Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous
    Étude

    Avoir des enfants augmenterait l’espérance de vie

    Le fait d'avoir des enfants est associé à une longévité accrue, selon une vaste étude suédoise.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le fait d'avoir des enfants est associé à une longévité accrue, selon une vaste étude suédoise.

    Paris — Avoir au moins un enfant augmente l’espérance de vie, plus particulièrement chez les hommes, selon une vaste étude publiée mardi dans la revue médicale Journal of Epidemiology and Community Health.

     

    Réalisée sur plus de 1,4 million de Suédois nés entre 1911 et 1925, l’étude a permis de montrer que l’espérance de vie à 60 ans était supérieure de près de deux ans chez les parents d’au moins un enfant par rapport aux personnes sans enfants.

     

    L’écart était un peu supérieur chez les hommes, de l’ordre de 1,8 an, contre 1,5 an chez les femmes.

     

    À 80 ans, les pères ayant eu au moins un enfant avaient encore une espérance de vie de 7,7 ans, contre 7 ans chez les hommes sans enfant, soit un écart de 0,7 an, tandis que les mères pouvaient espérer vivre encore 9,5 ans au lieu de 8,9 ans pour les femmes sans enfant, soit un écart de 0,6 an.

     

    « Avoir des enfants est associé à une longévité accrue », soulignent les chercheurs, qui ont également montré, contrairement à d’autres études, que le sexe des enfants n’avait aucun impact.

     

    Les filles sont souvent considérées comme jouant un rôle plus important que les garçons dans l’aide apportée à des parents âgés.

     

    Mais aucune association de ce type n’a été retrouvée par les chercheurs, qui mettent en avant le système de soins très performant et pratiquement gratuit existant en Suède.

     

    Quant à l’avantage relatif observé chez les hommes ayant eu des enfants, il est encore plus important chez les hommes non mariés, « peut-être parce que les hommes mariés bénéficient également du partenaire en matière de soins et de soutien, alors que les non-mariés et les veufs seraient plus dépendants de leurs enfants adultes », écrivent les chercheurs.

     

    Entraide et comportements sains

     

    Pour expliquer l’écart d’espérance de vie entre les personnes avec ou sans enfants, les chercheurs avancent, au-delà du soutien apporté par leurs enfants, d’autres phénomènes possibles, comme le fait d’avoir adopté des comportements plus sains à cause de leurs enfants.

     

    Dans la plupart des pays, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, qu’elles aient eu des enfants ou non.

     

    Dans l’étude suédoise, l’espérance de vie des mères de famille était de 24,6 ans à 60 ans contre 20,2 ans chez leurs homologues masculins. Pour les femmes sans enfants, elle atteignait encore 23,1 ans, contre 18,4 chez les hommes.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.