samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Montréal rayé de la carte de la F1

Éric Desrosiers   8 octobre 2008  Sports
Le dernier vainqueur du Grand Prix du Canada à Montréal, le Polonais Robert Kubica.
Photo : Jacques Nadeau
Le dernier vainqueur du Grand Prix du Canada à Montréal, le Polonais Robert Kubica.
Les bonzes de la Formule 1 ont rayé Montréal de leur calendrier officiel de courses de l'an prochain. La décision, annoncée hier sans un mot d'explication, a provoqué un tollé au Québec où l'on croyait bien, pourtant, s'être assuré de le tenue du Grand Prix du Canada dans l'île Notre-Dame au moins jusqu'en 2011.

La Fédération internationale automobile (FIA) a dévoilé hier la version révisée de son calendrier 2009 du championnat de Formule 1. Dans les quelques lignes de présentation accompagnant le tableau, l'organisation qui réglemente le sport s'est contentée de noter ce que tout le monde pouvait voir, c'est-à-dire que l'on «a laissé tomber la course canadienne».

Les promoteurs de l'événement se sont montrés tout aussi laconiques. Disant dans un communiqué avoir appris la nouvelle hier matin «via les médias», l'organisation dirigée par Normand Legault a fait savoir qu'elle n'émettrait «aucun commentaire avant d'avoir parlé aux principaux intéressés», soit la Formula One Management (FOM), l'organisation chargée de la commercialisation du cirque de la Formule 1 et menée d'une main de fer par le grand manitou du sport Bernie Ecclestone. On s'attend à ce que le

Grand Prix du Canada tienne une conférence de presse aujourd'hui à Montréal.

Il y a eu un Grand Prix du Canada chaque année depuis 1967, à l'exception de 1975 et de 1987, à cause, dans ce dernier cas, d'une mésentente entre le promoteur et ses commanditaires. L'événement, qui se tient depuis 1978 sur le circuit de l'île Notre-Dame et qui allait plus tard prendre le nom de son premier gagnant, Gilles Villeneuve, a toutefois souvent été menacé de disparition. En 2003, Bernie Ecclestone a annoncé que Montréal perdrait son Grand Prix l'année suivante à cause de la loi interdisant la publicité sur le tabac. Un arrangement financier avec les gouvernements avait toutefois été trouvé à la dernière minute.

L'entente conclue entre Normand Legault et Bernie Ecclestone prévoyait, entre autres clauses, un investissement total de 5,5 millions, dont 2 millions du gouvernement du Québec et de Tourisme Montréal, 1,25 million d'Ottawa et 1,25 million de Normand Legault. Montréal devait obtenir en échange la garantie de la tenue du Grand Prix jusqu'en 2011 assortie d'une option pour cinq autres années.

«Tout est possible»

Le premier ministre Jean Charest a fait savoir hier que son gouvernement continuerait de suivre de près ce dossier. «Chaque fois qu'on a posé un geste autour du Grand Prix, on l'a toujours fait parce que, sur une base d'affaires, c'était [...] économiquement rentable pour le Québec. Et on va continuer de l'aborder sous cet angle.»

«Tout est possible», a déclaré au Devoir le ministre du Développement économique, Raymond Bachand. «Mais nous resterons bien sûr responsables.» Il a par exemple noté que le Grand Prix du Canada n'a pas fait de demande en vertu du programme d'aide aux festivals bien que des «sommes importantes» y soient disponibles.

Le compte rendu des discussions entre Normand Legault et Bernie Ecclestone nous réservera «peut-être des surprises», a ajouté Raymond Bachand.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'est dit hier «frustré» d'avoir à reprendre la bataille encore une fois. «On a déjà vécu la même situation dans le passé et on espère qu'elle va se résoudre de la même façon.» Il a répété combien l'événement était important à la fois pour la métropole, le Québec et le Canada, à cause de ses retombées économiques qui s'élèveraient entre 75 et 100 millions, mais aussi à cause de «la notoriété internationale» qu'il apporte avec ses quelque 300 000 millions de personnes qui le regardent à la télévision.

