Coupe Rogers de tennis - Safina, nouvelle reine de Montréal
Photo : Jacques Grenier
Dinara Safina salue le ciel après sa victoire. Malgré la fatigue, la Russe a expédié sa rivale Dominika Cibulkova 6-1, 6-2 en finale de la coupe Rogers hier.
Il y avait une différence de taille entre les deux finalistes de la coupe Rogers de tennis, qui s'affrontaient hier sur le court central du parc Jarry. Cinq pieds onze pouces et demi contre cinq et trois, pour être précis, Dinara Safina surplombant sa rivale Dominika Cibulkova d'une bonne tête. De 23 places au classement mondial WTA, aussi, 8e contre 31e.
De même, la différence s'est manifestée sur le terrain, Safina dominant tout du long une séance expéditive de 68 minutes pour l'emporter par la marque de 6-2 et 6-1. En devenant championne des Internationaux du Canada, Safina imite ainsi son grand frère, Marat Safin, qui avait gagné le titre en 2000 à Toronto.
Forte fatigue
Au terme de la rencontre, Safina a déclaré qu'elle avait joué sous le coup d'une forte fatigue, n'ayant dormi que 12 heures au cours des deux derniers jours. Mais Cibulkova n'était sans doute pas elle-même de la première fraîcheur, ayant disputé la veille une interminable demi-finale interrompue pendant plusieurs heures par la pluie. La Slovaque peut tout de même repartir de Montréal la tête haute, elle qui a connu un tournoi exceptionnel en renversant successivement quatre têtes de série (Dementieva, Petrova, Jankovic et Bartoli) et a montré qu'elle pouvait sérieusement «tenir son bout».
Pour Safina, sans doute la meilleure joueuse du monde par les temps qui courent, la série de succès se poursuit. En mai, elle a triomphé à Berlin, et elle a répété l'exploit il y a deux semaines à Los Angeles. Elle fut également finaliste à Roland-Garros. Elle aura l'occasion d'ajouter à son tableau de chasse au cours des prochains jours, puisqu'elle représentera la Russie aux Jeux olympiques de Pékin.
«C'est incroyable, a-t-elle dit, parce qu'ordinairement, quand je gagne un tournoi, je me fais sortir dès le premier tour au suivant. Cette fois, à chaque match, je me disais que bon, c'était un pas de plus.» Et elle qui a l'habitude de se faire plutôt démonstrative sur un court a indiqué qu'hier, en raison de la fatigue justement, elle avait choisi de modérer ses réactions. «J'ai joué un match très dur [contre Victoria Azarenka samedi soir]. Aujourd'hui, avec le peu qu'il restait à l'intérieur de moi, je me suis dit "OK, donne tout ce que tu as, mais reste tranquille et ne montre aucune émotion parce que ça va te détruire si tu le fais".»
Et de fait, après le match, «quelqu'un qui me connaît bien, comme mon entraîneur, verrait dans mes yeux que je n'ai plus aucune émotion, ni positive, ni négative. Je suis vidée», a-t-elle ajouté.
Elle a tout de même attribué ses récentes réussites à une meilleure condition physique et à un jeu plus intense. «Je joue mieux mes coups, j'utilise mes avantages, je suis plus rapide. Tout cela mis ensemble, ça donne des victoires.»
De son côté, Cibulkova a expliqué qu'elle était nerveuse pour sa première finale de grand tournoi, qu'elle avait eu trop tendance à se replier derrière la ligne de fond et qu'elle avait eu du mal à retourner les services puissants et précis de sa rivale. «J'ai commis trop d'erreurs sur des coups que j'aurais dû réussir facilement, a-t-elle expliqué. Chaque fois que j'essayais de revenir dans le match, je faisais le genre d'erreur que vous ne pouvez commettre dans une finale si vous espérez gagner.»
