Technologie: Les RIMA, pour conjuguer l'apprentissage avec les NTIC
À compter d'aujourd'hui se tient à Québec une rencontre importante pour qui s'intéresse au multimédia d'apprentissage et à l'éducation
Mis en place à l'initiative de la Chambre de commerce de Québec à la suite de la création en 1992 d'une Table du GRAPPE (Grand réseau des acteurs et des promoteurs du partenariat économique), un réseau virtuel rassemblant des entrepreneurs, des gestionnaires, des professionnels, des chercheurs ainsi que d'autres intervenants du milieu socio-économique de la ville de Québec, la première édition des RIMA [rencontres internationales du multimédia d'apprentissage] se tenait en 2002, à Québec.
Pour ses organisateurs, les RIMA se veulent un lieu de rencontre privilégié où les experts en NTIC et en apprentissage peuvent discuter d'une multitude de sujets. D'ailleurs, les objectifs des RIMA se résument ainsi:
- Favoriser une synergie entre les utilisateurs et leurs besoins, puis les fabricants et leurs innovations et donc, dans cette perspective, susciter des maillages entre les entreprises technologiques, les établissements d'éducation et entreprises culturelles, et le milieu de la recherche;
- assurer la réalisation d'alliances et de partenariats d'affaires entre entreprises étrangères et acteurs de renommée mondiale;
- favoriser l'appropriation de l'innovation par les entreprises et individus participants.
Événement international
Dans une atmosphère décrite comme conviviale, les organisateurs de l'édition 2004 du RIMA s'attendent à réunir plus de 300 entreprises et acteurs de prestige, provenant notamment du Canada, des États-Unis, de l'Europe et de l'Amérique du Sud, au sein d'un événement récurrent qui sera axé sur la célébration du multimédia d'apprentissage.
Tout au long des trois jours de conférences, de rencontres et de démonstration, les participants du RIMA 2004 feront le point sur ce sujet en plus de partager leurs connaissances et les toutes dernières avancées dans le domaine du savoir.
Plusieurs experts internationaux tel Seymour Papert, un des fondateurs du fameux MediaLab du MIT et créateur du langage de programmation Logo (la petite tortue), y dispenseront leurs dernières théories en ce domaine.
D'ailleurs, il n'y a qu'à consulter la liste des conférences pour constater que les participants réunis aux RIMA, ceux-ci incluant le chroniqueur du Devoir, auront à faire des choix souvent déchirants.
Par exemple, Gonzalo Frasca, chercheur au Center for Computer Game Research, du Danemark et Geneviève Robillard, coordonnatrice des projets de recherche au laboratoire de Cyberpsychologie de l'Université du Québec en Outaouais débattront sur le sujet suivant: «Les jeux vidéo favorisent-ils l'apprentissage ?» Question des plus intéressantes d'autant plus que certains chercheurs dans le domaine prétendent qu'il est possible de concevoir des jeux spécialement destinés à l'apprentissage de notions complexes, autrement inaccessibles aux enfants.
De même, Hélène Craig, une analyste d'ici spécialisée en e-learning, Gilbert Paquette du Centre interuniversitaire de recherche sur le téléapprentissage et Jean-Louis Schaff, consultant et fondateur du cabinet d'études Aska, de France, discuteront du concept d'université virtuelle et de la qualité de l'enseignement qui y est donné, du taux de réussite de ses étudiants et de la validité des diplômes.
Carnets Web
Mario Asselin, le directeur d'école de l'Institut Saint-Joseph dont nous avions parlé, il y a quelques semaines de cela, et qui a réussi à implanter avec succès en institution des cybercarnets afin de favoriser la gestion et le partage de connaissances, se joindra à Sébastien Paquet, agent de recherche au groupe d'apprentissage électronique du Conseil national de Recherche du Canada à Moncton, Albert Delgado de la Whittier School et David Huffaker, coordonnateur au Children's Digital Media Center afin de discuter des enjeux et des impacts qu'ont les carnets Web (blogues) en éducation.
Nul doute qu'il sera intéressant de comparer les difficultés et les défis qu'ont eu à relever ces acteurs en implantant un tel concept au sein d'une école secondaire, et d'une université. Est-il plus facile de réunir des jeunes autour d'un tel projet ? Les universitaires eux, sont-ils plus réfractaires ? Réponse ce matin lors de cet atelier qui ouvrira l'édition 2004 des RIMA.