Gérald Tremblay s'est dit prêt à appuyer de nouveau Normand Legault dans son combat et convaincu qu'il ne sera encore une fois pas le seul à le faire. Il a rappelé que les pilotes et les chefs d'écurie aimaient beaucoup Montréal et que les constructeurs automobiles avaient tout intérêt à venir s'y faire voir alors qu'il n'y a plus de Grand Prix des États-Unis depuis l'an dernier. «Bernie Ecclestone n'est pas le seul à décider, a déclaré le maire en point de presse. Il doit comprendre que s'ils veulent vendre des autos en Amérique du Nord, ils ont tout intérêt à venir à Montréal.»

Le monde de la Formule 1 est en rapide changement, a également souligné le maire Tremblay. Autrefois, l'organisation des courses était toujours du ressort de promoteurs privés, comme Normand Legault, à la recherche de profit. On a de plus en plus affaire aujourd'hui à des gouvernements qui sont prêts à investir dans ces aventures des millions pour les retombées économiques et médiatiques. Selon Radio-Canada, certains organisateurs iront, par exemple, jusqu'à payer 50 millions en redevances l'année prochaine pour obtenir l'organisation d'un Grand Prix, comparativement à 12 millions pour Montréal.

Vacances d'été pour les pilotes

Dans sa version préliminaire dévoilée à la fin juin, le calendrier de la FIA prévoyait un nombre record de 19 étapes, dont une à Montréal à sa période habituelle, le 7 juin, et une nouvelle en fin de saison à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis. La nouvelle version du calendrier revient à un total de 18 courses comme cette saison. Le Grand Prix de Turquie y est déplacé dans la case jusque-là censée être occupée par Montréal, ce qui permet aux écuries de bénéficier d'un inhabituel mois de pause estival allant de la fin juillet à la fin août.

Bernie Ecclestone s'est plaint plus d'une fois de la vétusté des installations du circuit Gilles-Villeneuve. Il se serait dit très content des nouveaux paddocks et de la salle de presse inaugurés cette année. Il s'est toutefois encore plaint de l'exiguïté des puits et du mauvais état de la piste. Il n'a pas été le seul d'ailleurs, les pilotes ayant dû composer durant tout le week-end avec un nouveau revêtement qui partait en morceaux à plusieurs endroits.

«En Formule 1, nous aimons le Canada, nous allons à Montréal depuis très longtemps, et nous irons au Canada aussi longtemps que nous le pourrons», avait déclaré Bernie Ecclestone a quotidien La Presse quelques jours auparavant.

Le grand manitou de la F1 disait ne pas voir pourquoi Montréal aurait de moins belles installations que celles qui viennent d'être construites à Valence, à Singapour ou à Shanghaï. Il disait également ne pas voir pourquoi il faudrait à tout prix un Grand Prix en Amérique du Nord. «Ma devise, c'est "Go East" plutôt que "Go West"», avait ajouté celui qui a amené la F1 loin de ses terres européennes en Chine, en Malaisie, au Bahreïn, à Singapour et à Abou Dhabi, et qui rêverait aujourd'hui de l'Inde et la Russie.

***

Avec La Presse canadienne






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Danielle Lécuyer Services Juridiques
    Abonnée
    mercredi 8 octobre 2008 05h01
    bon débarras
    « la Formule 1, un hymne à l'automobile. Si c'est avec ça que le maire Tremblay veut donne de la "notoriéré internationle" à Montréal nous pouvons bien nous en passer. »

  • François St-Pierre
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 06h29
    Quelle ironie...
    « La grand-messe annuelle du char n'aura pas lieu. Les amateurs de chars se sont fait doubler par, entre autres organisations, celles du Bahreïn et d'Abou Dhabi, qui se sont enrichies avec... les dollars des amateurs de chars. Voilà qui me fait sourire alors qu'on se débarrasse de ce spectacle abrutissant. »

