vente du Canadien de Montréal, le spécimen rare capable de s'exprimer en français et possédant de l'expérience comme entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey a été déniché quelque part en Floride. Jacques Martin, ci-devant directeur général des Panthers de la Floride, est le nouveau pilote du Bleu Blanc Rouge.
Et ceux qui craignent que l'homme qui traîne la réputation de prôner un style de jeu ennuyeux n'emporte avec lui une trappe de zone neutre qui fera bâiller le Centre Bell ne devraient pas trop s'inquiéter, prévient le principal intéressé.
«Quand j'ai commencé, on m'a qualifié d'entraîneur défensif. Pourtant, à mes cinq dernières années à Ottawa, nous avions l'une des équipes qui marquaient le plus de buts», a dit Martin lors d'une conférence de presse tenue hier au Centre Bell moins de 24 heures après qu'il se fut entendu avec celui qui était son homologue jusqu'à ce qu'il devienne son patron, Bob Gainey. Il y a deux semaines, Gainey avait demandé et obtenu des Panthers l'autorisation de discuter avec Martin.
«Ma philosophie est que lorsque vous avez la rondelle, vous êtes en attaque; lorsque vous ne l'avez pas, vous êtes en défense. Je crois en un système de possession de rondelle. Les Red Wings sont un exemple d'une équipe qui fait de l'échec avant, qui joue bien dans sa propre zone et qui est en même temps un des clubs les plus excitants en attaque», a-t-il dit, n'ajoutant cependant pas que les Wings ont les moyens, en termes de talent, d'être beaucoup plus prolifiques que la troupe dont il aura la charge la saison prochaine.
«Je ne retiens pas les bons joueurs. Je n'ai jamais eu de problèmes avec mes joueurs vedettes», a-t-il déclaré, évoquant les Marian Hossa, Martin Havlat et Daniel Alfredsson.
Bob Gainey, de son côté, a fait valoir que Jacques Martin était le candidat «parfait» pour le poste: il est expérimenté, et il saura encadrer les jeunes. Au terme d'une saison plutôt mouvementée en matière de divertissements hors patinoire, un contrôle un peu plus serré ne devrait pas nuire. De même, l'élément communication qui a fait défaut par le passé sera au coeur de l'approche du nouveau coach.
«La communication avec les joueurs est très importante», ce dont on se doute, a dit Martin. «Il est important de définir leur rôle et qu'ils comprennent ce qu'on attend d'eux. L'encadrement aussi est primordial et si vous regardez ma feuille de route, vous verrez à quel point la discipline est importante. Ce sont des professionnels et ils doivent agir comme des professionnels. J'ai toujours bien manoeuvré avec les jeunes.»
S'il descend du deuxième étage pour retourner derrière le banc, c'est qu'il est d'abord et avant tout un entraîneur, a-t-il confié. «Mon premier amour», pour reprendre ses propres mots, lui qui aime être «près de l'action».
Et il a déjà prouvé, dit Bob Gainey, qu'il pouvait se tirer d'affaire quand ça chauffe, ce qui est très souvent le cas avec tous ces journalistes et ces fans passionnés. «Nous adorons Montréal comme marché, mais il y a des attentes et de la pression qui y sont liées. Jacques saura composer non seulement avec l'aspect entraînement, mais aussi avec l'environnement de l'équipe.»
Âgé de 56 ans, Jacques Martin est un natif de St. Pascal, en Ontario. Après trois saisons dans la Ligue junior majeure de l'Ontario, il fait son entrée dans la Ligue nationale comme entraîneur-chef des Blues de St. Louis en 1986. Congédié au bout de deux campagnes, il devient adjoint à Chicago, à Québec et au Colorado. En 1995, il est appelé à la barre des Sénateurs d'Ottawa, où il restera pendant neuf saisons. Les Sénateurs présentent une solide formation qui dépasse à quatre reprises le cap des 100 points sous la conduite de Martin, mais qui s'écroule systématiquement en séries éliminatoires, notamment devant ses rivaux naturels, les Maple Leafs de Toronto.
À partir de 2005, Martin est l'entraîneur-chef des Panthers, puis il cumule ce poste et celui de directeur général avant d'abandonner le coaching. Dans sa carrière derrière le banc en saison régulière, il présente un dossier de 517-406-119-56; en séries, sa fiche est de 38-47.
Cette saison, les Panthers ont présenté un rendement identique à celui du Canadien avec 93 points, mais ont été déclassés au bris d'égalité et écartés des séries.
Martin discutera avec les entraîneurs adjoints actuels, Kirk Muller, Doug Jarvis et Don Lever, pour voir s'il voudra les garder avec lui. De son côté, le responsable des gardiens de but Roland Melanson a été remercié de ses services hier.
Septembre venu, Jacques Martin pourrait avoir une formation passablement différente de celle qu'il a sous la main aujourd'hui. Le Canadien compte une dizaine de joueurs qui accéderont à l'autonomie sans restriction s'ils ne sont pas réembauchés avant le 1er juillet. Une tâche à laquelle Bob Gainey, qui a maintenant un dossier de moins sur son bureau, pourra se consacrer davantage au cours du prochain mois.
