Discovery est de retour
10 août 2005
Science et technologie
Photo : Agence Reuters
La navette Discovery s’est finalement posée hier sans encombre en Californie.
Edwards — Discovery a atterri hier en Californie, au terme d'un voyage de 14 jours et neuf millions de kilomètres dans l'espace, déclenchant une explosion de joie à la NASA pour cette première mission d'une navette depuis la tragédie de Columbia en 2003.
«Discovery est à la maison», ont lancé les responsables du vol. «Nous sommes de retour», a répondu la commandante Eileen Collins, déclenchant cris et applaudissements sur la base d'Edwards en Californie, au centre Kennedy en Floride et au centre de contrôle de la mission à Houston.
Lors d'une conférence de presse quelques heures plus tard, la commandante de bord a lancé un appel vibrant pour la poursuite de l'exploration spatiale qui, selon elle, améliore la vie de tout le monde sur terre.
«Nous améliorons la vie de tout le monde en explorant l'espace. Je vous demande de nous soutenir», a-t-elle lancé, soulignant que les deux précédents accidents — Columbia en 2003 et Challenger en 1986 — ne devaient pas suspendre l'exploration spatiale.
La rentrée dans l'atmosphère, phase critique du vol, s'est parfaitement déroulée pour les sept astronautes de Discovery, qui avaient à l'esprit l'issue funeste de leur sept prédécesseurs à bord de Columbia, tués 16 minutes avant l'atterrissage quand leur navette s'était désintégrée.
«J'ai pensé à l'équipage de Columbia chaque jour», a reconnu Mme Collins, précisant qu'une photo des sept astronautes de Columbia était à bord de Discovery. «Ce n'est pas que nous avions vraiment besoin d'une photo pour nous souvenir d'eux, mais c'est ce que nous voulions», a dit Mme Eileen. «Les membres de l'équipage de Columbia croyaient en ce qu'ils faisaient. Ils croyaient dans les missions spatiales et je sais que, s'ils nous écoutent juste maintenant, ils voudraient très certainement que nous terminions leur mission», a-t-elle ajouté.
Un grand plongeon
Discovery s'est posée à 5h11 sur la piste de la base aérienne d'Edwards, dans le désert du Mojave, au terme d'un grand plongeon débuté une heure plus tôt alors que la navette était lancée à la vitesse de 29 000 km/h en orbite autour de la Terre.
La NASA avait dû renoncer à un atterrissage au centre Kennedy, près de Cap Canaveral, comme c'est l'habitude, en raison de mauvaises conditions météorologiques. L'atterrissage, d'abord prévu lundi en Floride, avait dû être reporté pour les mêmes raisons.
«C'est le début d'une nouvelle ère», a estimé le patron de la NASA, Michael Griffin, admettant que «certaines choses se sont mal passées» mais que «nous allons essayer aussi fort que possible de retourner dans l'espace avant la fin de l'année».
Si elle s'est parfaitement achevée, cette mission a été marquée par nombre d'incidents techniques, dont le plus grave, la perte d'un morceau isolant du réservoir externe pendant le lancement, a convaincu la NASA de suspendre tous les vols tant qu'une solution n'aura pas été trouvée.
Cet isolant, dont un morceau avait causé la perte de Columbia en frappant son aile gauche au décollage, a donné des sueurs froides à l'agence spatiale quand des débris se sont détachés au décollage de Discovery le 26 juillet, épargnant par chance la navette.
Grâce à ce vol, «les ingénieurs ont maintenant les données pour produire un réservoir parfait», a estimé M. Griffin.
Mme Collins a indiqué que le plus grand succès de cette mission a été «tout simplement de faire revoler la navette». Depuis la tragédie de Columbia et jusqu'au lancement de Discovery, la NASA avait suspendu les missions spatiales.
La prochaine mission est fixée au 22 septembre avec le lancement d'Atlantis si la NASA trouve d'ici là une solution garantissant que l'isolant protégeant le réservoir externe ne se détachera plus durant le décollage.
«Discovery est à la maison», ont lancé les responsables du vol. «Nous sommes de retour», a répondu la commandante Eileen Collins, déclenchant cris et applaudissements sur la base d'Edwards en Californie, au centre Kennedy en Floride et au centre de contrôle de la mission à Houston.
Lors d'une conférence de presse quelques heures plus tard, la commandante de bord a lancé un appel vibrant pour la poursuite de l'exploration spatiale qui, selon elle, améliore la vie de tout le monde sur terre.
«Nous améliorons la vie de tout le monde en explorant l'espace. Je vous demande de nous soutenir», a-t-elle lancé, soulignant que les deux précédents accidents — Columbia en 2003 et Challenger en 1986 — ne devaient pas suspendre l'exploration spatiale.
La rentrée dans l'atmosphère, phase critique du vol, s'est parfaitement déroulée pour les sept astronautes de Discovery, qui avaient à l'esprit l'issue funeste de leur sept prédécesseurs à bord de Columbia, tués 16 minutes avant l'atterrissage quand leur navette s'était désintégrée.
«J'ai pensé à l'équipage de Columbia chaque jour», a reconnu Mme Collins, précisant qu'une photo des sept astronautes de Columbia était à bord de Discovery. «Ce n'est pas que nous avions vraiment besoin d'une photo pour nous souvenir d'eux, mais c'est ce que nous voulions», a dit Mme Eileen. «Les membres de l'équipage de Columbia croyaient en ce qu'ils faisaient. Ils croyaient dans les missions spatiales et je sais que, s'ils nous écoutent juste maintenant, ils voudraient très certainement que nous terminions leur mission», a-t-elle ajouté.
Un grand plongeon
Discovery s'est posée à 5h11 sur la piste de la base aérienne d'Edwards, dans le désert du Mojave, au terme d'un grand plongeon débuté une heure plus tôt alors que la navette était lancée à la vitesse de 29 000 km/h en orbite autour de la Terre.
La NASA avait dû renoncer à un atterrissage au centre Kennedy, près de Cap Canaveral, comme c'est l'habitude, en raison de mauvaises conditions météorologiques. L'atterrissage, d'abord prévu lundi en Floride, avait dû être reporté pour les mêmes raisons.
«C'est le début d'une nouvelle ère», a estimé le patron de la NASA, Michael Griffin, admettant que «certaines choses se sont mal passées» mais que «nous allons essayer aussi fort que possible de retourner dans l'espace avant la fin de l'année».
Si elle s'est parfaitement achevée, cette mission a été marquée par nombre d'incidents techniques, dont le plus grave, la perte d'un morceau isolant du réservoir externe pendant le lancement, a convaincu la NASA de suspendre tous les vols tant qu'une solution n'aura pas été trouvée.
Cet isolant, dont un morceau avait causé la perte de Columbia en frappant son aile gauche au décollage, a donné des sueurs froides à l'agence spatiale quand des débris se sont détachés au décollage de Discovery le 26 juillet, épargnant par chance la navette.
Grâce à ce vol, «les ingénieurs ont maintenant les données pour produire un réservoir parfait», a estimé M. Griffin.
Mme Collins a indiqué que le plus grand succès de cette mission a été «tout simplement de faire revoler la navette». Depuis la tragédie de Columbia et jusqu'au lancement de Discovery, la NASA avait suspendu les missions spatiales.
La prochaine mission est fixée au 22 septembre avec le lancement d'Atlantis si la NASA trouve d'ici là une solution garantissant que l'isolant protégeant le réservoir externe ne se détachera plus durant le décollage.
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