  • François St-Pierre
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 06h44
    Quelle ironie...
    « Ainsi, la grand-messe annuelle du monoxyde de carbone n'aura pas lieu. Les amateurs de chars de Montréal se sont fait damer le pion par, entre autres, les organisations du Bahreïn et d'Abou Dhabi, dont les coffres regorgent des dollars... des amateurs de chars. Voilà qui me fait sourire alors qu'on se débarrasse de ce désolant spectacle annuel. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 06h44
    Montréal enfin libéré de la F1.
    « Montréal mérite mieux que ce grand cirque polluant et bruyant. Dirigé par quelques capitalistes sauvages qui mettent les villes et gouvernements à genoux à chaque année, ne respectant pas leurs contrats, les dirigeants de la F1 font monter les enchères à tous les ans. Et voilà que notre maire et nos gouvernements qui sont prêts encore une fois, à investir des millions pour attirer ce grand tintamarre de la F1 pour plaire à des groupes de marchands. Il est temps, pour Montréal, de revoir son offre de produits culturels afin d'attirer les touristes. La ville de Québec, qui a frôlé la "catastrophe", comme on le disait à l'époque, quand les Nordiques ont quitté la ville, se sont tournés vers d'autres types d'activités culturelles et depuis quelques années, cette ville est devenue l'une des plus divertissantes et des plus intéressantes à visiter, attirant des millions de touristes à chaque année, et ce, 12 mois durant. Chapeau au maire de l'époque, M' Jean-Paul L'Allier qui a su résister à ces maîtres du chantage qui voulaient un stade tout neuf, payé par les contribuables, bien sûr. Montréal est une ville trop intéressante et trop diversifiée pour s'accrocher à ce soi-disant sport, ou l'argent n'est que le seul moteur de cette activité complètement dépassée! »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 08h16
    retournons les pitounes dans les bars de danseuses
    « déjà qu'on ne me demande pas mon avis pour utiliser l'espace public (un parc en plus), pour leur party. Maintenant, ils trouvent qu'on est trop cheap. Ca me fait rire l'argument des pilotes qui aiment courir. Le gars vient faire sa job pendant trois jours, le tout entrecoupé de relations publiques à pu finir. La réalité est qu'il n'y a plus rien à vendre à Montréal. C'est même pas bon pour Montréal. Il y a eu des Grand prix à Indianapolis. Ca vous a t-il donné le goût de visiter cette charmante ville? »

  • Geneviève Caron
    Inscrite
    mercredi 8 octobre 2008 08h16
    Est-ce rentable?
    « Disons d'emblée que je ne regarde pas les courses de F1, que la disparition de ce cirque antédiluvien de pitounes et de pollution, s'il devait s'éloigner de Montréal, ne me fera pas pleurer . Par contre, les arguments économiques pèseront lourd dans la balance et je souhaite qu'avant que les gouvernements engagent des sommes publiques dans cet évènement, l'on puisse calculer la part des taxes et des impôts, provenant des retombées de 75 à 90 millions, que les commerçants versent aux trésors québécois et canadien. Il me semble que tant que les sommes allouées sont inférieures aux sommes retournées aux gouvernements, nous faisons une bonne affaire. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 8 octobre 2008 08h21
    Voir la course de F 1 et mourir !
    « Est-ce que la F 1 est seule au monde ? Pas de compétition ? Après la F 1, le déluge pour Montréal ? »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 08h36
    Que disait Bourassa?
    « "Ca donne quoi faire l'indépendance pour aller s'assoeir à coté du Qatar?"

    En 2009, Abou Dhabi va avoir un Grand Prix, mais pas Montréal... »

  • Mario Laprise
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 08h47
    On va pas pleurer
    « Que ce symbole suprême de l'inconscience environnementale ne soit pas présenté en nos terres ne peut être qu'une excellente chose. Les restaurateurs, les bars et les hôtels vont s'en plaindre, mais le commun des mortels sera épargné des bruits et des odeurs de pneus brûlés et d'essence.

    Cet événement attire la faune du jet set qui avec son train de vie extravagant n'apporte qu'apparence de richesse et de valeurs vides, laissant quelques dollars et beaucoup de déchets.

    Bon débarras.
    Mario Laprise

    Québec »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 8 octobre 2008 09h52
    @ M. Normand Chaput
    « M. Chaput de donne une idée avec son entête : RETOURNONS LES PITOUNES DANS LES BARS DE DANSEUSES.

    Montréal pourrait tenir un festival mondial de danseuses avec des danses à 10 $ et plus "sky is the limit" pendant l'été pour "mousser" ou titiller le tourisme à Montréal. Nous avons déjà quelques pistes de danses pour danseurs et danseuses avec artistes locaux et internationaux dont plusieurs nous viennent de la Russie, selon les nouvelles.

