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    Institut Armand-Frappier

    Toutes les facettes de la recherche en santé

    L’établissement de recherche vise l’excellence internationale

    8 avril 2017 | Pierre Vallée - Collaboration spéciale | Science et technologie
    Pierre Talbot, directeur de l’Institut Armand-Frappier
    Photo: Christian Fleury Pierre Talbot, directeur de l’Institut Armand-Frappier
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
     

    Fondé en 1938, l’Institut Armand-Frappier, maintenant intégré à l’INRS, porte encore aujourd’hui le nom de son fondateur, le microbiologiste et chercheur québécois, Armand Frappier, et ne s’est guère éloigné de l’héritage de ce dernier.

     

    « La contribution scientifique d’Armand Frappier est un modèle à suivre et nous y sommes demeurés fidèles », avance Pierre Talbot, directeur de l’Institut Armand-Frappier. En effet, l’essentiel de la recherche scientifique effectuée à l’Institut Armand-Frappier porte sur divers aspects de la santé humaine.

     

    C’est la deuxième fois dans sa carrière scientifique — il est un spécialiste des coronavirus — que Pierre Talbot se retrouve à la barre de l’Institut Armand-Frappier, dont il a dirigé les destinées une première fois de 1998 à 2007. « Lors de mon premier mandat, le plus important défi que nous avons eu à relever a été celui de l’intégration de l’Institut Armand-Frappier à l’INRS. Le second défi était d’obtenir une forme de reconnaissance internationale, ce que nous avons accompli lorsque nous avons convaincu l’Institut Pasteur de nous accepter comme l’un des membres de son réseau international. À ce jour, l’Institut Armand-Frappier est le seul centre de recherche en santé en Amérique du Nord à posséder ce statut. »

     

    Quel sera le défi de son second mandat ? « Le mandat que l’on m’a confié est clair : faire de l’Institut Armand-Frappier l’un des meilleurs centres de recherche en santé non seulement au Québec et au Canada, mais aussi dans le monde. »

     

    Recherche et enseignement

     

    La recherche scientifique à l’Institut Armand-Frappier se divise en trois axes principaux : maladies infectieuses, immunité, cancer et épidémiologie ; microbiologie et biotechnologies ; et finalement, toxicologie environnementale et pharmacologie. Et peu importe l’axe de recherche, la santé humaine est toujours à l’avant-plan. Prenons, par exemple, la toxicologie environnementale. Il est évident que non seulement les polluants et autres substances toxiques sont nuisibles à l’environnement, mais qu’ils ont aussi un effet délétère sur la santé humaine.

     

    Par contre, ces axes de recherche ne sont pas coulés dans le béton. « C’est pourquoi je préfère utiliser le terme de thématiques de recherche plutôt que celui d’axes de recherche, car ces orientations de recherche sont appelées à évoluer au fil des ans et selon les occasions qui se présenteront à nous. En recherche scientifique, il est important de toujours garder un esprit ouvert devant les nouvelles hypothèses qui font leur apparition. »

     

    De plus, l’Institut Armand-Frappier est un centre de recherche complet. « Nous faisons de la recherche fondamentale, certes, mais aussi beaucoup de recherche appliquée. Par exemple, nous venons d’accueillir dans nos rangs un pharmacochimiste qui travaillera sur les nouveaux médicaments. Ensuite, l’Institut Armand-Frappier agit aussi comme incubateur d’entreprises, et nous avons à l’interne une personne qui se consacre à la valorisation de la recherche. »

     

    L’Institut Armand-Frappier est aussi une maison d’enseignement aux cycles supérieurs. Il offre une maîtrise en microbiologie appliquée, une maîtrise en sciences expérimentales de la santé, une maîtrise en virologie et immunologie, un doctorat en biologie et un doctorat en virologie et immunologie. Il accueille aussi quelques étudiants au post-doctorat.

     

    Environ 200 étudiants le fréquentent présentement et, fait à noter, bon nombre d’entre eux sont des étudiants étrangers. « Nous avons une portion importante de nos étudiants qui viennent de l’étranger. Cela s’explique par le fait que nous éprouvons, encore aujourd’hui, de la difficulté à recruter de jeunes étudiants québécois. Soit les jeunes Québécois sont moins désireux de faire carrière comme chercheur dans le domaine de la santé humaine, soit ils méconnaissent l’Institut Armand-Frappier en tant qu’établissement d’enseignement, quoique, à ce chapitre, nous fassions beaucoup d’efforts auprès d’eux pour nous faire mieux connaître. » Un de ces efforts est un camp d’été, ou le programme Apprentis en biosciences, à l’intention des étudiants des 3e, 4e et 5e années du secondaire. « Le jeune qui participe passe une semaine entre nos murs et doit réaliser un projet de recherche sous la supervision d’un doctorant. Depuis les dix années que le programme existe, nous avons accueilli environ 600 étudiants. C’est notre façon à nous de chercher à allumer la flamme de la recherche scientifique chez les jeunes. »
     

    Cancer

     

    La recherche sur le cancer occupe une place de choix à l’Institut Armand-Frappier. « Par exemple, nous savons que le cancer du col de l’utérus est causé par un virus, soit le virus du papillome humain. Et nous disposons à l’Institut Armand-Frappier d’une longue tradition et d’une expertise reconnue en virologie et en immunologie. Donc, il est tout naturel pour nous d’explorer cette voie. Par contre, ce n’est pas la seule voie. Nous avons de la recherche sur le cancer du point de vue moléculaire tout comme du point de vue épidémiologique. Nous menons même des recherches sur les cellules souches relativement au cancer. »

     

    C’est pourquoi Pierre Talbot attend avec impatience de connaître les détails concernant le nouvel Oncopole, un partenariat public-privé entre le Fonds de recherche du Québec – Santé et la pharmaceutique Merck Co. « Nous savons encore peu de chose concernant le fonctionnement de l’Oncopole, mais une chose est certaine, l’Institut Armand-Frappier aimerait bien y apporter sa contribution, si cela est possible. » Mais que l’Institut Armand-Frappier soit partie prenante ou non de l’Oncopole, le concept lui-même de l’Oncopole a déjà fait des petits à l’Institut Armand-Frappier. « Nous songeons sérieusement à mettre en place un Infectiopole qui servirait de point de rencontre pour les chercheurs en virologie et en immunologie. »













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