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    Des planètes autour de l'étoile TRAPPIST-1 pourraient avoir encore de l'eau

    31 août 2017 | Agence France-Presse à Paris | Science et technologie
    En février, une équipe internationale avait fait sensation en annonçant avoir découvert autour de l'étoile naine TRAPPIST-1 un fascinant système de sept exoplanètes de la taille de la Terre.
    Photo: NASA/JPL-Caltech En février, une équipe internationale avait fait sensation en annonçant avoir découvert autour de l'étoile naine TRAPPIST-1 un fascinant système de sept exoplanètes de la taille de la Terre.

    Plusieurs planètes autour de la petite étoile TRAPPIST-1 située dans notre galaxie à 40 années-lumière de la Terre, pourraient « encore contenir d’importantes quantités d’eau », estiment des astronomes, sur la base de « premiers indices » recueillis grâce au télescope Hubble.

     

    « Cela inclut trois planètes situées dans la “zone habitable” de l’étoile, ce qui apporte un poids supplémentaire à la possibilité qu’elles soient effectivement “habitables” », souligne l’Université de Liège dont plusieurs chercheurs ont participé à l’étude publiée jeudi dans Astronomical Journal.

     

    En février, une équipe internationale avait fait sensation en annonçant avoir découvert autour de cette étoile naine, peu lumineuse et ultra-froide, un fascinant système de sept exoplanètes de la taille de la Terre. Ils avaient ajouté que trois de ces exoplanètes (TRAPPIST-1e, f et g) se trouvaient dans la zone « habitable » du système, c’est-à-dire susceptible d’abriter de l’eau liquide en surface.

     

    L’eau liquide est un prérequis à l’existence de la vie, même si cela n’est pas une condition suffisante.

     

    Suite à cette découverte, une équipe d’astronomes a utilisé le télescope spatial Hubble (NASA/ESA) pour étudier la quantité de rayonnement ultraviolet reçue par les planètes de ce système.

     

    « Si ces planètes ont de l’eau dans leur atmosphère, cette eau peut être sensible au rayonnement ultraviolet émis par l’étoile », souligne l’astrophysicien Vincent Bourrier, de l’Université de Genève, principal auteur de l’étude. Les rayons UV peuvent casser les molécules d’eau en atomes d’hydrogène et d’oxygène.

     

    Très léger, « l’hydrogène peut alors s’échapper beaucoup plus facilement de l’atmosphère de la planète et ce processus peut faire perdre progressivement de l’eau à l’atmosphère », explique-t-il à l’AFP.

     

    Les astronomes ont donc cherché à mesurer l’énergie émise par TRAPPIST-1 dans l’ultraviolet pour ensuite estimer, à l’aide d’un modèle, combien d’eau les planètes auraient pu perdre au cours du temps jusqu’à aujourd’hui.

     

    « On s’est rendu compte que les quatre planètes les plus externes [TRAPPIST-1e, f, g, h] étaient celles qui auraient pu conserver le plus d’eau, dit-il. Elles auraient perdu l’équivalent de moins de trois océans terrestres. »

     

    En revanche, les trois planètes les plus proches de l’étoile (TRAPPIST-1b, c, d) sont susceptibles d’avoir perdu l’équivalent de plus de 20 océans terrestres au cours des huit milliards d’années, âge supposé de l’étoile naine.

     

    « Nos résultats soulignent à quel point les conditions de surface des planètes TRAPPIST-1 ont pu être affectées par des milliards d’années d’évolution atmosphérique due à la proximité de leur étoile hôte », souligne l’astronome Michaël Gillon, de l’Université de Liège et coauteur de l’étude.

     

    « Cette étude nous permet de raffiner notre connaissance du système et d’orienter nos recherches vers les planètes les plus extérieures », relève Vincent Bourrier.

     

    « Petit à petit, on va finir par réussir à dire quelles planètes dans ce système sont les plus à même d’abriter encore des atmosphères, de l’eau et éventuellement de la vie », dit-il.













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