Expédition britannique sur Mars - Un cratère pourrait expliquer le silence de Beagle-2
Londres - Le gouvernement britannique a réaffirmé hier son engagement en faveur de la recherche de vie sur Mars, malgré le silence persistant de l'atterrisseur Beagle-2, censé s'être posé le jour de Noël sur la planète rouge. Les responsables scientifiques de cette mission européenne n'ont toutefois pas renoncé à établir un contact avec l'engin, qui pourrait se trouver au fond d'un cratère martien.
«Quand nous avons choisi ce site, nous nous sommes efforcés d'éviter tous les cratères évidents que nous pouvions voir», a expliqué hier Colin Pillinger, chef de la mission, lors d'un briefing. «Mais on ne peut pas éviter tous les cratères de Mars...»
La sonde américaine de la NASA, Mars Odyssey, en orbite autour de la planète, est passée cinq fois au-dessus de l'endroit où les scientifiques espèrent que Beagle-2 s'est posé, sans enregistrer de signal. Un autre survol était prévu aujourd'hui aux alentours de 7h24 GMT.
Vaines recherches
Les puissants radio-télescopes de l'Observatoire Jodrell Bank (Angleterre) et de l'Université de Stanford (Californie) ont de leur côté de nouveau balayé en vain la surface de Mars, guettant le signal distinctif du robot, composé par le groupe britannique Blur.
«Nous sommes certes déçus que tout ne se passe pas comme prévu, mais nous sommes déterminés à poursuivre la recherche, pour établir un contact avec Beagle-2 mais aussi pour répondre à la question de savoir s'il y a eu de la vie sur Mars», a déclaré le secrétaire d'État britannique à la Science, Lord Sainsbury. «Sur le long terme, nous avons besoin de travailler avec l'Agence spatiale européenne pour nous assurer qu'un Beagle-3 puisse être conçu.»
L'atterrisseur de conception britannique Beagle-2 a été largué le 19 décembre par le vaisseau Mars Express et devait atterrir à la surface de la planète rouge au matin de Noël. D'un poids de 67 kg et doté d'un bras articulé pour prélever des échantillons de terre et de roche, il était censé déployer ses panneaux solaires et émettre un signal confirmant son arrivée quelques heures après s'être posé.
Colin Pillinger a précisé que son équipe avait reçu une nouvelle image plus détaillée du lieu où l'engin se serait posé. On y distingue un cratère d'un kilomètres de large, situé dans la zone ciblée d'une superficie de 70 km sur 10 km non loin de l'équateur martien.
Malchance
Selon le chef de la mission, il est possible, même si la probabilité est mince, que l'atterrisseur ne puisse communiquer en raison de sa présence au fond d'un cratère. «Ce serait une situation incroyablement malchanceuse», a-t-il admis.
Le scientifique Mark Sims a assuré devant la presse que ni la météorologie martienne ni l'horloge intégrée de Beagle n'étaient à l'origine des problèmes rencontrés par l'engin. Il a en revanche reconnu que le logiciel de l'horloge pouvait être défaillant. Une manoeuvre de relance du programme devait être tentée mercredi.
«Nous travaillons sur l'hypothèse que Beagle-2 se trouve à la surface de Mars et que, pour une raison ou une autre, il ne parvient pas à communiquer avec nous», a ajouté Mark Sims.
Les responsables du projet estiment que Mars Express offrira la meilleure chance de contacter l'atterrisseur lorsqu'elle gagnera une orbite moins élevée le 4 janvier.
La mission de contrôle de l'ESA à Darmstadt (Allemagne) va allumer aujourd'hui les moteurs de Mars Express pour modifier son orbite. L'objectif est de la faire passer au-dessus d'un des pôles martiens, une manoeuvre nécessaire pour que la sonde puisse scruter la planète toute entière avec sa caméra haute résolution et son radar capable de détecter des nappes d'eau souterraines.
«Quand nous avons choisi ce site, nous nous sommes efforcés d'éviter tous les cratères évidents que nous pouvions voir», a expliqué hier Colin Pillinger, chef de la mission, lors d'un briefing. «Mais on ne peut pas éviter tous les cratères de Mars...»
La sonde américaine de la NASA, Mars Odyssey, en orbite autour de la planète, est passée cinq fois au-dessus de l'endroit où les scientifiques espèrent que Beagle-2 s'est posé, sans enregistrer de signal. Un autre survol était prévu aujourd'hui aux alentours de 7h24 GMT.
Vaines recherches
Les puissants radio-télescopes de l'Observatoire Jodrell Bank (Angleterre) et de l'Université de Stanford (Californie) ont de leur côté de nouveau balayé en vain la surface de Mars, guettant le signal distinctif du robot, composé par le groupe britannique Blur.
«Nous sommes certes déçus que tout ne se passe pas comme prévu, mais nous sommes déterminés à poursuivre la recherche, pour établir un contact avec Beagle-2 mais aussi pour répondre à la question de savoir s'il y a eu de la vie sur Mars», a déclaré le secrétaire d'État britannique à la Science, Lord Sainsbury. «Sur le long terme, nous avons besoin de travailler avec l'Agence spatiale européenne pour nous assurer qu'un Beagle-3 puisse être conçu.»
L'atterrisseur de conception britannique Beagle-2 a été largué le 19 décembre par le vaisseau Mars Express et devait atterrir à la surface de la planète rouge au matin de Noël. D'un poids de 67 kg et doté d'un bras articulé pour prélever des échantillons de terre et de roche, il était censé déployer ses panneaux solaires et émettre un signal confirmant son arrivée quelques heures après s'être posé.
Colin Pillinger a précisé que son équipe avait reçu une nouvelle image plus détaillée du lieu où l'engin se serait posé. On y distingue un cratère d'un kilomètres de large, situé dans la zone ciblée d'une superficie de 70 km sur 10 km non loin de l'équateur martien.
Malchance
Selon le chef de la mission, il est possible, même si la probabilité est mince, que l'atterrisseur ne puisse communiquer en raison de sa présence au fond d'un cratère. «Ce serait une situation incroyablement malchanceuse», a-t-il admis.
Le scientifique Mark Sims a assuré devant la presse que ni la météorologie martienne ni l'horloge intégrée de Beagle n'étaient à l'origine des problèmes rencontrés par l'engin. Il a en revanche reconnu que le logiciel de l'horloge pouvait être défaillant. Une manoeuvre de relance du programme devait être tentée mercredi.
«Nous travaillons sur l'hypothèse que Beagle-2 se trouve à la surface de Mars et que, pour une raison ou une autre, il ne parvient pas à communiquer avec nous», a ajouté Mark Sims.
Les responsables du projet estiment que Mars Express offrira la meilleure chance de contacter l'atterrisseur lorsqu'elle gagnera une orbite moins élevée le 4 janvier.
La mission de contrôle de l'ESA à Darmstadt (Allemagne) va allumer aujourd'hui les moteurs de Mars Express pour modifier son orbite. L'objectif est de la faire passer au-dessus d'un des pôles martiens, une manoeuvre nécessaire pour que la sonde puisse scruter la planète toute entière avec sa caméra haute résolution et son radar capable de détecter des nappes d'eau souterraines.
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