    Carrosserie pour carrosserie, pistes pour pistes, bruit fort pour bruit fort, plusieurs amateurs pourraient s'adapter. Investissement minime pour un grand intérêt mondial. Nouvelle vocation pour le Stade olympique ou le Centre Bell ? »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    mercredi 8 octobre 2008 11h03
    Un recyclage peut-être?
    « Il y a peut-être là l'occasion de transformer un évènement maintenant de convenances, en un véritable évènement de compétition. Avec la crise de l'énergie, maintenant muée en crise financière, instaurer un évènement qui a pour prémisses la diversification et la promotion d'énergies alternatives, pourquoi ne pas faire une course de voitures à l'hydrogène, à l'eau, et pourquoi pas, électrique à mouvement perpétuel!? Voilà des avenues intéressantes, qui ont des chances de redonner à Montréal ses lettres de noblesse comme pôle de développement technologique. La F1, c'est triste, mais c'est maintenant dépassé. La F1 est morte! Vive la F1! »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 11h43
    Ouff
    « Après lecture de toutes les interventions des lecteurs ici, je me trouve vraiment découragé.

    On a perdu ici à Montréal, le baseball professionnel, un casino neuf avec UNE PERMANENCE du Cirque du Soleil, le développement du Mont Orford, etc., etc., et maintenant le Grand Prix !!

    Et tout ce que les intervenants trouvent à dire ici, c'est tant mieux !!

    Pas évident cette mentalité ici au Québec !!??!! SAVE THE MOSQUITO ... Sauvez les maringouins, abat le capitalisme ...

    Pas évident cette mentalité ...

    Mais, ça ne duras pas. L'évidence gagnera. Montréal et tout le Québec sera prospère, sera intéressant, sera EN FRANÇCAIS, on va finir par regagner le baseball professionnel, on finira par avoir une permanence du Cirque du Soleil et un Casino neuf et très moderne au centre ville, on finira par faire du Mont Orford un centre de ski d'envergure international, etc., etc., et le Grand Prix reviendra ...

    Et avec tout cet argent, AVEC TOUTE CETTE PROSPÉRITÉ, on aura les moyens finalement d'être écologique et d'être un exemple d'écologie pour toute la planète.

    Vous verrez ... »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 11h44
    et on pourrait trouver une ferrari (pas trop vieille) pour mettre devant la porte
    « A quel niveau doit-on prendre votre intervention M. Bousquet? »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 12h21
    Est-ce rentable?
    « Les gros chiffres en retombées ont été calculées par qui? Combien de cet argent aurait été investi dans le loisir de toute façon? Est-ce que le salaire des fonctionnaires chargés de récupérer les dites taxes (après que tout le monde se soit payé) a été pris en compte? Je pense que justement, si des experts en faisage d'argent décident de ne pas venir à Montréal, c'est probablement parce que ce n'est pas suffisamment rentable. Alors pour le gouvernement qui passe après... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 8 octobre 2008 12h53
    @ M. Chaput
    « M. Chaput me demande : «A quel niveau doit-on prendre votre intervention M. Bousquet? »

    Au niveau que vous voulez M. Chaput. Disons, avec un peu d'humour et plein d'intérêt aussi pour le tourisme voyeur qui doit être assez répandu de par le vaste monde incluant le Québec.

    Faudrait voir...innovons dans les affaires qui mènent le monde...genre. C'est vous qui m'avez inspiré avec les pitounes de chars à recycler. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 13h32
    L'importance de la F1 malgré son côté jet set
    « C'est vrai que le Grand Prix de Formule 1 a un côté jet set qui agace. Pensons au prix astronomique des meilleurs billets, souvent achetés par des gens qui n'y vont que pour se faire voir. Pensons aussi aux événements mondains organisés pour l'occasion et fréquentés par des millionnaires blasés qui ne savent plus comment dépenser leur argent.

    N'empêche que cette course constitue l'événement le plus important de la saison touristique et que ses retombées économiques pour Montréal sont considérables. De plus, sa présentation procure à notre ville une visibilité incroyable au plan international. »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 15h01
    Le paradoxe vert...
    « Nos politiciens, l'ineffable Jean Charest le premier, se gargarisent "vert", et puis soudainement, tout ce beau discours disparait parce que le polluant cirque de la F1 ne viendra plus à Montréal. Imaginez les déchets produits par tous ces gens qui viennent ici, la production de gaz à effets de serre générée par leurs déplacements, et bien sûr la pollution engendrée par les voitures de course. Tous ces beaux millions ne viennent certainement pas garnir les coffres de la ville de Montréal, ni de la province de Québec. Quand les Expos sont partis, on prédisait pratiquement un déclin économique pour Montréal. Ça ne s'est pas avéré être le cas. En fait, la nature ayant horreur du vide, la place laissée vacante par le départ de la F1 sera comblée à moyen terme et seuls les amateurs de vroum-vroum pleureront encore la nuit en s'endormant. »

