Prix de l'ABQ
François Potvin, prix émérite
Pour les cerfs de l'île
Chercheur scientifique au département de biologie de l'Université Laval et directeur de la recherche faunique de la Société de la faune et des parcs du Québec, François Potvin s'intéresse principalement à l'interaction qu'il y a entre la faune et la forêt. Dans le cadre de la chaire de recherche d'Anticosti, ses observations portent plus spécifiquement sur la situation des cerfs de Virginie sur l'île d'Anticosti.
«Il y a présentement près de 125 000 cerfs qui y vivent. Ces ongulés sauvages broutent les sapins qui s'y trouvent et défont du même coup leur propre habitat», explique-t-il, en ajoutant que deux actions sont présentement envisagées pour remédier à la situation. La première, de nature forestière, vise à clôturer les jeunes plantations de sapins afin de leur donner le temps nécessaire pour se régénérer. La seconde, la chasse, vise assurer une gestion de la surpopulation de chevreuils en réduisant considérablement leur nombre. «L'objectif temporaire fixé serait d'avoir une population d'environ 90 000 cervidés», avance-t-il. Les moyens pour y parvenir restent à déterminer.
Les recherches du biologiste, également ingénieur forestier, lui mériteront prochainement le Prix membre émérite décerné chaque année par l'Association des biologistes du Québec à un membre s'étant particulièrement distingué pour la qualité de son oeuvre.
M. Potvin est également reconnu pour ses recherches sur la forêt boréale. Il a d'ailleurs obtenu un doctorat en foresterie en 1998 pour avoir étudié les effets de la coupe à blanc sur la martre et son habitat en forêt boréale.
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Claude Villeneuve, Prix Georges-Préfontaine
Former des promoteurs d'un développement durable
«Je me suis intéressé au cours des 30 dernières années à l'écologie et, plus spécifiquement depuis les années 1980, à l'éducation relative à l'environnement pour le développement durable», affirme Claude Villeneuve, directeur du programme d'études supérieures d'écoconseil de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). L'Association des biologistes du Québec (ABQ) lui décerne cette année le Prix Georges-Préfontaine pour souligner sa contribution pour l'avancement des causes et des objectifs de l'ABQ.
Les nombreux intérêts du biologiste ont mené à la création du programme universitaire dont il assume aujourd'hui la direction. «On donne une formation à des conseillers qui auront la capacité d'assumer la gestion d'équipes multidisciplinaires. On forme ainsi des acteurs et des promoteurs du développement durable», explique-t-il.
L'UQAC, qui offre ce programme de 900 heures, est la seule université en Amérique du Nord à former des écoconseillers. Une situation qui n'est pas sans attirer des étudiants d'Europe et d'Afrique.
M. Villeneuve a également travaillé au cours des dernières années sur divers dossiers liés à l'écologie: la Commission du BAPE sur le développement durable de l'industrie porcine, la Commission sur l'eau, ainsi que le projet de la centrale Le Suroît et ses impacts sur les changements climatiques. Le directeur, également auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, soutient: «Quand on utilise l'éducation comme outil de changement, il faut s'attendre à ce que ces transformations prennent des générations. Toutefois une chose est certaine, elles changent de façon efficace.»
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Yves Bédard, Prix Pierre-Dansereau
Des corridors autoroutiers intégrés à l'environnement
Biologiste au ministère québécois des Transports, Yves Bédard développe depuis quelques années un projet de gestion écologique de la végétation qui se trouve en bordure des autoroutes de la province. L'objectif principal: mettre fin à la coupe systématique de l'herbe qui y pousse.
En s'inspirant d'un modèle de gestion développé en France, le biologiste a mis sur pied en 1996 — en collaboration avec l'architecte paysager Daniel Trottier — un projet-pilote qu'il a eu l'occasion d'appliquer sur trois tronçons autoroutiers. Les résultats ont été convaincants. «On a fait des gains sur les plans faunique, paysager, économique et sécuritaire», assure-t-il. Près de 13 % de la flore québécoise y serait représentée et pas moins de 50 000 spécimens d'insectes y auraient été examinés.
