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    La grande fête de la science francophone commence aujourd’hui

    C’est à l’UQAM que débute aujourd’hui le 84e congrès de l’Acfas. Avec plus de 6000 participants provenant de plus de 40 pays et 4000 communications, il s’agit du plus important rassemblement multidisciplinaire du savoir et de la recherche de la francophonie.

     

    « Le plus proche équivalent dans le monde anglophone est le congrès de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) », souligne le professeur de philosophie et vice-recteur associé à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal, Frédéric Bouchard, qui, le 10 décembre 2015, est devenu le nouveau président de l’Association francophone pour le savoir (Acfas).

     

    Le congrès de l’Acfas se distingue par ses colloques interdisciplinaires, dans le sens où des spécialistes de différentes disciplines échangent autour d’un thème donné, comme par exemple le développement durable, l’énergie, le transport et la démographie. « C’est une particularité du congrès de l’Acfas de créer de tels mariages. Cela permet de s’arrimer à de grands défis de société qui dépassent une seule discipline. On crée ainsi des espaces de dialogues sur des grands enjeux de société », fait remarquer M. Bouchard.

     

    Le congrès se caractérise aussi par une très grande participation de chercheurs en début de carrière. Environ 40 % des participants sont des étudiants ou de jeunes chercheurs. « C’est dans la thèse de doctorat, les travaux d’un stagiaire postdoctoral ou les articles d’un jeune professeur que se dessinent les grandes avancées de demain. Or, nous pouvons écouter ces jeunes chercheurs présenter leurs travaux en primeur », fait valoir le président.

     

    Mandats de l’Acfas

     

    « Le congrès de l’Acfas n’est pas fait seulement pour et par les chercheurs, mais également pour la société. Chaque année, nous mettons en valeur des résultats de recherche qui correspondent à des défis de société auxquels la lumière de la recherche peut apporter un certain éclairage. Et nous désirons diffuser ces résultats à un plus large public », ajoute M. Bouchard avant de rappeler qu’un des mandats de l’Acfas est de rapprocher la science de la société. « L’Acfas défend et croit fermement que le développement social et économique d’une société passe par le développement des savoirs et l’activité de ceux qui développent ce savoir. Nous voulons épauler le développement de la communauté de la recherche et développer les liens entre les chercheurs et les autres secteurs de la société, que ce soit les décideurs, les ONG, les entreprises ou les groupes communautaires. Nous voulons que le savoir puisse jouer le rôle qu’il doit jouer, soit celui du développement des individus et des collectivités », précise le président.

     

    Pour ce faire, l’Acfas organise non seulement un grand congrès, mais également diverses activités tout au cours de l’année, dont des journées de la relève en recherche qui visent à offrir aux doctorants et aux stagiaires post-doctoraux des ateliers sur différents aspects de la carrière d’un chercheur, comme par exemple la gestion du stress en recherche et la communication scientifique afin qu’ils deviennent de meilleurs ambassadeurs de recherche, que ce soit auprès d’autres chercheurs, ou d’autres publics.

     

    Un autre volet de la mission de l’Acfas est de porter les revendications des chercheurs auprès des décideurs. « Il faut que l’importance de la recherche soit plus qu’un souhait, il faut qu’elle s’incarne dans des stratégies, des plans, des politiques. On encourage les décideurs à utiliser ce terreau fertile que sont nos chercheurs. On souhaite que la société qui rend leur activité possible bénéficie de leurs résultats », affirme M. Bouchard.

     

    Financement

     

    Même si l’Acfas existe depuis 93 ans, elle demeure encore aujourd’hui un acteur important de la communauté de la recherche. Sa survie semble assurée pour le moment grâce à une diversité de sources de financement lui venant du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Économie (MESI), des universités et surtout de ses membres. La tenue de diverses activités au cours de l’année, y compris le congrès, est rendue possible grâce à un éventail de partenaires, parmi lesquels figurent Hydro-Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec, la Fondation canadienne à l’innovation (FCI), Radio-Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et le Consulat général de France au Québec.

     

    Activités gratuites

     

    Plusieurs temps forts du congrès seront accessibles au grand public gratuitement : notamment les 20 images finalistes de l’édition 2016 du concours « La preuve par l’image » qui invite les chercheurs à montrer en photos les beautés insoupçonnées de leur sujet de recherche.

     

    Aussi, le concours « Ma thèse en 180 secondes » qui est un véritable spectacle où des étudiants de doctorat doivent présenter de façon concise, accessible et attrayante leur sujet de recherche. Un jury désignera trois lauréats qui participeront à la finale internationale qui se déroulera à Rabat au Maroc, le 29 septembre prochain.

     

    Le public est également invité à participer à un débat sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu en présence de spécialistes de l’architecture, du patrimoine et de la protection de l’environnement.

     

    Les passionnés de la science pourront également assister à l’enregistrement de l’émission Les années lumière.

     

    Et si vous passez par le Quartier des spectacles, arrêtez-vous pour contempler sur la façade du pavillon Président-Kennedy de l’UQAM la projection Irradier. Cette oeuvre qui se veut « une mise en forme critique et poétique de la densification des signaux en milieu urbain numérique, où se côtoient communication, pollution et mouvements de l’air » est « générée à partir de données environnementales et des fréquences électromagnétiques » qui sont recueillies, traitées et diffusées par un anémomètre, une antenne et un logiciel libre.













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