La Grande-Bretagne autorise le clonage d'embryons humains
Londres — La Grande-Bretagne a délivré hier son premier permis de clonage thérapeutique d'embryons humains, plus de trois ans après avoir été le premier pays à autoriser cette technique de production de cellules souches pour la recherche médicale.
Une équipe de l'université de Newcastle avait déposé en mai sa demande pour le clonage thérapeutique auprès du comité de recherche de l'autorité compétente. Elle espère pouvoir créer des cellules productrices d'insuline, à transplanter sur des patients diabétiques.
La loi de 2001 oblige les chercheurs à détruire les embryons vieux de 14 jours afin d'éviter toute tentative aboutissant au clonage d'êtres humains, une pratique interdite.
Après le Royaume-Uni en janvier 2001, le Corée du Sud a autorisé le clonage thérapeutique en décembre 2003. En février dernier, des scientifiques de la péninsule affirmaient être les premiers au monde à avoir réussi à cloner un embryon humain pour la recherche sur les cellules souches.
L'objectif de ces travaux est de parvenir à remplacer des cellules âgées ou abîmées par des cellules jeunes en utilisant des cellules souches embryonnaires qui, étant indifférenciées, ont le pouvoir de se transformer en différents types de tissus humains.
Les États-Unis interdisent tout recours à ce type de clonage. L'administration Bush a par ailleurs revu à la baisse le financement de la recherche sur les cellules souches, thème de sa campagne présidentielle. L'administration actuelle interdit tout financement fédéral de la recherche sur les lignées de cellules souches créées après le 9 août 2001. Un interdit que le sénateur John Kerry, candidat démocrate à l'élection présidentielle, s'est engagé à lever s'il était élu.
Des organisations chrétiennes et conservatrices s'y opposent, jugeant immoral de devoir détruire des embryons humains à des fins de recherche.
Les cellules souches existent aussi chez l'adulte, mais les scientifiques pensent qu'elles ne sont pas aussi polyvalentes que les cellules souches embryonnaires. Ils envisagent toutefois d'utiliser le clonage pour créer un embryon à partir d'un patient, de telle sorte que les cellules souches extraites puissent donner un greffon totalement identique.
Dans un communiqué expliquant son feu vert, le régulateur britannique précise avoir «examiné avec soin les aspects éthiques, scientifiques, médicaux et juridiques de ce projet». Et d'ajouter: «C'est un domaine de recherche très important et une issue technologique responsable. L'autorité est là pour s'assurer que toute recherche impliquant des embryons humains est examinée avec soin et contrôlée correctement.»
En France, la nouvelle est accueillie avec enthousiasme: «C'est quelque chose que tous les chercheurs et tous les médecins attendent depuis longtemps. Nous sommes pleins d'espoir», a déclaré sur Europe 1 Jean Rosa, professeur émérite de biochimie et de biologie éthique ainsi que membre du Comité national de l'éthique.
«Il y a d'énormes garde-fous: d'abord, il y a la loi, qui est tout à fait claire et mondialement connue», selon laquelle «le clonage d'un individu complet est quelque chose qui serait puni de façon très efficace». Cependant, a-t-il ajouté, «d'un point de vue technique, obtenir des cellules-souches sur un embryon qui n'aura pas plus de 14 jours est une chose, et obtenir un individu entier en est une autre; on s'en est aperçu pour le clonage des animaux. Nous sommes en général très peu craintifs sur la dérive en matière de clonage humain».
Présentes au premier stade du développement embryonnaire (les embryons surnuméraires issus de l'aide à la procréation représentent un réservoir important), ces cellules dites totipotentes sont à l'origine des quelque 260 lignées cellulaires de l'organisme. Au cours du développement, elles se transforment en cellules cardiaques, musculaires, cutanées, cérébrales, etc.
Les chercheurs espèrent parvenir à orienter leur transformation en laboratoire pour traiter des maladies comme le diabète, la maladie de Parkinson ou les affections cardiovasculaires.
Une équipe de l'université de Newcastle avait déposé en mai sa demande pour le clonage thérapeutique auprès du comité de recherche de l'autorité compétente. Elle espère pouvoir créer des cellules productrices d'insuline, à transplanter sur des patients diabétiques.
La loi de 2001 oblige les chercheurs à détruire les embryons vieux de 14 jours afin d'éviter toute tentative aboutissant au clonage d'êtres humains, une pratique interdite.
Après le Royaume-Uni en janvier 2001, le Corée du Sud a autorisé le clonage thérapeutique en décembre 2003. En février dernier, des scientifiques de la péninsule affirmaient être les premiers au monde à avoir réussi à cloner un embryon humain pour la recherche sur les cellules souches.
L'objectif de ces travaux est de parvenir à remplacer des cellules âgées ou abîmées par des cellules jeunes en utilisant des cellules souches embryonnaires qui, étant indifférenciées, ont le pouvoir de se transformer en différents types de tissus humains.
Les États-Unis interdisent tout recours à ce type de clonage. L'administration Bush a par ailleurs revu à la baisse le financement de la recherche sur les cellules souches, thème de sa campagne présidentielle. L'administration actuelle interdit tout financement fédéral de la recherche sur les lignées de cellules souches créées après le 9 août 2001. Un interdit que le sénateur John Kerry, candidat démocrate à l'élection présidentielle, s'est engagé à lever s'il était élu.
Des organisations chrétiennes et conservatrices s'y opposent, jugeant immoral de devoir détruire des embryons humains à des fins de recherche.
Les cellules souches existent aussi chez l'adulte, mais les scientifiques pensent qu'elles ne sont pas aussi polyvalentes que les cellules souches embryonnaires. Ils envisagent toutefois d'utiliser le clonage pour créer un embryon à partir d'un patient, de telle sorte que les cellules souches extraites puissent donner un greffon totalement identique.
Dans un communiqué expliquant son feu vert, le régulateur britannique précise avoir «examiné avec soin les aspects éthiques, scientifiques, médicaux et juridiques de ce projet». Et d'ajouter: «C'est un domaine de recherche très important et une issue technologique responsable. L'autorité est là pour s'assurer que toute recherche impliquant des embryons humains est examinée avec soin et contrôlée correctement.»
En France, la nouvelle est accueillie avec enthousiasme: «C'est quelque chose que tous les chercheurs et tous les médecins attendent depuis longtemps. Nous sommes pleins d'espoir», a déclaré sur Europe 1 Jean Rosa, professeur émérite de biochimie et de biologie éthique ainsi que membre du Comité national de l'éthique.
«Il y a d'énormes garde-fous: d'abord, il y a la loi, qui est tout à fait claire et mondialement connue», selon laquelle «le clonage d'un individu complet est quelque chose qui serait puni de façon très efficace». Cependant, a-t-il ajouté, «d'un point de vue technique, obtenir des cellules-souches sur un embryon qui n'aura pas plus de 14 jours est une chose, et obtenir un individu entier en est une autre; on s'en est aperçu pour le clonage des animaux. Nous sommes en général très peu craintifs sur la dérive en matière de clonage humain».
Présentes au premier stade du développement embryonnaire (les embryons surnuméraires issus de l'aide à la procréation représentent un réservoir important), ces cellules dites totipotentes sont à l'origine des quelque 260 lignées cellulaires de l'organisme. Au cours du développement, elles se transforment en cellules cardiaques, musculaires, cutanées, cérébrales, etc.
Les chercheurs espèrent parvenir à orienter leur transformation en laboratoire pour traiter des maladies comme le diabète, la maladie de Parkinson ou les affections cardiovasculaires.
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