Évidemment, outre celle de Seymour Papert, une grande conférence à ne pas manquer, et sur laquelle nous reviendrons au cours des prochaines semaines, sera celle de James Paul Gee, professeur à l'Université du Wisconsin, et auteur du livre What Video Games Have to Teach Us About Learning and Literacy. On s'en doute, ses plus récentes recherches qui mettent en relief les mécanismes de l'apprentissage dans les jeux vidéo et à l'école risquent de déranger beaucoup.
Gouvernement en ligne: un oubli
Il y a deux semaines de cela, dans ma chronique sur le e-gouvernement, je soutenais, en fin d'article, la thèse de la création d'un Institut de la gouvernance en ligne. Or, une petite phrase a malencontreusement sauté au montage final. Il fallait donc lire : « Cela exige donc la création d'un plan d'ensemble à plus long terme, associant les secteurs public et privé, mais il est important et crucial que l'architecte principal demeure le gouvernement lui-même. D'ailleurs, je verrais très bien, associées à un tel projet, des groupes représentants les citoyens, une ou deux universités, une située à Montréal et l'autre à Québec, en plus d'organismes comme les Chambres de commerce de Montréal et de Québec, dignes représentants du secteur privé. Et pourquoi pas, en priorité, des groupes de jeunes, parce qu'après tout, ce seront eux qui la feront, cette nouvelle démocratie participative. »
Projet Mille, des nouvelles
Dans ma chronique du 16 février dernier, je vous faisais part des difficultés des responsables du Projet Mille, d'obtenir du FAI une dernière tranche de 400 000 $ pour parvenir à achever ce projet
«Toutefois, pour parvenir à livrer ce patrimoine technologique aux écoles et aux commissions scolaires, les partenaires du projet MILLE ont besoin, on s'en doute, de ressources financières. Or, il semble qu'après avoir fait moult détours au sein de plusieurs ministères et organismes, les demandes des partenaires du projet MILLE soient restées lettre morte. Or, les 400 000 $ manquant au budget total d'un million de dollars sont essentiels à l'achèvement du projet.»
Bonne nouvelle, le responsable du projet, Louis Fortier, nous a écrit cette semaine pour « partager sa joie avec nous », à savoir que le FAI avait finalement agréé aux demandes des partenaires du Projet Mille et que la demande de subvention était acceptée. Nous ne pouvons qu'applaudir à ce geste. Évidemment, nous vous tiendrons au courant des conclusions et des retombées du Projet Mille. N'est-ce pas Louis que nous tiendrons les lecteurs au courant ? ; -)
Pour ses organisateurs, les RIMA se veulent un lieu de rencontre privilégié où les experts en NTIC et en apprentissage peuvent discuter d'une multitude de sujets. D'ailleurs, les objectifs des RIMA se résument ainsi:
- Favoriser une synergie entre les utilisateurs et leurs besoins, puis les fabricants et leurs innovations et donc, dans cette perspective, susciter des maillages entre les entreprises technologiques, les établissements d'éducation et entreprises culturelles, et le milieu de la recherche;
- assurer la réalisation d'alliances et de partenariats d'affaires entre entreprises étrangères et acteurs de renommée mondiale;
- favoriser l'appropriation de l'innovation par les entreprises et individus participants.
Événement international
Dans une atmosphère décrite comme conviviale, les organisateurs de l'édition 2004 du RIMA s'attendent à réunir plus de 300 entreprises et acteurs de prestige, provenant notamment du Canada, des États-Unis, de l'Europe et de l'Amérique du Sud, au sein d'un événement récurrent qui sera axé sur la célébration du multimédia d'apprentissage.
Tout au long des trois jours de conférences, de rencontres et de démonstration, les participants du RIMA 2004 feront le point sur ce sujet en plus de partager leurs connaissances et les toutes dernières avancées dans le domaine du savoir.
Plusieurs experts internationaux tel Seymour Papert, un des fondateurs du fameux MediaLab du MIT et créateur du langage de programmation Logo (la petite tortue), y dispenseront leurs dernières théories en ce domaine.
D'ailleurs, il n'y a qu'à consulter la liste des conférences pour constater que les participants réunis aux RIMA, ceux-ci incluant le chroniqueur du Devoir, auront à faire des choix souvent déchirants.
