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Coupe de monde de soccer des moins de 20 ans - La police de Toronto montre les joueurs chiliens du doigt

31 juillet 2007  Sports
Ottawa — La police de Toronto a fait preuve de la plus grande «retenue», lors d'une confrontation avec des joueurs chiliens lors du Mondial de football des moins de 20 ans, a affirmé son chef hier, en rejetant la responsabilité de la violence sur les joueurs.

Un affrontement avait eu lieu entre des joueurs chiliens et la police, le 19 juillet, après la défaite du Chili devant l'Argentine en demi-finale de la compétition. Et la violence dont les joueurs ont accusé les forces de l'ordre avait provoqué une vague d'indignation au Chili.

L'enquête menée par les services d'évaluation de la police de Toronto a «montré que les officiers impliqués dans cette affaire se sont conduits de façon professionnelle et avec une immense retenue», a déclaré Bill Blair, le chef de la police de la métropole canadienne.

«Les policiers ont le droit de se défendre lorsqu'ils sont violemment attaqués. Il ont fait preuve de retenue et de calme face à une grande provocation», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse tenue à Toronto.

«Nuit d'horreur»

Rapportant les accusations de brutalités policières des joueurs, qui avaient fait état de l'utilisation de pistolets à décharges électriques contre eux, la presse chilienne avait parlé de «nuit d'horreur». Les autorités chiliennes avaient demandé des explications au Canada par note diplomatique et la présidente, Michelle Bachelet, avait elle aussi exprimé son indignation.

En rendant public le rapport d'enquête hier, le chef de la police de Toronto a affirmé que la violence a été provoquée par les joueurs et que la police y a fait face avec mesure.

«Tous les témoins ont rapporté que la conduite et les actions des agents de police ont été appropriées, nécessaires et louables», a déclaré M. Blair.

Parmi ces témoins figurent des responsables de la fédération de football de la province d'Ontario, dont Toronto est la capitale, et le chauffeur de l'autobus de l'équipe chilienne, a-t-il précisé.

Selon le chef Blair, la police est intervenue au premier «signe de trouble», mais «les membres de l'équipe chilienne ont non seulement refusé de mettre fin à leur conduite agressive, mais ils se sont au contraire livrés à des actes qui ont enflammé la situation».

«Les policiers ont reçu des coups de poing, des coups de pied, dont certains à l'aine, et des crachats», a-t-il dit. Les joueurs ont brisé les bras des sièges de leur autobus et les ont utilisés comme projectiles contre les policiers, avec des piles électriques et des vaporisateurs de déodorant, a-t-il ajouté.

Quatre policiers ont été légèrement blessés, a indiqué M. Blair, en précisant qu'une policière a reçu un coup de poing sur la figure.

Les dommages causés à l'autobus sont évalués à quelque 35 000 $ et la Fédération internationale de football (FIFA) a accepté de les payer, a-t-il poursuivi.

Les joueurs qui avaient été interpellés ont été sermonnés sur leur conduite et remis en liberté sans que des accusations aient été déposées contre eux. Bill Blair a laissé entendre que la décision avait été prise en partie pour éviter de perturber la suite du déroulement du Mondial.






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