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Citoyens Internet, mais citoyens!

8 mai 2013 | Louis Roy - Montréal | Science et technologie
En réponse au texte de Carl Bergeron, paru le 7 mai 2013 dans la section Idées.
L'histoire de l’humanité nous a habitués à l’expression de craintes concernant tout nouveau moyen de communication. Chaque fois que les citoyens ont eu accès au savoir et à l’information, les pouvoirs en place ont tenté de condamner ou contrôler ces innovations technologiques.

Si l’imprimerie a mené à l’apprentissage généralisé de la lecture et à l’appropriation du savoir par le plus grand nombre, les pouvoirs d’alors n’en ont pas moins démonisé cette invention qui leur faisait perdre le contrôle absolu qu’ils avaient sur le peuple depuis des siècles. L’arrivée de la radio et de la télévision ont créé les mêmes appréhensions chez les biens pensants et Internet semble déclencher le même phénomène.


Au-delà du rapport intime que les individus ont et auront avec les nouveaux moyens de communication et sans égard aux excès qu’ils ne manqueront pas de produire, l’ouverture extraordinaire sur la connaissance, l’information, la communication et même la mobilisation citoyenne que procurent les Google, Wiki, Facebook et autres services de réseautage constitue en soi un avancement pour l’humanité.


Cela explique que plusieurs voudraient bien contrôler l’Internet, l’infiltrer ou encore le tarifer pour en réduire la propagation. Et même si Big Brother venait nous filmer dans nos plus intimes retranchements, peut-être finira-t-il par imposer la « vraie » réalité humaine plutôt que celle concoctée par la rectitude politique qui, elle, n’empêche pas la collusion, la corruption, la bigoterie et l’exploitation. Les humains commencent à peine à utiliser ces nouveaux moyens de communiquer globalement. Je suis convaincu qu’ils en feront un outil collectif plus fort que ceux qui existent déjà. Laissons-leur le temps de s’amuser un peu avec leur nouveau jouet sans les culpabiliser et tenter de les réduire au silence par des analyses faussement humanistes.

 
 
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