Le projet est aujourd'hui en processus de normalisation. Cela signifie que «80 % des corridors autoroutiers pourraient devoir, au cours des prochaines années, adopter cette approche», avance fièrement M. Bédard.
Pour avoir assuré le développement de ce projet qui «réduirait de beaucoup les interventions humaines en bordure des grands axes routiers et qui, par la conservation de la biodiversité, favoriserait un environnement plus sain», l'Association des biologistes du Québec lui décernent le Prix Pierre-Dansereau. Cette distinction est remise à un membre de l'ABQ qui s'est distingué par des travaux et des recherches portant particulièrement sur la diversité biologique.
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Pierre Ferron, Prix membre honoraire
Promouvoir la qualité et non le volume de production
C'est en lisant en 1974 l'essai L'Utopie ou la Mort!, de l'agronome français René Dumont, que Pierre Ferron, également agronome de formation, a commencé à s'intéresser à la mouvance écologiste. Depuis, il ne s'en est jamais dissocié.
Au fil des années passées comme conseiller au ministère de l'Agriculture, Pierre Ferron a eu l'occasion de participer à plusieurs dossiers environnementaux, dont la Commission sur l'eau du Bureau d'audience publique sur l'environnement.
À l'occasion du prochain congrès annuel de l'Association des biologistes du Québec, on lui remettra le Prix membre honoraire. Cette distinction vise à souligner les efforts déployés par M. Ferron pour faire la promotion de divers aspects de la biologie.
L'agronome, aujourd'hui retraité, s'efforce toujours de sensibiliser la population aux diverses pratiques agricoles alternatives qui ont pour objectif principal la sauvegarde de l'environnement: réduction des pesticides, protection des berges, retour à la jachère et rotation des terres au lieu d'une culture en continu. «Malheureusement, la politique, telle qu'elle se pratique actuellement, se concentre principalement sur le volume de production plutôt que sur sa qualité. Elle met de côté plusieurs aspects environnementaux cruciaux», note-t-il à son grand désarroi.
Militant toujours au sein de l'Union paysanne du Québec, l'agronome continue de dénoncer les pratiques qu'il juge inacceptables et inconciliables avec la conception de développement durable, qui vise la préservation d'un environnement sain.
Pour les cerfs de l'île
Chercheur scientifique au département de biologie de l'Université Laval et directeur de la recherche faunique de la Société de la faune et des parcs du Québec, François Potvin s'intéresse principalement à l'interaction qu'il y a entre la faune et la forêt. Dans le cadre de la chaire de recherche d'Anticosti, ses observations portent plus spécifiquement sur la situation des cerfs de Virginie sur l'île d'Anticosti.
«Il y a présentement près de 125 000 cerfs qui y vivent. Ces ongulés sauvages broutent les sapins qui s'y trouvent et défont du même coup leur propre habitat», explique-t-il, en ajoutant que deux actions sont présentement envisagées pour remédier à la situation. La première, de nature forestière, vise à clôturer les jeunes plantations de sapins afin de leur donner le temps nécessaire pour se régénérer. La seconde, la chasse, vise assurer une gestion de la surpopulation de chevreuils en réduisant considérablement leur nombre. «L'objectif temporaire fixé serait d'avoir une population d'environ 90 000 cervidés», avance-t-il. Les moyens pour y parvenir restent à déterminer.
Les recherches du biologiste, également ingénieur forestier, lui mériteront prochainement le Prix membre émérite décerné chaque année par l'Association des biologistes du Québec à un membre s'étant particulièrement distingué pour la qualité de son oeuvre.
M. Potvin est également reconnu pour ses recherches sur la forêt boréale. Il a d'ailleurs obtenu un doctorat en foresterie en 1998 pour avoir étudié les effets de la coupe à blanc sur la martre et son habitat en forêt boréale.
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Claude Villeneuve, Prix Georges-Préfontaine
Former des promoteurs d'un développement durable
«Je me suis intéressé au cours des 30 dernières années à l'écologie et, plus spécifiquement depuis les années 1980, à l'éducation relative à l'environnement pour le développement durable», affirme Claude Villeneuve, directeur du programme d'études supérieures d'écoconseil de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). L'Association des biologistes du Québec (ABQ) lui décerne cette année le Prix Georges-Préfontaine pour souligner sa contribution pour l'avancement des causes et des objectifs de l'ABQ.
