Technologie: Rumba, le serveur subversif
Nombreux sont les lecteurs qui, au cours des dernières semaines, m'ont demandé de revenir sur ce petit serveur personnel fabriqué au Québec par une compagnie hulloise, et dont je vous avais entretenu, il y a de cela quelques semaines.
Certains d'entre vous m'ont même reproché gentiment d'y aller un peu fort en parlant de cette petite boîte, le serveur personnel Rumba, tout en se (et me) questionnant sur les enjeux d'une telle technologie. Pourtant, j'avais sciemment évité d'utiliser la trop galvaudée expression révolutionnaire. Le serveur personnel Rumba n'a rien de révolutionnaire, cependant, il fallait juste y penser. Et attendre que l'avancement de la technologie permette d'offrir un tel produit à un aussi bas prix.
Cependant, si la (toute petite) bête en question n'a rien de révolutionnaire, sachez qu'elle met entre les mains une technologie qui, hier encore, était contrôlée par des administrateurs réseaux: le serveur.
Territoire jalousement protégé
En effet, jusqu'à tout récemment, l'idée d'avoir son propre serveur sous-entendait d'avoir des connaissances informatiques suffisantes pour administrer l'appareil, et des accointances avec les administrateurs de réseaux afin qu'ils vous donnent leur bénédiction pour installer ladite chose. Autant mieux dire mission impossible, sachant que ceux-ci gardent jalousement leur territoire.
C'est d'ailleurs ce que me disait dans un courriel, et ensuite au téléphone, un sympathique lecteur bossant dans une société dont je ne peux révéler le nom, le lecteur tenant à garder l'anonymat pour ne pas ameuter lesdits cerbères de son réseau.
L'attrait de pouvoir avoir un serveur simple d'utilisation, discret (celui-ci est de la dimension d'un dictionnaire), et qui permet de gérer son propre nom de domaine, son serveur de courriel, un serveur Web, un serveur de fichiers et d'imprimantes, et de pouvoir y accéder à distance seulement avec la complicité d'un simple fureteur, voilà qui plaisait à ce lecteur. De plus, que cet appareil intègre un point d'accès sans fil, permettant ainsi à ses collègues d'ailleurs en visite d'accéder au réseau Internet sans devoir passer par le barrage de questions d'un administrateur de système, c'était, disons le, l'olive dans le martini.
Oh, il avait bien contacté une petite firme externe de consultants, en leur demandant combien coûterait l'achat et la gestion d'un ordinateur personnel transformé en serveur. Tout cela pour se faire répondre qu'à moins de casquer plus de 1000 dollars, et des frais d'administration mensuels, il n'y avait pas vraiment de solutions à son problème. Et il y avait toujours les gardiens du temple.
Cependant, le petit serveur Axentra était tout ce qu'il lui fallait. Ses minces budgets lui permettaient de faire l'acquisition de l'appareil, et lui-même pouvait en faire la gestion, sans devoir demander de comptes à personne.
Scénario simple
Que je vous explique son scénario, tout simple, pour faire entrer en douce son petit serveur.
Notre lecteur, une fois son serveur acheté, compte tout simplement le brancher dans le mur, à la place de son propre ordinateur portable. L'administrateur de réseau, lui ayant affecté une adresse IP fixe, il ne lui suffit que d'assigner cette dite adresse dans le serveur, et le configurer en quelques clics de souris, pour qu'en moins de quelques minutes, il puisse avoir son propre serveur.
Son ordinateur portable ayant déjà une carte sans fil, le problème de son propre accès au réseau se trouve de par le fait même, réglé. Bien que le routeur à deux entrées lui permette de se brancher directement.
D'ailleurs, une de mes bonnes connaissances, consultant lui-même auprès de PME, imaginait justement ce genre de scénario pour faire entrer subrepticement cet appareil au sein d'une entreprise ou d'une maison de haut savoir lorsqu'il a lu un peu sur les possibilités offertes par le serveur Rumba. Un scénario qui a trouvé confirmation lorsque je lui ai donné accès à mon propre serveur à titre d'administrateur, et qu'il en a exploré toutes ses entrailles.
«Pourquoi je me fendrais en deux pour proposer à mes clients un serveur à 1000 $ sur lequel je ne puis espérer faire de mirobolants profits, alors qu'un tel appareil, beaucoup moins cher et tellement plus simple d'administration, me permettrait de me concentrer sur la vente de services et de développement logiciels, beaucoup plus profitables pour moi?»
D'ailleurs, je le soupçonne de vouloir en acheter un ou deux, «histoire, me dit-il, de développer à mon bureau des applications personnalisées sur ledit serveur. Une fois l'ouvrage terminé, il n'y a plus qu'à livrer la machine chez le client, à brancher, et hop!»
Lui aussi croit qu'un tel appareil a un bel avenir, parce qu'enfin, la technologie serveur peut-être mise entre les mains de néophytes, les garde-fous logiciels du Rumba étant suffisamment sécuritaires pour empêcher un utilisateur de commettre de graves erreurs mettant la sécurité du réseau en danger.