Par exemple, Gonzalo Frasca, chercheur au Center for Computer Game Research, du Danemark et Geneviève Robillard, coordonnatrice des projets de recherche au laboratoire de Cyberpsychologie de l'Université du Québec en Outaouais débattront sur le sujet suivant: «Les jeux vidéo favorisent-ils l'apprentissage ?» Question des plus intéressantes d'autant plus que certains chercheurs dans le domaine prétendent qu'il est possible de concevoir des jeux spécialement destinés à l'apprentissage de notions complexes, autrement inaccessibles aux enfants.
De même, Hélène Craig, une analyste d'ici spécialisée en e-learning, Gilbert Paquette du Centre interuniversitaire de recherche sur le téléapprentissage et Jean-Louis Schaff, consultant et fondateur du cabinet d'études Aska, de France, discuteront du concept d'université virtuelle et de la qualité de l'enseignement qui y est donné, du taux de réussite de ses étudiants et de la validité des diplômes.
Carnets Web
Mario Asselin, le directeur d'école de l'Institut Saint-Joseph dont nous avions parlé, il y a quelques semaines de cela, et qui a réussi à implanter avec succès en institution des cybercarnets afin de favoriser la gestion et le partage de connaissances, se joindra à Sébastien Paquet, agent de recherche au groupe d'apprentissage électronique du Conseil national de Recherche du Canada à Moncton, Albert Delgado de la Whittier School et David Huffaker, coordonnateur au Children's Digital Media Center afin de discuter des enjeux et des impacts qu'ont les carnets Web (blogues) en éducation.
Nul doute qu'il sera intéressant de comparer les difficultés et les défis qu'ont eu à relever ces acteurs en implantant un tel concept au sein d'une école secondaire, et d'une université. Est-il plus facile de réunir des jeunes autour d'un tel projet ? Les universitaires eux, sont-ils plus réfractaires ? Réponse ce matin lors de cet atelier qui ouvrira l'édition 2004 des RIMA.
Évidemment, outre celle de Seymour Papert, une grande conférence à ne pas manquer, et sur laquelle nous reviendrons au cours des prochaines semaines, sera celle de James Paul Gee, professeur à l'Université du Wisconsin, et auteur du livre What Video Games Have to Teach Us About Learning and Literacy. On s'en doute, ses plus récentes recherches qui mettent en relief les mécanismes de l'apprentissage dans les jeux vidéo et à l'école risquent de déranger beaucoup.
Gouvernement en ligne: un oubli
Il y a deux semaines de cela, dans ma chronique sur le e-gouvernement, je soutenais, en fin d'article, la thèse de la création d'un Institut de la gouvernance en ligne. Or, une petite phrase a malencontreusement sauté au montage final. Il fallait donc lire : « Cela exige donc la création d'un plan d'ensemble à plus long terme, associant les secteurs public et privé, mais il est important et crucial que l'architecte principal demeure le gouvernement lui-même. D'ailleurs, je verrais très bien, associées à un tel projet, des groupes représentants les citoyens, une ou deux universités, une située à Montréal et l'autre à Québec, en plus d'organismes comme les Chambres de commerce de Montréal et de Québec, dignes représentants du secteur privé. Et pourquoi pas, en priorité, des groupes de jeunes, parce qu'après tout, ce seront eux qui la feront, cette nouvelle démocratie participative. »
Projet Mille, des nouvelles
Dans ma chronique du 16 février dernier, je vous faisais part des difficultés des responsables du Projet Mille, d'obtenir du FAI une dernière tranche de 400 000 $ pour parvenir à achever ce projet
«Toutefois, pour parvenir à livrer ce patrimoine technologique aux écoles et aux commissions scolaires, les partenaires du projet MILLE ont besoin, on s'en doute, de ressources financières. Or, il semble qu'après avoir fait moult détours au sein de plusieurs ministères et organismes, les demandes des partenaires du projet MILLE soient restées lettre morte. Or, les 400 000 $ manquant au budget total d'un million de dollars sont essentiels à l'achèvement du projet.»
Bonne nouvelle, le responsable du projet, Louis Fortier, nous a écrit cette semaine pour « partager sa joie avec nous », à savoir que le FAI avait finalement agréé aux demandes des partenaires du Projet Mille et que la demande de subvention était acceptée. Nous ne pouvons qu'applaudir à ce geste. Évidemment, nous vous tiendrons au courant des conclusions et des retombées du Projet Mille. N'est-ce pas Louis que nous tiendrons les lecteurs au courant ? ; -)
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