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    Université Laval

    La transdisciplinarité comme voie d’avenir en recherche

    18 février 2017 | Caroline Rodgers - Collaboration spéciale | Science et technologie
    Un projet sur le Nord durable, Sentinelle Nord, permet aux chercheurs de nombreuses disciplines de collaborer. Il réunit les travaux de l’Institut nordique du Québec, qui regroupe l’Université Laval, l’Université McGill et l’INRS, ainsi que les travaux du réseau ArcticNet et du navire de recherche <em>Amundsen</em>.
    Photo: Martin Fortier Un projet sur le Nord durable, Sentinelle Nord, permet aux chercheurs de nombreuses disciplines de collaborer. Il réunit les travaux de l’Institut nordique du Québec, qui regroupe l’Université Laval, l’Université McGill et l’INRS, ainsi que les travaux du réseau ArcticNet et du navire de recherche Amundsen.
    Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

    À l’Université Laval, les grands projets transdisciplinaires sont au coeur de la formation de la relève en recherche. De vastes projets sur la santé durable et sur le Nord durable permettent aux chercheurs de plusieurs disciplines de collaborer dans la résolution des grands enjeux de notre époque.

     

    « Ces grands projets donnent aux étudiants l’occasion de collaborer avec nos partenaires externes, et des expériences d’apprentissages à l’extérieur. C’est une belle occasion pour nous d’investir dans la diversité des activités d’apprentissage, dans la diversité des milieux de formation, et nous souhaitons que cela leur offre une meilleure ouverture sur le monde », explique Angelo Tremblay, vice-recteur à la recherche et à la création par intérim.

     

    Dans le cadre du projet sur la santé durable, l’initiative Alliance santé Québec regroupe des chercheurs de l’Université Laval et de la région.

     

    « On parle de 85 centres, consortiums et chaires de recherche, et d’environ 2200 chercheurs et professionnels associés à la recherche universitaire qui font partie de cette alliance formée il y a quelques années. La mission de l’alliance est de promouvoir l’acquisition et le transfert de connaissances pour amener le concept de santé durable dans nos sociétés », indique Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement.

     

    La santé durable est un concept qui met en relation la santé des individus avec la bonne santé de leur environnement.

     

    « Alliance Santé Québec va nous permettre de mieux comprendre, notamment en structurant des banques de données pour croiser des données. Par exemple, on pourrait analyser le lien entre la santé pulmonaire et le nombre de particules fines présentes dans l’air. Nous n’avons pas, présentement, de réponses à ce genre de questions. On a besoin de croiser des données obtenues auprès de la population, d’une part, et dans des centres de collecte où les participants seront associés à un centre plutôt qu’un autre, par géolocalisation. Pour faire cela, il faut une grande entreprise de recherche qui a le potentiel d’élargir la collecte et de croiser des données pour qu’on comprenne mieux le lien entre la santé des individus et la qualité de leur environnement. Le mot “durable”, dans ce contexte, est important. Il touche la santé et l’espérance de vie des individus, ainsi que la préservation de notre environnement », explique M. Tremblay.

     

    Sentinelle Nord

     

    Un autre grand projet sur le Nord durable, Sentinelle Nord, qui est financé à hauteur de 98 millions, permet aux chercheurs de nombreuses disciplines de collaborer. Il réunit notamment les travaux de l’Institut nordique du Québec, qui regroupe l’Université Laval, l’Université McGill et l’INRS, ainsi que les travaux du réseau ArcticNet et du navire de recherche Amundsen.

     

    « Pour le premier appel à projets que nous avons fait à l’intérieur de cette enveloppe, on a eu 130 chercheurs de 7 facultés qui sont financés sur 21 projets, et 30 départements, centres de recherche ou instituts sur une première phase de 15 millions. C’est certain que, lorsqu’on aborde des problématiques nordiques, cela touche des thématiques aussi variées que les changements climatiques, les technologies, le transport, la santé des Premières Nations, l’impact des changements climatiques sur les populations nordiques, l’alimentation et même les dimensions géopolitiques avec la question du Passage du Nord-Ouest. »

     

    Ces projets structurants facilitent la formation des nouveaux chercheurs en leur permettant de travailler vers un but commun.

     

    « C’est très stimulant pour les étudiants, car cela les expose à différentes disciplines et à d’autres façons de faire, tout en créant une masse critique et en rendant disponible une infrastructure colossale par la mise en commun des savoirs », note Éric Bauce.

     

    Cette transdisciplinarité s’inscrit dans une tendance mondiale lourde facilitée par les télécommunications modernes et les outils de traitement de données massives.

     

    « Les chercheurs, aujourd’hui, n’ont pas le choix de suivre la tendance, constate Angelo Tremblay. On se rend compte que de multiples facteurs sont en jeu pour la santé, les écosystèmes, et ce faisant, on est obligés de tenir compte de l’expertise des autres si on veut bien comprendre la réalité des problèmes auxquels on fait face. Si on parle du Nord, il y a des enjeux de toxicologie, de saines habitudes de vie, de changements environnementaux. Le Nord est un peu un banc d’essai pour l’humanité. Les changements arrivent plus vite là-bas qu’au Sud. C’est donc un laboratoire exceptionnel pour comprendre et expérimenter des solutions. »

     

    Ultimement, cette collaboration favorise les retombées positives des recherches scientifiques.

     

    « Comme chercheurs, on n’a pas seulement comme objectif de comprendre, mais aussi d’intervenir pour contribuer au mieux-être des individus et pour faire un monde meilleur. Il se peut aussi que les résultats des recherches entraînent des débouchés économiques significatifs et favorisent l’employabilité de nos étudiants et diplômés, dans de nouveaux emplois pour régler les problèmes de manière différente de ce que l’on pouvait faire dans le passé. »













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