Procréation assistée - Un sondage favorable aux pro-vie
22 octobre 2003
Science et technologie
Ottawa — Le noyau de députés pro-vie sur la colline parlementaire à Ottawa a reçu un nouvel élan dans sa quête pour faire dérailler le projet de loi sur la procréation assistée. Un sondage Léger Marketing demandé par le groupe Vie Canada tend à démontrer qu'une large majorité de Canadiens seraient opposés à la recherche sur les cellules souches provenant d'embryons humains, ce que le projet de loi fédéral permettrait.
Selon ce sondage, ce sont 37 % des citoyens interrogés qui pensent qu'il serait préférable d'utiliser des cellules souches provenant de personnes adultes et 33 % qui jugent ces recherches inacceptables.
Les cellules souches sont des cellules ayant la capacité de se développer en n'importe quel tissu ou organe du corps humain et peut-être, pensent les chercheurs, celle de guérir des maladies comme le parkinson. Les cellules souches se retrouvent dans les embryons humains, mais on commence à en découvrir aussi sur le corps adulte.
La question, insérée dans un sondage omnibus, stipulait en préambule que ce genre de recherche «implique la destruction des embryons utilisés. La recherche sur des cellules souches provenant d'autres sources comme les tissus adultes ou le sang des cordons ombilicaux n'implique pas la perte de vie ou d'autres torts». Nulle part n'est-il précisé que recherche ou pas, les embryons utilisés seraient détruits puisqu'ils proviennent des surplus inutilisés des cliniques de fertilité. Le projet de loi fédéral dit qu'il est interdit de créer des embryons humains aux seules fins de la recherche.
«Je ne vois pas en quoi cela aurait été pertinent, s'est défendue Jakki Jeffs, présidente de Vie Canada. C'est une diversion que de dire: "Nous allons tuer ces embryons quoi qu'il arrive, alors utilisons-les!"»
Mme Jeffs était entourée de quatre députés alliancistes et conservateurs faisant partie du caucus pro-vie sur la colline parlementaire. Ce sont surtout ces députés qui organisent l'opposition au projet de loi du gouvernement. Au moins quatre députés libéraux font partie de ce caucus, dont Paul Szabo, mais aucun n'était présent hier.
«C'est plutôt différent de ce que prétendait le sondage Pollara [qui dit que 57 % des gens appuient la recherche sur les cellules souches embryonnaires]», s'est réjoui M. Szabo, qui mène la charge contre son gouvernement.
Le projet de loi fédéral interdit une panoplie de pratiques, dont le clonage humain, et réglementerait les pratiques dans les cliniques de fertilité. Il établirait également des balises pour la recherche scientifique. Le Parlement doit encore tenir un vote sur cette loi avant qu'elle ne soit envoyée au Sénat. Le gouvernement a bon espoir de l'emporter puisque le NPD l'appuie maintenant.
Selon ce sondage, ce sont 37 % des citoyens interrogés qui pensent qu'il serait préférable d'utiliser des cellules souches provenant de personnes adultes et 33 % qui jugent ces recherches inacceptables.
Les cellules souches sont des cellules ayant la capacité de se développer en n'importe quel tissu ou organe du corps humain et peut-être, pensent les chercheurs, celle de guérir des maladies comme le parkinson. Les cellules souches se retrouvent dans les embryons humains, mais on commence à en découvrir aussi sur le corps adulte.
La question, insérée dans un sondage omnibus, stipulait en préambule que ce genre de recherche «implique la destruction des embryons utilisés. La recherche sur des cellules souches provenant d'autres sources comme les tissus adultes ou le sang des cordons ombilicaux n'implique pas la perte de vie ou d'autres torts». Nulle part n'est-il précisé que recherche ou pas, les embryons utilisés seraient détruits puisqu'ils proviennent des surplus inutilisés des cliniques de fertilité. Le projet de loi fédéral dit qu'il est interdit de créer des embryons humains aux seules fins de la recherche.
«Je ne vois pas en quoi cela aurait été pertinent, s'est défendue Jakki Jeffs, présidente de Vie Canada. C'est une diversion que de dire: "Nous allons tuer ces embryons quoi qu'il arrive, alors utilisons-les!"»
Mme Jeffs était entourée de quatre députés alliancistes et conservateurs faisant partie du caucus pro-vie sur la colline parlementaire. Ce sont surtout ces députés qui organisent l'opposition au projet de loi du gouvernement. Au moins quatre députés libéraux font partie de ce caucus, dont Paul Szabo, mais aucun n'était présent hier.
«C'est plutôt différent de ce que prétendait le sondage Pollara [qui dit que 57 % des gens appuient la recherche sur les cellules souches embryonnaires]», s'est réjoui M. Szabo, qui mène la charge contre son gouvernement.
Le projet de loi fédéral interdit une panoplie de pratiques, dont le clonage humain, et réglementerait les pratiques dans les cliniques de fertilité. Il établirait également des balises pour la recherche scientifique. Le Parlement doit encore tenir un vote sur cette loi avant qu'elle ne soit envoyée au Sénat. Le gouvernement a bon espoir de l'emporter puisque le NPD l'appuie maintenant.
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