La joueuse originaire de Bratislava, qui n'a que 19 ans (Safina en a 22), s'est quand même réjouie de son parcours d'ensemble à la coupe Rogers. «Vous savez, j'ai battu de grandes joueuses. À chaque tour, j'ai battu une meilleure joueuse que moi. J'ai vraiment bien joué. Ç'a été la meilleure semaine de ma carrière. Et c'est une excellente expérience pour moi parce que la prochaine fois que j'atteindrai une finale, je serai plus détendue et j'aurai moins d'appréhensions.» Elle aussi prendra un vol en direction de Pékin mercredi.
Il s'agissait d'une toute première rencontre entre les deux joueuses. Et bien que pratiquant un style de jeu prudent, Safina a eu tôt fait de dicter la cadence en brisant le service de Cibulkova dès le deuxième jeu du premier set pour prendre les devants 2-0. Dès lors, comme le veut la formule consacrée, elle n'a plus jamais regardé par-dessus son épaule. Certes, au septième jeu, lorsque Cibulkova a d'abord laissé échapper deux balles de bris mais s'est reprise pour faire 2-5, on a pu croire que la Slovaque avait gardé dans sa manche une remontée semblable à celle qu'elle avait réalisée vendredi contre Jelena Jankovic (de 1-5 à 7-5), mais cela ne devait pas s'avérer. Safina y allait elle-même d'un bris au jeu suivant pour enlever le premier set par 6-2.
Même scénario en deuxième manche: bris de Safina pour faire 2-0. Puis, un as pour clore le troisième jeu, et une double faute de Cibulkova, qui ne semblait plus vraiment là, pour mettre fin au quatrième. À 4-0, la Russe pouvait se permettre de laisser échapper ensuite son propre service, et elle marquait le coup en brisant celui de son adversaire au jeu suivant. Quelques minutes plus tard, le rideau tombait avec un résultat de 6-1 et un deuxième championnat d'affilée pour Dinara Safin.
La coupe Rogers a attiré «quelques centaines de spectateurs» de moins que le record absolu pour un tournoi féminin Tier I établi à Montréal en 2006 qui est de 175 000. Malgré tout, en considération de plusieurs facteurs — mauvais temps, élimination hâtive de plusieurs vedettes, vacances de la construction, tenue des FrancoFolies et de la course NASCAR —, le directeur Eugène Lapierre s'est dit très satisfait de la tournure des événements.
De même, la différence s'est manifestée sur le terrain, Safina dominant tout du long une séance expéditive de 68 minutes pour l'emporter par la marque de 6-2 et 6-1. En devenant championne des Internationaux du Canada, Safina imite ainsi son grand frère, Marat Safin, qui avait gagné le titre en 2000 à Toronto.
Forte fatigue
Au terme de la rencontre, Safina a déclaré qu'elle avait joué sous le coup d'une forte fatigue, n'ayant dormi que 12 heures au cours des deux derniers jours. Mais Cibulkova n'était sans doute pas elle-même de la première fraîcheur, ayant disputé la veille une interminable demi-finale interrompue pendant plusieurs heures par la pluie. La Slovaque peut tout de même repartir de Montréal la tête haute, elle qui a connu un tournoi exceptionnel en renversant successivement quatre têtes de série (Dementieva, Petrova, Jankovic et Bartoli) et a montré qu'elle pouvait sérieusement «tenir son bout».
Pour Safina, sans doute la meilleure joueuse du monde par les temps qui courent, la série de succès se poursuit. En mai, elle a triomphé à Berlin, et elle a répété l'exploit il y a deux semaines à Los Angeles. Elle fut également finaliste à Roland-Garros. Elle aura l'occasion d'ajouter à son tableau de chasse au cours des prochains jours, puisqu'elle représentera la Russie aux Jeux olympiques de Pékin.
