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La première pièce du puzzle

L'arrivée du numérique, et tout particulièrement d'Internet, tend à rendre caduques de nombreuses choses que nous tenions pourtant pour acquises. Les lois sur la propriété intellectuelle telles que nous les connaissons aujourd'hui sont constamment remises en question.

Premier marché à faire les frais de ce changement de paradigme, l'industrie du disque est, selon de nombreux observateurs crédibles, sous respirateur artificiel. Cela ne veut pas toutefois pas dire que les créateurs sont condamnés à voir leurs oeuvres piratées sans chance de se voir rétribuer.

Ne nous leurrons pas, le disque comme bien de consommation est mort, les consommateurs ayant clairement exprimé le souhait d'acquérir leur musique à la pièce. Les créateurs devront à terme passer d'un marché appelé industrie du disque à un autre qui sera connu sous le nom d'industrie de la musique. Ils devront reprendre ce que les compagnies de technologies comme Apple et Microsoft leur ont soutiré, à savoir le contrôle sur la distribution de leurs oeuvres.

Mieux correspondre aux besoins

L'arrivée d'une licence adaptée au monde numérique et à Internet est la première pièce d'un puzzle complexe où la propriété intellectuelle et les technologies devront travailler de concert afin de mieux correspondre aux besoins des consommateurs. Creative Commons n'est qu'une pièce de ce puzzle. Nul ne connaît encore l'image finale qui apparaîtra une fois les pièces assemblées.

Et ce défi de créer un nouvel environnement de diffusion qui respectera les droits des créateurs et les besoins des consommateurs ne concerne pas seulement l'industrie du disque. Le monde du cinéma et de la vidéo fait face en ce moment aux mêmes problématiques que l'industrie du disque. Et il en est de même pour tous les créateurs de contenu, quels qu'ils soient. En ce moment même, le monde de l'éducation est en train se mobiliser afin de faire face à des changements à la loi canadienne du droit d'auteur.

Bref, il est grand temps de revoir le concept de propriété intellectuelle que l'arrivée d'Internet a rendu désuet. En adaptant le droit d'auteur à Internet, Creative Commons pose la première pierre d'un édifice qu'il nous faudra reconstruire.






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