Les nombreux intérêts du biologiste ont mené à la création du programme universitaire dont il assume aujourd'hui la direction. «On donne une formation à des conseillers qui auront la capacité d'assumer la gestion d'équipes multidisciplinaires. On forme ainsi des acteurs et des promoteurs du développement durable», explique-t-il.
L'UQAC, qui offre ce programme de 900 heures, est la seule université en Amérique du Nord à former des écoconseillers. Une situation qui n'est pas sans attirer des étudiants d'Europe et d'Afrique.
M. Villeneuve a également travaillé au cours des dernières années sur divers dossiers liés à l'écologie: la Commission du BAPE sur le développement durable de l'industrie porcine, la Commission sur l'eau, ainsi que le projet de la centrale Le Suroît et ses impacts sur les changements climatiques. Le directeur, également auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, soutient: «Quand on utilise l'éducation comme outil de changement, il faut s'attendre à ce que ces transformations prennent des générations. Toutefois une chose est certaine, elles changent de façon efficace.»
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Yves Bédard, Prix Pierre-Dansereau
Des corridors autoroutiers intégrés à l'environnement
Biologiste au ministère québécois des Transports, Yves Bédard développe depuis quelques années un projet de gestion écologique de la végétation qui se trouve en bordure des autoroutes de la province. L'objectif principal: mettre fin à la coupe systématique de l'herbe qui y pousse.
En s'inspirant d'un modèle de gestion développé en France, le biologiste a mis sur pied en 1996 — en collaboration avec l'architecte paysager Daniel Trottier — un projet-pilote qu'il a eu l'occasion d'appliquer sur trois tronçons autoroutiers. Les résultats ont été convaincants. «On a fait des gains sur les plans faunique, paysager, économique et sécuritaire», assure-t-il. Près de 13 % de la flore québécoise y serait représentée et pas moins de 50 000 spécimens d'insectes y auraient été examinés.
Le projet est aujourd'hui en processus de normalisation. Cela signifie que «80 % des corridors autoroutiers pourraient devoir, au cours des prochaines années, adopter cette approche», avance fièrement M. Bédard.
Pour avoir assuré le développement de ce projet qui «réduirait de beaucoup les interventions humaines en bordure des grands axes routiers et qui, par la conservation de la biodiversité, favoriserait un environnement plus sain», l'Association des biologistes du Québec lui décernent le Prix Pierre-Dansereau. Cette distinction est remise à un membre de l'ABQ qui s'est distingué par des travaux et des recherches portant particulièrement sur la diversité biologique.
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Pierre Ferron, Prix membre honoraire
Promouvoir la qualité et non le volume de production
C'est en lisant en 1974 l'essai L'Utopie ou la Mort!, de l'agronome français René Dumont, que Pierre Ferron, également agronome de formation, a commencé à s'intéresser à la mouvance écologiste. Depuis, il ne s'en est jamais dissocié.
Au fil des années passées comme conseiller au ministère de l'Agriculture, Pierre Ferron a eu l'occasion de participer à plusieurs dossiers environnementaux, dont la Commission sur l'eau du Bureau d'audience publique sur l'environnement.
À l'occasion du prochain congrès annuel de l'Association des biologistes du Québec, on lui remettra le Prix membre honoraire. Cette distinction vise à souligner les efforts déployés par M. Ferron pour faire la promotion de divers aspects de la biologie.
L'agronome, aujourd'hui retraité, s'efforce toujours de sensibiliser la population aux diverses pratiques agricoles alternatives qui ont pour objectif principal la sauvegarde de l'environnement: réduction des pesticides, protection des berges, retour à la jachère et rotation des terres au lieu d'une culture en continu. «Malheureusement, la politique, telle qu'elle se pratique actuellement, se concentre principalement sur le volume de production plutôt que sur sa qualité. Elle met de côté plusieurs aspects environnementaux cruciaux», note-t-il à son grand désarroi.
Militant toujours au sein de l'Union paysanne du Québec, l'agronome continue de dénoncer les pratiques qu'il juge inacceptables et inconciliables avec la conception de développement durable, qui vise la préservation d'un environnement sain.
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