«C'est incroyable, a-t-elle dit, parce qu'ordinairement, quand je gagne un tournoi, je me fais sortir dès le premier tour au suivant. Cette fois, à chaque match, je me disais que bon, c'était un pas de plus.» Et elle qui a l'habitude de se faire plutôt démonstrative sur un court a indiqué qu'hier, en raison de la fatigue justement, elle avait choisi de modérer ses réactions. «J'ai joué un match très dur [contre Victoria Azarenka samedi soir]. Aujourd'hui, avec le peu qu'il restait à l'intérieur de moi, je me suis dit "OK, donne tout ce que tu as, mais reste tranquille et ne montre aucune émotion parce que ça va te détruire si tu le fais".»
Et de fait, après le match, «quelqu'un qui me connaît bien, comme mon entraîneur, verrait dans mes yeux que je n'ai plus aucune émotion, ni positive, ni négative. Je suis vidée», a-t-elle ajouté.
Elle a tout de même attribué ses récentes réussites à une meilleure condition physique et à un jeu plus intense. «Je joue mieux mes coups, j'utilise mes avantages, je suis plus rapide. Tout cela mis ensemble, ça donne des victoires.»
De son côté, Cibulkova a expliqué qu'elle était nerveuse pour sa première finale de grand tournoi, qu'elle avait eu trop tendance à se replier derrière la ligne de fond et qu'elle avait eu du mal à retourner les services puissants et précis de sa rivale. «J'ai commis trop d'erreurs sur des coups que j'aurais dû réussir facilement, a-t-elle expliqué. Chaque fois que j'essayais de revenir dans le match, je faisais le genre d'erreur que vous ne pouvez commettre dans une finale si vous espérez gagner.»
La joueuse originaire de Bratislava, qui n'a que 19 ans (Safina en a 22), s'est quand même réjouie de son parcours d'ensemble à la coupe Rogers. «Vous savez, j'ai battu de grandes joueuses. À chaque tour, j'ai battu une meilleure joueuse que moi. J'ai vraiment bien joué. Ç'a été la meilleure semaine de ma carrière. Et c'est une excellente expérience pour moi parce que la prochaine fois que j'atteindrai une finale, je serai plus détendue et j'aurai moins d'appréhensions.» Elle aussi prendra un vol en direction de Pékin mercredi.
Il s'agissait d'une toute première rencontre entre les deux joueuses. Et bien que pratiquant un style de jeu prudent, Safina a eu tôt fait de dicter la cadence en brisant le service de Cibulkova dès le deuxième jeu du premier set pour prendre les devants 2-0. Dès lors, comme le veut la formule consacrée, elle n'a plus jamais regardé par-dessus son épaule. Certes, au septième jeu, lorsque Cibulkova a d'abord laissé échapper deux balles de bris mais s'est reprise pour faire 2-5, on a pu croire que la Slovaque avait gardé dans sa manche une remontée semblable à celle qu'elle avait réalisée vendredi contre Jelena Jankovic (de 1-5 à 7-5), mais cela ne devait pas s'avérer. Safina y allait elle-même d'un bris au jeu suivant pour enlever le premier set par 6-2.
Même scénario en deuxième manche: bris de Safina pour faire 2-0. Puis, un as pour clore le troisième jeu, et une double faute de Cibulkova, qui ne semblait plus vraiment là, pour mettre fin au quatrième. À 4-0, la Russe pouvait se permettre de laisser échapper ensuite son propre service, et elle marquait le coup en brisant celui de son adversaire au jeu suivant. Quelques minutes plus tard, le rideau tombait avec un résultat de 6-1 et un deuxième championnat d'affilée pour Dinara Safin.
La coupe Rogers a attiré «quelques centaines de spectateurs» de moins que le record absolu pour un tournoi féminin Tier I établi à Montréal en 2006 qui est de 175 000. Malgré tout, en considération de plusieurs facteurs — mauvais temps, élimination hâtive de plusieurs vedettes, vacances de la construction, tenue des FrancoFolies et de la course NASCAR —, le directeur Eugène Lapierre s'est dit très satisfait de la tournure des événements.
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