La génération la plus branchée
Photo : Pascal Ratthé
La presque totalité des adolescents (99 %) naviguent sur Internet au moins occasionnellement.
Les enfants d'Internet prononçaient leurs premiers mots au moment même où le Web québécois faisait ses premiers pas, en 1995. Ils sont maintenant rendus à la période effervescente de l'adolescence et constituent la génération la plus branchée.
Quelque 89 % des Québécois de 12-17 ans utilisent régulièrement Internet, comparativement à 60 % lorsqu'on considère toutes les catégories d'âge, selon un sondage effectué en 2004 par le Centre de recherche francophone sur l'information (CEFRIO). La presque totalité des adolescents (99 %) naviguent sur Internet au moins occasionnellement (au cours des six derniers mois).
Les familles avec des adolescents sont aussi beaucoup plus branchées: 83 % d'entre elles disposent d'une connexion à Internet, comparativement à 56 % pour l'ensemble de la population.
La présence d'enfants semble être le facteur qui influence le plus le niveau de branchement à Internet, davantage que le fait de vivre en région éloignée, le revenu ou le niveau de scolarité, précise le directeur de la veille stratégique au CEFRIO, Éric Lacroix. «Même si le chef de famille est moins scolarisé, moins fortuné, il y a de fortes chances pour que la famille avec enfant utilise Internet.»
Pour Christian-Marie Pons, professeur de communications à l'Université de Sherbrooke, il n'y a pas vraiment de «fracture numérique» entre les jeunes eux-mêmes. «Je n'ai jamais rencontré d'analphabètes du numérique dans cette génération. La fracture est surtout générationnelle. Il restera toujours un certain pourcentage d'adultes analphabètes du numérique, qui va s'estomper avec le temps», croit l'universitaire.
Si plusieurs parents consentent à brancher le domicile familial en pensant aux travaux scolaires de leurs rejetons, c'est avant tout pour les loisirs que la connexion est mise à contribution. Des quelque huit heures hebdomadaires consacrées à Internet, deux sont liées aux études et six aux loisirs. Le Web sert néanmoins aussi pour les études, puisque 60 % des jeunes internautes y voient leur première source d'information pour les travaux scolaires, alors que seulement 20 % se fient d'abord aux livres et aux revues.
«C'est un nombre d'heures d'utilisation beaucoup moins élevé qu'aux États-Unis», souligne Éric Lacroix, avançant que les jeunes Américains passent deux fois plus de temps sur le Net, soit 16 heures par semaine. Ils consomment aussi beaucoup plus de télévision: 13 heures, comparativement à 9,5 heures pour les ados québécois.
Les garçons naviguent un peu plus que les filles (8,8 heures, comparativement à 7,3 pour les filles). Les filles se servent davantage de l'ordinateur pour communiquer avec leurs amis, tandis que les garçons sont plus nombreux à participer à des jeux en ligne et à visiter des sites liés à leurs loisirs ou à des produits. Ces différences semblent toutefois s'atténuer d'une année à l'autre.
Environ la moitié des ados internautes téléchargent de la musique, mais seulement le quart osent y glaner du québécois. «Ici, les artistes ne gagnent pas assez d'argent par album», observe Mathieu Hérard, 14 ans, pour expliquer son éthique du téléchargement. Sa copine Laurie lance de son côté: «On ne se sentira tout de même pas coupable de graver de la musique américaine!»
Quelque 89 % des Québécois de 12-17 ans utilisent régulièrement Internet, comparativement à 60 % lorsqu'on considère toutes les catégories d'âge, selon un sondage effectué en 2004 par le Centre de recherche francophone sur l'information (CEFRIO). La presque totalité des adolescents (99 %) naviguent sur Internet au moins occasionnellement (au cours des six derniers mois).
Les familles avec des adolescents sont aussi beaucoup plus branchées: 83 % d'entre elles disposent d'une connexion à Internet, comparativement à 56 % pour l'ensemble de la population.
La présence d'enfants semble être le facteur qui influence le plus le niveau de branchement à Internet, davantage que le fait de vivre en région éloignée, le revenu ou le niveau de scolarité, précise le directeur de la veille stratégique au CEFRIO, Éric Lacroix. «Même si le chef de famille est moins scolarisé, moins fortuné, il y a de fortes chances pour que la famille avec enfant utilise Internet.»
Pour Christian-Marie Pons, professeur de communications à l'Université de Sherbrooke, il n'y a pas vraiment de «fracture numérique» entre les jeunes eux-mêmes. «Je n'ai jamais rencontré d'analphabètes du numérique dans cette génération. La fracture est surtout générationnelle. Il restera toujours un certain pourcentage d'adultes analphabètes du numérique, qui va s'estomper avec le temps», croit l'universitaire.
Si plusieurs parents consentent à brancher le domicile familial en pensant aux travaux scolaires de leurs rejetons, c'est avant tout pour les loisirs que la connexion est mise à contribution. Des quelque huit heures hebdomadaires consacrées à Internet, deux sont liées aux études et six aux loisirs. Le Web sert néanmoins aussi pour les études, puisque 60 % des jeunes internautes y voient leur première source d'information pour les travaux scolaires, alors que seulement 20 % se fient d'abord aux livres et aux revues.
«C'est un nombre d'heures d'utilisation beaucoup moins élevé qu'aux États-Unis», souligne Éric Lacroix, avançant que les jeunes Américains passent deux fois plus de temps sur le Net, soit 16 heures par semaine. Ils consomment aussi beaucoup plus de télévision: 13 heures, comparativement à 9,5 heures pour les ados québécois.
Les garçons naviguent un peu plus que les filles (8,8 heures, comparativement à 7,3 pour les filles). Les filles se servent davantage de l'ordinateur pour communiquer avec leurs amis, tandis que les garçons sont plus nombreux à participer à des jeux en ligne et à visiter des sites liés à leurs loisirs ou à des produits. Ces différences semblent toutefois s'atténuer d'une année à l'autre.
Environ la moitié des ados internautes téléchargent de la musique, mais seulement le quart osent y glaner du québécois. «Ici, les artistes ne gagnent pas assez d'argent par album», observe Mathieu Hérard, 14 ans, pour expliquer son éthique du téléchargement. Sa copine Laurie lance de son côté: «On ne se sentira tout de même pas coupable de graver de la musique américaine!»
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