  • Jacques Trudel
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 19h14
    Bravo ! Espérons que ça dure et qu'on n'en entendra jamais plus parler.
    « Bon débarras et plus! Cet événement était une honte pour Montréal. Apprenons à être conséquents et à chercher notre véritable développement dans des activités culturelles et durables.

    Jacques Trudel »

  • Mathieu Paris
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 22h22
    Vous n'allez pas bien
    « Si vous sortiez de la ville vous verriez que dans plusieurs pays on ne connait le Canada que grâce à son GP. Il y a encore plus que les retombées durant la semaine du Grand Prix. D'autant plus que c'est un merveilleux sport. L'argument écolo de la chose n'est rien quant aux bénéfices et au plaisir que l'évènement procure. Désolé si vous n'êtes pas capable de vous offrir un billet, mais n'embêtez pas ceux qui aiment ce sport. »

  • Jean-Marie Desroches
    Abonné
    mercredi 8 octobre 2008 23h17
    c'est positif
    « On ne peut pas en même temps se plaindre de la mentalité des québécois qui voudraient voir disparaître cette grand messe du pétrole et du bruit et d'autre part souhaiter (à travers plus de prospérité) l'avènement d'un Québec plus riche et "donc" plus écologique. L'amour de l'environnement ne coûte rien. Nous n'avons pas besoin de plus d'autos de plus de vitesse et de plus de fric. Nous avons besoin de plus d'harmonie, plus de calme plus d'occasion de décrocher de la TV. Nous avons besoin d'arrêter de polluer et ça presse. Mais ça viendra. Les gens comprendront. Trop tard peut-être, mais ils comprendront... héhé. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 9 octobre 2008 11h18
    Le Canada et le "sport de l'automobile" sport
    « M. Mathieu Paris écrit : «Dans plusieurs pays on ne connaît le Canada que grâce à son GP et, c'est un merveilleux sport.»

    À l'étranger : Vous venez du Canada ? Le pays du Grand Prix ? Soyez le bienvenu ! Est-ce qu'on peut vous acheter quelque chose ?

    Tant qu'au "sport" de l'automobile. Pour appeler vraiment ça un sport, faudrait enlever les moteurs et y installer des pédaliers pour les fiers compétiteurs. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 9 octobre 2008 21h24
    Les pauvres gens de cette tribune ...
    « Les pauvres québécois se sentent bien libérés de la religion catholique des années 50, mais ils ne le sont pas. Ils ne le sont pas du tout. En plus, ils sont maintenant adeptes de deux autres religions: le féminisme et l'écologie !!

    Évidemment, dans toute religion il y a beaucoup de bon. Mais, dans toute religion, le secret est de ne pas être fanatique. Malheureusement, la plupart des québécois sont trop fanatique de leurs 3 religions.

    Malheureusement, la plupart des québécois n'ont pas compris, ou refuse de comprendre, les quelques principes de base suivant: 1- L'argent c'est important. 2- C'est l'argent qui a toujours mené et mènera toujours le monde. 3- Il est donc très important d'être riche, car avec la richesse tout est possible, et dans la pauvreté, rien, à toute fin pratique, n'est possible.

    Le départ possible du Grand Prix de Montréal est une catastrophe. C'est un évènement planétaire de très grande envergure, et Montréal est une des quelques 22 Villes au monde à présenter cet évènement. CE N'EST PAS RIEN.

    C'est sur que le départ du Grand Prix de Montréal ne nous ruinera pas à 100% du jour au lendemain. Mais, c'est un signal, parmis tant d'autres, d'un déclin de notre Ville. Et, CE N'EST PAS RIEN.

    Pour ceux qui proposent de remplacer le Grand Prix par des courses de voitures solaire, 100% écologique, je pense que c'est une excellente idée. Mais, on va faire cette course de voitures solaires une ou deux semaines avant, ou après le grand prix. OK !!

    SAUVONS LE GRAND PRIX DE MONTRÉAL. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
22 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009