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Le Canada souhaite avoir sa part du projet lunaire

20 septembre 2005  Science et technologie
Toronto — Le Canada pourrait jouer un rôle de premier plan dans les projets de la NASA de retourner sur la Lune d'ici à 2018. Le coût du programme d'exploration lunaire dévoilé hier est évalué à 104 milliards de dollars.

Le Canada jouit déjà d'une renommée internationale pour les forages souterrains dans des environnements extrêmes comme le Grand Nord et la NASA aura besoin de ce genre d'expérience, a déclaré hier le scientifique en chef de l'agence, Jim Garvin.

Le Canada a déjà collaboré de façon importante pour la NASA dans le passé, fournissant notamment le fameux bras manipulateur utilisé à bord des navettes spatiales américaines et sur la Station spatiale internationale.

Dans un discours à la septième Conférence lunaire internationale à Toronto hier, M. Garvin a précisé que le Canada pourrait l'aider à construire une base de style antarctique sur la Lune, laquelle pourrait mener un jour à des missions sur la planète Mars.

M. Garvin a ajouté que la NASA espérait faire de la Lune un endroit où l'on peut vivre en utilisant les ressources disponibles sur place.

«Certaines personnes disent qu'on y est déjà allés sur la Lune, et je leur réponds qu'on ne l'a pas conquise. C'est une planète d'une superficie aussi grande que l'Afrique et on n'a fait qu'explorer six endroits de la grandeur d'une cour ou d'une ferme. On n'appelle pas vraiment ça explorer!», a-t-il dit.

«Les humains ont un besoin inné d'explorer, et les Canadiens, de par leur histoire, sont des explorateurs dans l'âme, affirme pour sa part Victoria Hipkin, spécialiste de l'exploration des planètes à l'Agence spatiale canadienne. J'espère qu'on verra un jour un Canadien sur la Lune ou sur Mars.»

Pour son retour sur la Lune, la NASA envisage de mettre au point une nouvelle génération de véhicules spatiaux utilisant la technologie créée pour les navettes spatiales. Certains de ces nouveaux véhicules seraient utilisés pour le lancement de charges lourdes dans l'espace alors que des fusées plus petites permettraient l'envoi d'astronautes. Humains et matériel seraient ensuite réunis en orbite de la Terre avant de prendre le chemin de la Lune, un peu comme dans l'ancien programme Apollo qui a permis de faire atterrir les premiers hommes sur la Lune en juillet 1969.

«Imaginez une sorte de Programme Apollo sur stéroïdes» a déclaré hier l'administrateur de la NASA Michael Griffin à Cap Canaveral.
 
 
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