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    Science

    Des ondes gravitationnelles détectées pour la première fois?

    10 février 2016 | Jean-Louis Santini - Agence France-Presse à Washington | Science et technologie

    Plus que le boson de Higgs, la détection d’ondes gravitationnelles, qui pourrait être annoncée jeudi par des équipes scientifiques internationales, est considérée comme l’un des derniers Graal de la physique en ouvrant une nouvelle fenêtre sur l’univers et ses phénomènes les plus violents.

     

    L’observation de ces ondes, dont Albert Einstein a prédit l’existence dans sa théorie de la relativité générale en 1915, doit faire l’objet d’une présentation jeudi à Washington pour, selon un communiqué de la Fondation américaine des sciences (NSF), faire un point sur ces recherches.

     

    Les ondes gravitationnelles sont produites par de légères perturbations subies par la trame de l’espace-temps sous l’effet du déplacement d’un objet de grande masse, comme des trous noirs ou des étoiles à neutron. La possibilité d’observer les ondes gravitationnelles, qui sont très faibles à une échelle microscopique, ouvrirait une nouvelle fenêtre sur des phénomènes astronomiques encore mystérieux, comme l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives et la fusion de deux étoiles à neutrons, ainsi que sur les phénomènes associés aux trous noirs, qui se trouvent souvent au centre des galaxies.

     

    « La gravité est la principale force de l’Univers et ses effets sur l’espace-temps produisent des ondes gravitationnelles qui se diffusent partout dans le cosmos, explique à l’AFP Tuck Stebbins, le chef du Laboratoire d’astrophysique gravitationnelle à la NASA. Si on pouvait détecter ces ondes, il serait alors possible de remonter à la première milliseconde du Big Bang », estime-t-il, jugeant « qu’il n’y a pas d’autres moyens pour l’humanité de voir les origines de l’univers ».

     

    Nouvelle dimension d’observation

     

    Selon cet astrophysicien, la capacité de détecter ces ondes permettrait d’accéder à une nouvelle dimension d’observation qui aujourd’hui se limite à la détection de la lumière émise par les différents corps célestes.

     

    Catherine Nary Man, une des responsables de l’Observatoire de la Côte d’Azur, en France, explique que la détection de ces ondes va permettre de sonder l’intérieur des étoiles et de peut-être résoudre le mystère des rayons gamma, qui comptent parmi les plus puissantes explosions dans l’univers et dont l’origine reste mystérieuse.













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