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    Les études anciennes décryptées

    L’exemple des Clémentines dans la vulgarisation de la recherche

    23 septembre 2017 | Pierre Vallée - Collaboration spéciale | Science et technologie
    Philippe Therrien
    Photo: Sarah Therrien Philippe Therrien
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Pourquoi un jeune doctorant en études anciennes, déjà passablement occupé par son propre travail, voudrait-il faire de la vulgarisation de la recherche ? C’est pourtant le choix que fait Philippe Therrien.

     

    « Les études anciennes sont pour moi une véritable passion, raconte-t-il, et cette passion, j’ai envie de la partager avec d’autres personnes que mes seuls pairs. Et la vulgarisation me permet de le faire. En diffusant ainsi le savoir, j’essaie de contribuer à l’enrichissement de la culture générale. »

     

    Philippe Therrien amorce un doctorat en études anciennes et en théologie en cotutelle avec l’Université Laval et l’Université de Lausanne. Son champ d’expertise est le christianisme ancien. « Je m’intéresse particulièrement à la littérature chrétienne de l’Antiquité. Mon approche est moins théologique, bien que la théologie soit un outil commode, que littéraire et historique. Pour moi, ces textes chrétiens sont une photo des idées qui ont cours à un moment historique précis. »

     

    L’approche à la vulgarisation

     

    Le texte qu’il a soumis au Concours de la vulgarisation de la recherche de l’Acfas, dont il est l’un des lauréats, porte sur les Clémentines. Les Clémentines comprennent deux textes, soit les Homélies et les Reconnaissances du Pseudo-Clément. Ces deux textes racontent l’histoire de Clément de Rome, qui, aux prises avec des questionnements existentiels, trouve réponse auprès de l’apôtre Pierre.

     

    Ces deux textes sont des écrits apocryphes, en ce sens que l’on ne connaît pas avec certitude ni leur auteur ni le moment précis et le lieu de leur rédaction. On estime qu’ils datent de 300 à 400 ans après Jésus-Christ. De plus, les écrits apocryphes ne font pas partie du canon chrétien, comme d’autres écrits tels les quatre Évangiles et les Épîtres de Paul.

     

    D’entrée de jeu, le texte de Philippe Therrien dévoile l’approche qu’il préconise en vulgarisation de la recherche. Il invite le lecteur à cette réflexion. S’il est possible d’observer la faune en regardant par une fenêtre et d’y apercevoir à coup sûr au moins un écureuil, si l’on veut dénicher l’oiseau rare, il faudra sans doute sortir des sentiers battus. Les écrits apocryphes, selon lui, sont cet oiseau rare.

     

    « Les écrits apocryphes témoignent de la diversité des systèmes de pensée dans l’Antiquité et sont la preuve du foisonnement de la vie intellectuelle à cette époque, soutient-il. De plus, aussi modernes que nous puissions être, nous demeurons les descendants et les héritiers de ces modes de pensée. »

     

    Une fois son doctorat en poche, Philippe Therrien se prépare à une carrière de professeur et de chercheur universitaire, bien qu’il demeure ouvert à d’autres possibilités. Mais peu importe son trajet professionnel, une chose demeure. « Je vais toujours continuer à faire de la vulgarisation de la recherche, soit des miennes ou celles de mes pairs. »













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