Discovery réussit son arrimage avec la Station spatiale internationale
La Station spatiale internationale (ISS), photographiée de Discovery.
Source: NASA
Houston — Discovery s'est amarrée avec succès hier à la Station spatiale internationale (ISS) après avoir effectué une manoeuvre inédite pour permettre à l'équipage de la station de photographier le ventre de la navette.
La NASA a toutefois reconnu qu'elle n'arriverait peut-être jamais à empêcher des morceaux de mousse isolante de se détacher du réservoir extérieur au décollage, problème survenu lors du lancement de Discovery, qui a amené mercredi l'agence spatiale américaine à suspendre tous les vols de navette à venir. C'est un incident de ce type qui avait conduit à la désintégration de Columbia il y a deux ans et demi.
«Nous essayons de réduire le problème à un niveau où il ne peut provoquer des dommages sur la navette», a souligné l'administrateur de la NASA, Michael Griffin, sur la chaîne NBC. Mais «nous ne serons jamais capables de faire baisser la quantité de débris provenant du réservoir à zéro», a-t-il ajouté.
Selon la NASA, un débris en mousse de 400 grammes s'est détaché lors du décollage mardi, mais sans percuter Discovery, contrairement à ce qui s'était passé pour Columbia. «Il semble qu'aucun des morceaux de mousse tombés du réservoir n'ait percuté la navette», a souligné le directeur des opérations de vol, John Shannon.
Une tuile thermique, placée sur le ventre de Discovery, a en revanche été endommagée peu après le lancement. Mais la NASA a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un problème grave.
Une pirouette inédite
Peu avant l'amarrage à l'ISS, le commandant de bord de Discovery, Eileen Collins, lui a fait faire une pirouette sans précédent, faisant basculer la navette sur elle-même vers l'arrière pour qu'elle présente son ventre aux deux occupants de la station, alors située moins de 200 mètres au-dessus. L'objectif était de permettre aux locataires de l'ISS de prendre des images de cette zone, afin de s'assurer qu'elle n'a pas subi de dommages lors du décollage.
Les images numériques seront analysées par la NASA. «Tout ce que nous avons vu jusqu'à maintenant laisse penser que la navette est en parfait état», a précisé Michael Griffin.
L'amarrage a eu lieu juste après 11h GMT (6h à Montréal). Environ deux heures plus tard, après avoir effectué des tests d'étanchéité et de pression, l'équipage de Discovery est entré dans la station, occupée par le cosmonaute russe Sergueï Krikalev et l'astronaute américain John Phillips. Les visiteurs ont été accueillis avec de chaleureuses accolades, du pain et du sel, suivant une tradition russe censée porter chance.
Coup dur
La décision de suspendre les futurs vols de navette est un coup dur pour la NASA. Discovery est la première navette à retourner dans l'espace depuis la désintégration de Columbia, qui avait coûté la vie à ses sept occupants le 1er février 2003.
La NASA pensait avoir résolu le problème des débris en mousse provenant du réservoir extérieur, mais elle s'est rendu compte mercredi qu'il n'en n'était rien. «Nous devons trouver une solution et nous le ferons», a assuré le directeur du programme des navettes, Bill Parsons.
C'est la première fois qu'une navette rejoint l'ISS depuis presque trois ans. Discovery est chargée de 15 tonnes de provisions et de matériel destinés à la station, dont un nouveau gyroscope qui sera installé lors d'une sortie dans l'espace. La navette repartira avec 13 tonnes de détritus stockés à bord de la station.
La NASA a toutefois reconnu qu'elle n'arriverait peut-être jamais à empêcher des morceaux de mousse isolante de se détacher du réservoir extérieur au décollage, problème survenu lors du lancement de Discovery, qui a amené mercredi l'agence spatiale américaine à suspendre tous les vols de navette à venir. C'est un incident de ce type qui avait conduit à la désintégration de Columbia il y a deux ans et demi.
«Nous essayons de réduire le problème à un niveau où il ne peut provoquer des dommages sur la navette», a souligné l'administrateur de la NASA, Michael Griffin, sur la chaîne NBC. Mais «nous ne serons jamais capables de faire baisser la quantité de débris provenant du réservoir à zéro», a-t-il ajouté.
Selon la NASA, un débris en mousse de 400 grammes s'est détaché lors du décollage mardi, mais sans percuter Discovery, contrairement à ce qui s'était passé pour Columbia. «Il semble qu'aucun des morceaux de mousse tombés du réservoir n'ait percuté la navette», a souligné le directeur des opérations de vol, John Shannon.
Une tuile thermique, placée sur le ventre de Discovery, a en revanche été endommagée peu après le lancement. Mais la NASA a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un problème grave.
Une pirouette inédite
Peu avant l'amarrage à l'ISS, le commandant de bord de Discovery, Eileen Collins, lui a fait faire une pirouette sans précédent, faisant basculer la navette sur elle-même vers l'arrière pour qu'elle présente son ventre aux deux occupants de la station, alors située moins de 200 mètres au-dessus. L'objectif était de permettre aux locataires de l'ISS de prendre des images de cette zone, afin de s'assurer qu'elle n'a pas subi de dommages lors du décollage.
Les images numériques seront analysées par la NASA. «Tout ce que nous avons vu jusqu'à maintenant laisse penser que la navette est en parfait état», a précisé Michael Griffin.
L'amarrage a eu lieu juste après 11h GMT (6h à Montréal). Environ deux heures plus tard, après avoir effectué des tests d'étanchéité et de pression, l'équipage de Discovery est entré dans la station, occupée par le cosmonaute russe Sergueï Krikalev et l'astronaute américain John Phillips. Les visiteurs ont été accueillis avec de chaleureuses accolades, du pain et du sel, suivant une tradition russe censée porter chance.
Coup dur
La décision de suspendre les futurs vols de navette est un coup dur pour la NASA. Discovery est la première navette à retourner dans l'espace depuis la désintégration de Columbia, qui avait coûté la vie à ses sept occupants le 1er février 2003.
La NASA pensait avoir résolu le problème des débris en mousse provenant du réservoir extérieur, mais elle s'est rendu compte mercredi qu'il n'en n'était rien. «Nous devons trouver une solution et nous le ferons», a assuré le directeur du programme des navettes, Bill Parsons.
C'est la première fois qu'une navette rejoint l'ISS depuis presque trois ans. Discovery est chargée de 15 tonnes de provisions et de matériel destinés à la station, dont un nouveau gyroscope qui sera installé lors d'une sortie dans l'espace. La navette repartira avec 13 tonnes de détritus stockés à bord de la station.
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