Les enchères de Google ont démarré, mais quel sera le prix?
Seattle — Les enchères pour l'introduction en Bourse de Google ont comme prévu débuté vendredi 13, mais maintenant les investisseurs peuvent se demander si ce jour leur a porté chance.
Le procédé atypique choisi par le plus populaire moteur de recherche sur Internet laisse en effet au petit porteur la chance de participer directement à l'introduction en Bourse (IPO) la plus attendue de l'année, sans avoir à passer par l'intermédiaire de son banquier ou conseiller financier.
Mais le quidam qui se lance ainsi à l'eau doit déterminer le nombre d'actions qu'il est prêt à acquérir et le prix à payer, ce qui n'est pas une tache facile.
Google s'attend à une mise à prix variant entre 108 et 135 $ par action ce qui, en haut de fourchette, valoriserait le groupe à 188 fois son résultat des quatre derniers trimestres, à comparer à un multiple d'un peu plus de 100 % concurrent Yahoo.
Or une dizaine d'investisseurs et d'analystes qui ont révélé leurs calculs parient sur un prix d'introduction compris entre 70 et 115 $ par action.
«La recherche payante rapporte certes beaucoup en ce moment, mais pour Google la question fondamentale est de diversifier ses sources de revenus», affirme Martin Pyykkonen, analyste chez Janco Partners, qui a un pronostic de 76 $.
La recherche a représenté 98 % du chiffre d'affaires de Google au premier semestre 2002, rappelle-t-il.
Accrocs
Diverses petites affaires, la dernière en date étant une interview des deux fondateurs de Google publiée par le magazine Playboy en pleine période de «discrétion» avant l'IPO, ont aussi terni ce happening boursier de l'année.
Une source a indiqué à Reuters vendredi que la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américaine, ne retarderait pas l'IPO qui, selon toute vraisemblance, aura lieu dans la semaine.
Google n'a pas précisé quand son adjudication serait close. «Le prix est trop élevé, ils devraient l'abaisser à 60 ou 70 $ pour élargir leur base actionnariale et laisser espérer un potentiel de hausse aux investisseurs institutionnels et particuliers», affirme un analyste de la Silicon Valley sous le couvert de l'anonymat.
À la fin juillet, Google a publié des résultats trimestriels montrant que la croissance de son chiffre d'affaires avait ralenti à 7 % en avril-juin, à comparer à des hausses à deux chiffres les trimestres précédents.
La société a ensuite reconnu qu'elle avait peut-être émis de manière illicite plus de 23 millions d'actions et 5,6 millions de stock-options, ce qui a provoqué l'ouverture d'une enquête par les autorités de régulation de Californie. Malgré ces accrocs, beaucoup d'analystes pensent que l'IPO sera un succès. «En ce moment il n'y a pas grand-chose de positif qui se dit sur Google mais il n'en reste pas moins que c'est une entreprise leader sur un segment de marché en forte croissance», conclut Scott Kessler, analyste de Standard & Poor qui valorise l'action à 110 $.
Le procédé atypique choisi par le plus populaire moteur de recherche sur Internet laisse en effet au petit porteur la chance de participer directement à l'introduction en Bourse (IPO) la plus attendue de l'année, sans avoir à passer par l'intermédiaire de son banquier ou conseiller financier.
Mais le quidam qui se lance ainsi à l'eau doit déterminer le nombre d'actions qu'il est prêt à acquérir et le prix à payer, ce qui n'est pas une tache facile.
Google s'attend à une mise à prix variant entre 108 et 135 $ par action ce qui, en haut de fourchette, valoriserait le groupe à 188 fois son résultat des quatre derniers trimestres, à comparer à un multiple d'un peu plus de 100 % concurrent Yahoo.
Or une dizaine d'investisseurs et d'analystes qui ont révélé leurs calculs parient sur un prix d'introduction compris entre 70 et 115 $ par action.
«La recherche payante rapporte certes beaucoup en ce moment, mais pour Google la question fondamentale est de diversifier ses sources de revenus», affirme Martin Pyykkonen, analyste chez Janco Partners, qui a un pronostic de 76 $.
La recherche a représenté 98 % du chiffre d'affaires de Google au premier semestre 2002, rappelle-t-il.
Accrocs
Diverses petites affaires, la dernière en date étant une interview des deux fondateurs de Google publiée par le magazine Playboy en pleine période de «discrétion» avant l'IPO, ont aussi terni ce happening boursier de l'année.
Une source a indiqué à Reuters vendredi que la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américaine, ne retarderait pas l'IPO qui, selon toute vraisemblance, aura lieu dans la semaine.
Google n'a pas précisé quand son adjudication serait close. «Le prix est trop élevé, ils devraient l'abaisser à 60 ou 70 $ pour élargir leur base actionnariale et laisser espérer un potentiel de hausse aux investisseurs institutionnels et particuliers», affirme un analyste de la Silicon Valley sous le couvert de l'anonymat.
À la fin juillet, Google a publié des résultats trimestriels montrant que la croissance de son chiffre d'affaires avait ralenti à 7 % en avril-juin, à comparer à des hausses à deux chiffres les trimestres précédents.
La société a ensuite reconnu qu'elle avait peut-être émis de manière illicite plus de 23 millions d'actions et 5,6 millions de stock-options, ce qui a provoqué l'ouverture d'une enquête par les autorités de régulation de Californie. Malgré ces accrocs, beaucoup d'analystes pensent que l'IPO sera un succès. «En ce moment il n'y a pas grand-chose de positif qui se dit sur Google mais il n'en reste pas moins que c'est une entreprise leader sur un segment de marché en forte croissance», conclut Scott Kessler, analyste de Standard & Poor qui valorise l'action à 110 $.
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