En bref - Même les babouins peuvent être pacifiques
Chez les babouins, les mâles d'un groupe sont traditionnellement agressifs et passent leur temps à se battre pour avoir accès à la nourriture et aux femelles.
Mais à la grande surprise des biologistes, si les mâles dominants d'un groupe meurent subitement, la hiérarchie qui se reconstitue peut fort bien être pacifique et tolérante. C'est ce qui s'est passé au Kenya : entre 1982 et 1983, les mâles dominants d'un groupe de quelques dizaines d'individus sont morts des suites de l'ingestion de nourriture contaminée. En 1986, avaient noté les biologistes de l'Université Emory d'Atlanta, les comportements agressifs du groupe avaient diminué de façon marquée. Or on se serait attendu à ce que l'arrivée de mâles venus de l'extérieur pour prendre la « place » vacante ramène les choses à la « normale » : il n'en a rien été. De 1993 à 1996, ces nouveaux se sont montrés aussi coopératifs que les anciens mâles de « rang inférieur ». L'initiative en revient aux femelles, selon une étude parue dans Public Library of Science Biology : ce sont elles qui ont en quelque sorte atténué les conflits, notamment en amorçant des rapprochements avec les nouveaux, en faisant leur toilette et en passant plus de temps avec eux que ce qui se passe normalement dans d'autres groupes de babouins.
Mais à la grande surprise des biologistes, si les mâles dominants d'un groupe meurent subitement, la hiérarchie qui se reconstitue peut fort bien être pacifique et tolérante. C'est ce qui s'est passé au Kenya : entre 1982 et 1983, les mâles dominants d'un groupe de quelques dizaines d'individus sont morts des suites de l'ingestion de nourriture contaminée. En 1986, avaient noté les biologistes de l'Université Emory d'Atlanta, les comportements agressifs du groupe avaient diminué de façon marquée. Or on se serait attendu à ce que l'arrivée de mâles venus de l'extérieur pour prendre la « place » vacante ramène les choses à la « normale » : il n'en a rien été. De 1993 à 1996, ces nouveaux se sont montrés aussi coopératifs que les anciens mâles de « rang inférieur ». L'initiative en revient aux femelles, selon une étude parue dans Public Library of Science Biology : ce sont elles qui ont en quelque sorte atténué les conflits, notamment en amorçant des rapprochements avec les nouveaux, en faisant leur toilette et en passant plus de temps avec eux que ce qui se passe normalement dans d'autres groupes de babouins.
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