Alors lecteur curieux et sceptique, tu comprends un peu l'enjeu d'un tel serveur?
Certains d'entre vous m'ont même reproché gentiment d'y aller un peu fort en parlant de cette petite boîte, le serveur personnel Rumba, tout en se (et me) questionnant sur les enjeux d'une telle technologie. Pourtant, j'avais sciemment évité d'utiliser la trop galvaudée expression révolutionnaire. Le serveur personnel Rumba n'a rien de révolutionnaire, cependant, il fallait juste y penser. Et attendre que l'avancement de la technologie permette d'offrir un tel produit à un aussi bas prix.
Cependant, si la (toute petite) bête en question n'a rien de révolutionnaire, sachez qu'elle met entre les mains une technologie qui, hier encore, était contrôlée par des administrateurs réseaux: le serveur.
Territoire jalousement protégé
En effet, jusqu'à tout récemment, l'idée d'avoir son propre serveur sous-entendait d'avoir des connaissances informatiques suffisantes pour administrer l'appareil, et des accointances avec les administrateurs de réseaux afin qu'ils vous donnent leur bénédiction pour installer ladite chose. Autant mieux dire mission impossible, sachant que ceux-ci gardent jalousement leur territoire.
C'est d'ailleurs ce que me disait dans un courriel, et ensuite au téléphone, un sympathique lecteur bossant dans une société dont je ne peux révéler le nom, le lecteur tenant à garder l'anonymat pour ne pas ameuter lesdits cerbères de son réseau.
L'attrait de pouvoir avoir un serveur simple d'utilisation, discret (celui-ci est de la dimension d'un dictionnaire), et qui permet de gérer son propre nom de domaine, son serveur de courriel, un serveur Web, un serveur de fichiers et d'imprimantes, et de pouvoir y accéder à distance seulement avec la complicité d'un simple fureteur, voilà qui plaisait à ce lecteur. De plus, que cet appareil intègre un point d'accès sans fil, permettant ainsi à ses collègues d'ailleurs en visite d'accéder au réseau Internet sans devoir passer par le barrage de questions d'un administrateur de système, c'était, disons le, l'olive dans le martini.
Oh, il avait bien contacté une petite firme externe de consultants, en leur demandant combien coûterait l'achat et la gestion d'un ordinateur personnel transformé en serveur. Tout cela pour se faire répondre qu'à moins de casquer plus de 1000 dollars, et des frais d'administration mensuels, il n'y avait pas vraiment de solutions à son problème. Et il y avait toujours les gardiens du temple.
Cependant, le petit serveur Axentra était tout ce qu'il lui fallait. Ses minces budgets lui permettaient de faire l'acquisition de l'appareil, et lui-même pouvait en faire la gestion, sans devoir demander de comptes à personne.
Scénario simple
Que je vous explique son scénario, tout simple, pour faire entrer en douce son petit serveur.
Notre lecteur, une fois son serveur acheté, compte tout simplement le brancher dans le mur, à la place de son propre ordinateur portable. L'administrateur de réseau, lui ayant affecté une adresse IP fixe, il ne lui suffit que d'assigner cette dite adresse dans le serveur, et le configurer en quelques clics de souris, pour qu'en moins de quelques minutes, il puisse avoir son propre serveur.
Son ordinateur portable ayant déjà une carte sans fil, le problème de son propre accès au réseau se trouve de par le fait même, réglé. Bien que le routeur à deux entrées lui permette de se brancher directement.
D'ailleurs, une de mes bonnes connaissances, consultant lui-même auprès de PME, imaginait justement ce genre de scénario pour faire entrer subrepticement cet appareil au sein d'une entreprise ou d'une maison de haut savoir lorsqu'il a lu un peu sur les possibilités offertes par le serveur Rumba. Un scénario qui a trouvé confirmation lorsque je lui ai donné accès à mon propre serveur à titre d'administrateur, et qu'il en a exploré toutes ses entrailles.
«Pourquoi je me fendrais en deux pour proposer à mes clients un serveur à 1000 $ sur lequel je ne puis espérer faire de mirobolants profits, alors qu'un tel appareil, beaucoup moins cher et tellement plus simple d'administration, me permettrait de me concentrer sur la vente de services et de développement logiciels, beaucoup plus profitables pour moi?»
D'ailleurs, je le soupçonne de vouloir en acheter un ou deux, «histoire, me dit-il, de développer à mon bureau des applications personnalisées sur ledit serveur. Une fois l'ouvrage terminé, il n'y a plus qu'à livrer la machine chez le client, à brancher, et hop!»
Lui aussi croit qu'un tel appareil a un bel avenir, parce qu'enfin, la technologie serveur peut-être mise entre les mains de néophytes, les garde-fous logiciels du Rumba étant suffisamment sécuritaires pour empêcher un utilisateur de commettre de graves erreurs mettant la sécurité du réseau en danger.
Alors lecteur curieux et sceptique, tu comprends un peu l'enjeu d'un tel serveur?
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