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Technologie - Final Cut 3.0: pour monteurs avides de performances

Michel Dumais   26 septembre 2009 21h27  Science et technologie
Il y a une année déjà, à pareil date, Apple lançait son nouveau système d'exploitation, le Mac OS X, basé sur un noyau UNIX, et faisait ainsi un pas de géant, si on le compare à son prédécesseur. De même, la dernière année a vu l'arrivée de la version 3.0 de sa suite de montage numérique vidéo Final Cut qui, utilisée en conjugaison avec le Mac OS X, fait des ravages dans le milieu des monteurs professionnels.

Reconnaissons à Steve Jobs et son équipe tous les honneurs. En quelques années à peine, les pomiculteurs de la Silicon Valley ont su redonner au Macintosh ses lettres de noblesse dans le domaine du montage vidéo numérique, alors qu'Apple avait perdu beaucoup de fidèles aux profits de suites numériques tournant sur un PC avec le logiciel Adobe Première. Avec le Mac OS X, un système d'exploitation extrêmement stable, et un outil comme Final Cut 3.0, il n'en fallait pas plus pour que les suites de montage numériques frappées du sigle de la Pomme pullulent au sein de nombreuses chaumières.

Toutefois, qu'il nous permit de dire que Final Cut est un outil qui, par son prix et ses performances, ne s'adresse pas à l'utilisateur moyen. Pour celui-ci, Apple a conçu un autre outil, d'une simplicité extrême à utiliser, iMovies. De plus, cet outil de montage numérique est gratuit et peut turbiner sur un Mac de puissance moyenne, tandis que Final Cut 3.0 taxe beaucoup plus les ressources d'un ordinateur, et c'est pourquoi il s'accommodera de la machine la plus puissante. Bref, un G4 à 500 MHz avec 500 mégaoctets de mémoire vive est un minimum vital si vous désirez utilisez les ressources en temps réel de Final Cut.

De plus, même si les nerdz du Saint-Père iJobs aiment positionner Final Cut comme un concurrent aux suites de montage plus dispendieuses comme les produits Avid, tempérons les ardeurs de ces zélotes pour affirmer qu'entre Avid et Final Cut, il y a tout un monde. Une remarque que bien des producteurs devraient savoir aussi, car nombre de ceux-ci s'imaginent que investissant dans une suite de montage avec Final Cut, ils auront droit aux mêmes performances qu'avec Avid, alors qu'il n'en est rien. Final Cut est un produit honnête, qui permet de réaliser des prouesses exceptionnelles, considérant son prix à l'achat. Mais Final Cut 3.0 n'est pas une suite Avid. Point.

Des tests

N'étant pas un monteur professionnel, loin de là, j'ai procédé à certains tests de Final Cut, tout en demandant à un ami monteur de confirmer certaines de mes impressions.

La première chose qui m'a frappé en utilisant Final Cut, c'est l'extrême simplicité d'accès et d'utilisation des outils de correction de couleurs. Changer ou améliorer les yeux rougis d'un comédien pour leur redonner leur bleu original se fait en quelques clics de souris. De même, si votre bande maîtresse est de piètre qualité, les effets de Final Cut vous permettent de lui redonner son lustre original. J'ai essayé de faire le même type de corrections avec la suite Première sur mon PC, et bien que les résultats soient finalement quasiment identiques, la simplicité et la rapidité sont au rendez-vous avec Final Cut, alors qu'avec Première, j'ai du piocher un peu plus dans les menus.

Parlant de Première, il faut louanger les programmeurs de la Pomme qui ont su résister à la tentation de créer leur propre format de modules d'extension (plug-in), comme Apple en a normalement l'habitude. En effet, outre les modules que la Pomme fournit avec Final Cut, vous pouvez utiliser tout ceux vendus pour Adobe Première. Par exemple, Final Cut est vendu avec l'outil de titrage et d'effets de texte conçu par l'éditeur Boris. Autant dans la version 2.0, créer des effets de titrage était long et pénible, autant maintenant cette tâche s'avère être maintenant un jeu d'enfant. J'ai bien aimé aussi la possibilité de pouvoir enregistrer en temps réel une piste de son directement tout en visionnant simultanément le montage vidéo, une caractéristique pratique pour ceux qui font du reportage ou du documentaire et qui veulent un résultat rapide.

La perfection n'est pas...

Toutefois, tout n'est pas parfait dans Final Cut. Par exemple, le couple Mac OS X/Final Cut souffre désespérément de voir les cartes d'acquisitions de Matrox ou Pinnacle être compatibles avec X du Mac OS. Utiliser Final Cut dans l'environnement Mac OS 9.x est tout simplement pénible lorsque l'on a goûté aux joies du Mac OS X.

De même, certains modules d'extensions spécialisés provenant d'autres éditeurs ne sont pas compatibles avec le Mac OS X. Ce qui est fort dommage, considérant que Final Cut 3.0 se révèle être à son meilleur avec le Mac OS X.

Les différentes déclinaisons de Final Cut ont permis à nombre de petites firmes de production de pouvoir avoir accès à des outils de qualité, ce qui, malheureusement, leur était refusé dans le passé. Mais bien que ce progiciel de la Sainte-Pomme soit un produit permettant d'atteindre des résultats professionnels, faut-il le répéter encore une fois, Final Cut n'est pas une suite Avid. Mais il faut dire aussi que le prix n'est pas le même.






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