Biophage Pharma inc. - Nouveaux antibiotiques
Depuis quelques années, le milieu médical a fait la sombre découverte suivante: certaines bactéries qui infectent l'humain ont maintenant développé une résistance aux antibiotiques. Simple mutation génétique de la bactérie au contact des antibiotiques, surconsommation d'antibiotiques chez les populations occidentales, utilisation massive et systématique d'antibiotiques dans l'élevage du bétail, les causes sont multiples et le problème bien réel.
Mais il n'est pas pour autant insoluble et la réponse ne passe pas obligatoirement par la fabrication d'antibiotiques toujours plus forts et plus performants. La solution réside peut-être dans les bactériophages. Le bactériophage est un virus que l'on trouve à l'état naturel et qui a la propriété d'attaquer et de détruire les bactéries. Chaque bactériophage s'attaque à une bactérie spécifique.
C'est cette nouvelle biotechnologie qu'a choisi de développer et de mettre sur le marché Biophage Pharma inc., une compagnie biopharmaceutique fondée en 1995 par Rosemonde Mandeville, actuelle présidente et directrice scientifique de l'entreprise. Biophage Pharma est une entreprise dérivée (spin-off) faisant suite aux travaux de recherche en immunologie effectués par Mme Mandeville à l'Institut Armand-Frappier. «Nous avons rapidement compris l'extraordinaire opportunité que représente le bactériophage comme remède antibactérien.»
Les méthodes industrielles d'élevage du bétail, si elles permettent d'augmenter considérablement le volume de production, ont en revanche l'effet pervers d'augmenter aussi la fréquence des maladies chez les animaux. Pour contrer cette situation indésirable, on administre donc des antibiotiques aux bêtes. Il était donc logique que Biophage Pharma s'intéresse en premier à la ferme. «ela nous a permis de mettre au point et d'améliorer nos techniques tout en profitant d'un délai d'homologation plus court que celui qui est requis pour le développement d'un médicament destiné à l'usage humain.» Deux produits, le Coli-Pro, un bactériophage qui s'attaque à la bactérie E-coli , et le Salmo-Pro, contre la salmonelle, devraient être homologués sous peu par Santé Canada. Ces produits s'administrent par voie orale.
Les bactériophages ou phages se trouvent à l'état naturel dans les rejets animaux. La technique mise au point par Biophage Pharma permet, à partir d'échantillons prélevés sur la ferme, d'isoler et de qualifier les phages et ensuite de les purifier afin d'en faire un médicament. Notons que les phages ne subissent aucune modification génétique.
Cette technique a aussi permis à Biophage Pharma de se constituer une banque de différents phages qui serviront éventuellement à l'élaboration de nouveaux traitements. Comme il existe plusieurs phages pour chaque bactérie, le développement de nouvelles thérapies est presque illimité.
Biophage Pharma entreprendra d'ici 2004 une étude clinique portant sur les infections causées par la bactérie E-coli chez l'humain. D'autres bactéries, tels le staphylocoque et le streptocoque, sont aussi dans la mire de l'entreprise.
P. V.
Mais il n'est pas pour autant insoluble et la réponse ne passe pas obligatoirement par la fabrication d'antibiotiques toujours plus forts et plus performants. La solution réside peut-être dans les bactériophages. Le bactériophage est un virus que l'on trouve à l'état naturel et qui a la propriété d'attaquer et de détruire les bactéries. Chaque bactériophage s'attaque à une bactérie spécifique.
C'est cette nouvelle biotechnologie qu'a choisi de développer et de mettre sur le marché Biophage Pharma inc., une compagnie biopharmaceutique fondée en 1995 par Rosemonde Mandeville, actuelle présidente et directrice scientifique de l'entreprise. Biophage Pharma est une entreprise dérivée (spin-off) faisant suite aux travaux de recherche en immunologie effectués par Mme Mandeville à l'Institut Armand-Frappier. «Nous avons rapidement compris l'extraordinaire opportunité que représente le bactériophage comme remède antibactérien.»
Les méthodes industrielles d'élevage du bétail, si elles permettent d'augmenter considérablement le volume de production, ont en revanche l'effet pervers d'augmenter aussi la fréquence des maladies chez les animaux. Pour contrer cette situation indésirable, on administre donc des antibiotiques aux bêtes. Il était donc logique que Biophage Pharma s'intéresse en premier à la ferme. «ela nous a permis de mettre au point et d'améliorer nos techniques tout en profitant d'un délai d'homologation plus court que celui qui est requis pour le développement d'un médicament destiné à l'usage humain.» Deux produits, le Coli-Pro, un bactériophage qui s'attaque à la bactérie E-coli , et le Salmo-Pro, contre la salmonelle, devraient être homologués sous peu par Santé Canada. Ces produits s'administrent par voie orale.
Les bactériophages ou phages se trouvent à l'état naturel dans les rejets animaux. La technique mise au point par Biophage Pharma permet, à partir d'échantillons prélevés sur la ferme, d'isoler et de qualifier les phages et ensuite de les purifier afin d'en faire un médicament. Notons que les phages ne subissent aucune modification génétique.
Cette technique a aussi permis à Biophage Pharma de se constituer une banque de différents phages qui serviront éventuellement à l'élaboration de nouveaux traitements. Comme il existe plusieurs phages pour chaque bactérie, le développement de nouvelles thérapies est presque illimité.
Biophage Pharma entreprendra d'ici 2004 une étude clinique portant sur les infections causées par la bactérie E-coli chez l'humain. D'autres bactéries, tels le staphylocoque et le streptocoque, sont aussi dans la mire de l'entreprise.
P. V.
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