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Et puis euh - Dernières nouvelles

Jean Dion   28 mai 2009  Sports
Un gars que personne ne connaît a indiqué qu'il était désireux de se porter acquéreur du Canadien de Montréal.

«Ils ont l'air d'avoir de l'agrément, ceux qui virevoltent près du dossier. On me rapporte que ça swinge sérieux autour des documents coupables. Voilà en plein mon genre de happening. Je ne détesterais pas être moi aussi un personnage mystérieux en passe d'acheter la plus prestigieuse institution sportive du monde entier et d'influencer tout le bataclan, depuis les offres à faire aux joueurs autonomes sans restriction jusqu'au statut de Robert Gainey en passant par l'embauche d'un entraîneur-chef trilingue avec au moins 20 ans d'expérience dans la LNH et le prix des produits dérivés au Centre Bell Téléphone», a déclaré le gars.

On sait que le Canadien est peut-être à vendre. Ou peut-être pas. Ou peut-être que ça dépend.

Le gars a révélé qu'il n'avait pas une cenne, «du moins pas personnellement», mais que cela n'avait aucune importance. «On me rapporte que collectivement, je suis plutôt bien nanti. On me rapporte que la Banque de dépôt est intéressée à investir dans le Canadien. Or la Banque, n'est-ce pas, c'est un peu beaucoup mon argent. Et si la Banque peut se permettre de perdre 38 milliards et continuer d'exister, elle peut bien m'avancer de la menue monnaie pour me permettre à moi de faire ce que tous les partisans attendent, soit réaliser leur rêve de posséder le Canadien», a dit le gars.

Le gars injecterait donc 10 ou 20 $ et la Caisse le reste, ce qui donnerait à tous les Québécois un certain sentiment d'appartenance. En vertu du scénario proposé, la Banque deviendrait un partenaire silencieux et, a souligné le gars, «je peux vous passer un papier commercial que je serais le partenaire bavard».

Selon le gars, il n'a pas à se soumettre à des ententes de confidentialité pour s'immiscer dans le processus, puisque lui-même, n'étant connu de personne, «incarne la confidentialité dans sa quintessence».

Le gars a par ailleurs confié qu'à l'instar des grands consortiums de télécommunications intéressés à prendre possession du Canadien, il avait besoin de contenu pour alimenter son «support». «Imaginez que tous les matchs soient diffusés sur ma page Facebook. Ça m'en ferait des amis, même s'ils ne seraient pas là pour moi. Je finirais peut-être par être connu de quelqu'un.»

Le gars a ajouté que si la Banque de dépôt était disposée à mettre un peu plus de liquidités, il était aussi prêt à devenir propriétaire des autres entreprises sportives de George Gillett, du FC Liverpool, de son écurie NASCAR, du Centre Bell et de tout ce qui pourrait être mis en vente partout à travers le monde. «Je le répète, la Banque de dépôt c'est mon argent, et j'ai bien le droit de faire ce que je veux avec.»

On devrait y voir plus clair dans le dossier d'ici une dizaine d'années.

***

Un joueur d'une équipe a subi une blessure dont on n'avait jamais entendu parler auparavant, a-t-on appris de multiples sources pas nécessairement toujours très fiables mais les seules qu'on a.

On connaissait déjà les blessures au haut du corps et au bas du corps, mais on aurait cette affaire à une rareté, en l'occurrence une blessure à l'intérieur du corps. «Le joueur a mal dans son dedans», a résumé une source.

«Voilà qui vient prouver si besoin est que les cachotteries n'ont plus de secret» dans le monde du hockey sur glace professionnel, a analysé un expert qui dit craindre les répercussions qu'aura ce nouveau type de blessure. «Car si on emprunte un parcours logique, on se retrouvera forcément tôt ou tard devant une blessure à l'extérieur du corps. Et là, on ne saura pas s'il s'agit d'une blessure à la surface extérieure du corps, ou complètement à l'extérieur. Comme une blessure mentale, par exemple. Il est notoire que le mental est situé à l'extérieur du corps, même s'il peut affecter son intérieur.»

De fait, les blessures deviennent de plus en plus vagues à mesure que les choses se précisent. Des courbes de tendances permettent de montrer à quel genre de blessures on pourrait avoir droit au cours des prochaines années.

Reporter d'enquête sur le terrain: «À quel endroit s'est-il blessé?»

Entraîneur-chef: «En zone neutre.»

Reporter: «Non, je veux dire... »

Entraîneur-chef: «Plus haut que la hauteur permise.»

Reporter: «Non, je veux dire...»

Entraîneur-chef: «Dans la région de Buffalo.»

Selon des sources, le droit du public de savoir sera mis à rude épreuve.

***

Un homme de la Floride possédant une très vaste panoplie de stéroïdes anabolisants a été arrêté hier, et il a révélé qu'il avait écoulé nombre de ses produits à des joueurs des Capitals et des Nationals de Washington.

Les Nationals, nos anciens Expos, ont tout de suite nié en bloc. «Quand on regarde notre dossier, le pire des ligues majeures de toute éternité, on voit bien que de deux choses l'une: ou on n'a pas pris de drogue, ou on en a pris et ça ne sert clairement à rien. Dans les deux cas, on devrait nous sacrer patience», ont-ils commenté.






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  • Robert Dumont
    Abonné
    jeudi 28 mai 2009 08h28
    Merci M. Dion
    « Ça commence bien la journée... »

  • Martin Dufresne
    Abonné
    jeudi 28 mai 2009 09h32
    Quel plaisir
    « En pleine forme aujourd'hui le Dion.

    C'est moi le gars. »

  • Denis Hébert
    Abonné
    jeudi 28 mai 2009 10h49
    On verra...
    « Dans le futur si ces nouvelles appellations des blessures seront reprises par des équipes de la Nationale Hockey Ligue l'an prochain. Mais ce serait TRÈS étonnant, il ne doit pas y avoir beaucoup de joueurs qui lisent Le Devoir...

    Merci pour tant d'imagination! »

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