Et ceux qui craignent que l'homme qui traîne la réputation de prôner un style de jeu ennuyeux n'emporte avec lui une trappe de zone neutre qui fera bâiller le Centre Bell ne devraient pas trop s'inquiéter, prévient le principal intéressé.
«Quand j'ai commencé, on m'a qualifié d'entraîneur défensif. Pourtant, à mes cinq dernières années à Ottawa, nous avions l'une des équipes qui marquaient le plus de buts», a dit Martin lors d'une conférence de presse tenue hier au Centre Bell moins de 24 heures après qu'il se fut entendu avec celui qui était son homologue jusqu'à ce qu'il devienne son patron, Bob Gainey. Il y a deux semaines, Gainey avait demandé et obtenu des Panthers l'autorisation de discuter avec Martin.
«Ma philosophie est que lorsque vous avez la rondelle, vous êtes en attaque; lorsque vous ne l'avez pas, vous êtes en défense. Je crois en un système de possession de rondelle. Les Red Wings sont un exemple d'une équipe qui fait de l'échec avant, qui joue bien dans sa propre zone et qui est en même temps un des clubs les plus excitants en attaque», a-t-il dit, n'ajoutant cependant pas que les Wings ont les moyens, en termes de talent, d'être beaucoup plus prolifiques que la troupe dont il aura la charge la saison prochaine.
«Je ne retiens pas les bons joueurs. Je n'ai jamais eu de problèmes avec mes joueurs vedettes», a-t-il déclaré, évoquant les Marian Hossa, Martin Havlat et Daniel Alfredsson.
Bob Gainey, de son côté, a fait valoir que Jacques Martin était le candidat «parfait» pour le poste: il est expérimenté, et il saura encadrer les jeunes. Au terme d'une saison plutôt mouvementée en matière de divertissements hors patinoire, un contrôle un peu plus serré ne devrait pas nuire. De même, l'élément communication qui a fait défaut par le passé sera au coeur de l'approche du nouveau coach.
«La communication avec les joueurs est très importante», ce dont on se doute, a dit Martin. «Il est important de définir leur rôle et qu'ils comprennent ce qu'on attend d'eux. L'encadrement aussi est primordial et si vous regardez ma feuille de route, vous verrez à quel point la discipline est importante. Ce sont des professionnels et ils doivent agir comme des professionnels. J'ai toujours bien manoeuvré avec les jeunes.»
S'il descend du deuxième étage pour retourner derrière le banc, c'est qu'il est d'abord et avant tout un entraîneur, a-t-il confié. «Mon premier amour», pour reprendre ses propres mots, lui qui aime être «près de l'action».
Et il a déjà prouvé, dit Bob Gainey, qu'il pouvait se tirer d'affaire quand ça chauffe, ce qui est très souvent le cas avec tous ces journalistes et ces fans passionnés. «Nous adorons Montréal comme marché, mais il y a des attentes et de la pression qui y sont liées. Jacques saura composer non seulement avec l'aspect entraînement, mais aussi avec l'environnement de l'équipe.»
Âgé de 56 ans, Jacques Martin est un natif de St. Pascal, en Ontario. Après trois saisons dans la Ligue junior majeure de l'Ontario, il fait son entrée dans la Ligue nationale comme entraîneur-chef des Blues de St. Louis en 1986. Congédié au bout de deux campagnes, il devient adjoint à Chicago, à Québec et au Colorado. En 1995, il est appelé à la barre des Sénateurs d'Ottawa, où il restera pendant neuf saisons. Les Sénateurs présentent une solide formation qui dépasse à quatre reprises le cap des 100 points sous la conduite de Martin, mais qui s'écroule systématiquement en séries éliminatoires, notamment devant ses rivaux naturels, les Maple Leafs de Toronto.
À partir de 2005, Martin est l'entraîneur-chef des Panthers, puis il cumule ce poste et celui de directeur général avant d'abandonner le coaching. Dans sa carrière derrière le banc en saison régulière, il présente un dossier de 517-406-119-56; en séries, sa fiche est de 38-47.
Cette saison, les Panthers ont présenté un rendement identique à celui du Canadien avec 93 points, mais ont été déclassés au bris d'égalité et écartés des séries.
Martin discutera avec les entraîneurs adjoints actuels, Kirk Muller, Doug Jarvis et Don Lever, pour voir s'il voudra les garder avec lui. De son côté, le responsable des gardiens de but Roland Melanson a été remercié de ses services hier.
Septembre venu, Jacques Martin pourrait avoir une formation passablement différente de celle qu'il a sous la main aujourd'hui. Le Canadien compte une dizaine de joueurs qui accéderont à l'autonomie sans restriction s'ils ne sont pas réembauchés avant le 1er juillet. Une tâche à laquelle Bob Gainey, qui a maintenant un dossier de moins sur son bureau, pourra se consacrer davantage au cours du prochain mois.
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