Technologie: Linux-Québec: l'amicale des passionnés passe en cinquième vitesse
Alors que cette semaine, le gouvernement du Québec rendra publique sa position sur les normes ouvertes et le logiciel libre, Linux-Québec change de nom et compte bien unifier les adeptes du logiciel libre au Québec.
Nombreux sont les promoteurs du logiciel libre qui se rendent compte que les enjeux reliés à son adoption sont beaucoup plus que de simples enjeux technologiques. Le libre n'est plus l'apanage de «geeks». Des administrations publiques ainsi que des entreprises d'un peu partout dans le monde ont décidé de quitter le monde des progiciels propriétaires pour migrer vers l'Open Source.
Conscients que ce mouvement en faveur du logiciel libre n'est pas un feu de paille, les administrateurs de Linux-Québec ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de changer le nom et la mission de ce qui était auparavant une amicale de personnes partageant une passion commune en faveur d'une association dûment incorporée dont les buts et objectifs diffèrent sensiblement de la mission originale de Linux-Québec.
Depuis le 14 juillet dernier, Linux-Québec a changé de nom pour devenir l'Association québécoise pour la promotion de GNU/Linux et des logiciels libres (AQP3L), un organisme voué à la promotion d'activités reliées à GNU/Linux au Québec en plus de servir de lien dynamique entre les différents groupes d'utilisateurs. Bref, l'AQP3L devient un organisme fédérateur, même si son président, Maxime Bouffard, préfère utiliser le mot unificateur.
Travailler ensemble
«Nous ne sommes pas là pour prendre la place de qui que ce soit. Nous désirons plutôt que les forces vives du logiciel libre au Québec, et il y en a beaucoup, puissent s'unir et travailler ensemble à la promotion de ce qui sera un enjeu majeur dans le monde technologique au cours des prochaines années.»
Pour Maxime Bouffard, l'adoption du logiciel libre par les administrations publiques ainsi que les grandes entreprises représente le prochain grand défi des évangélistes de l'Open Source. «Et pour cela, de dire Bouffard, nous devrons nous démarquer et quitter cette image de geeks qui nous colle à la peau. Le logiciel libre n'est plus l'affaire d'une petite communauté d'initiés. Choisir le logiciel libre, c'est non seulement un enjeu de technologie, mais c'est aussi faire un choix économique, social et politique.»
En effet, il est facile d'invoquer des raisons économiques pour choisir Linux et le logiciel libre. Après tout, comment peut-on être moins cher qu'un produit gratuit? Pourtant, plusieurs autres raisons militent en faveur de l'Open Source.
«Les fondations du logiciel libre reposent sur quelque chose de fondamental: des normes ouvertes et libres. En effet, non seulement le logiciel libre permet aux utilisateurs de choisir un outil plutôt qu'un autre, mais la quasi-totalité des applications OpenSource sauvegardent leurs données dans un format pouvant être lu par plusieurs autres applications.»
Emplois
Un autre défi de l'AQP3L sera de faire comprendre aux décideurs que la gratuité ne doit pas être au détriment de l'emploi.
«Il faut que nos dirigeants et nos chefs d'entreprise sachent que le logiciel libre est créateur d'emplois. Nombreuses sont les sociétés et les gouvernements qui veulent migrer vers le libre, tout en désirant une solution personnalisée. Les firmes conseils ayant choisi de développer et d'améliorer des produits à base de code source libre, au lieu de logiciels à code propriétaire, contribuent à créer de nombreux emplois, tout en adaptant un produit pour leurs clients et en le redonnant en tout ou en partie à la communauté.»
Tout comme Maxime Bouffard, beaucoup de jeunes sociétés dynamiques d'ici attendent avec impatience la conférence de Michel Rochette, du Secrétariat du Conseil du trésor du Québec, alors qu'il dévoilera mercredi prochain, lors d'un dîner causerie organisé par la Fédération informatique du Québec, «la position gouvernementale [sur les normes ouvertes et les logiciels libres] et les actions que provoqueront ces changements, ceci faisant suite à l'étude commandée par le Conseil du trésor auprès de la Faculté des Sciences de l'administration de l'Université Laval.»
Quoi qu'il en soit, les défis qu'aura à relever l'AQP3L pour les années 2003-2004 s'annoncent nombreux et passionnants. Le 25 octobre prochain, à l'ETS de Montréal, l'Association québécoise pour la promotion de GNU/Linux et des logiciels libres organise le premier congrès québécois sur le logiciel libre. Tous sont invités, qu'ils soient membres actifs des groupes d'utilisateurs, développeurs et dirigeants d'entreprises oeuvrant dans le logiciel libre, personnes-ressources au sein des organismes publics et parapublics ou simples citoyens conscients des enjeux reliés à l'adoption du libre.
Nous y serons, soyez-en assurés.
Nombreux sont les promoteurs du logiciel libre qui se rendent compte que les enjeux reliés à son adoption sont beaucoup plus que de simples enjeux technologiques. Le libre n'est plus l'apanage de «geeks». Des administrations publiques ainsi que des entreprises d'un peu partout dans le monde ont décidé de quitter le monde des progiciels propriétaires pour migrer vers l'Open Source.
Conscients que ce mouvement en faveur du logiciel libre n'est pas un feu de paille, les administrateurs de Linux-Québec ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de changer le nom et la mission de ce qui était auparavant une amicale de personnes partageant une passion commune en faveur d'une association dûment incorporée dont les buts et objectifs diffèrent sensiblement de la mission originale de Linux-Québec.
Depuis le 14 juillet dernier, Linux-Québec a changé de nom pour devenir l'Association québécoise pour la promotion de GNU/Linux et des logiciels libres (AQP3L), un organisme voué à la promotion d'activités reliées à GNU/Linux au Québec en plus de servir de lien dynamique entre les différents groupes d'utilisateurs. Bref, l'AQP3L devient un organisme fédérateur, même si son président, Maxime Bouffard, préfère utiliser le mot unificateur.
Travailler ensemble
«Nous ne sommes pas là pour prendre la place de qui que ce soit. Nous désirons plutôt que les forces vives du logiciel libre au Québec, et il y en a beaucoup, puissent s'unir et travailler ensemble à la promotion de ce qui sera un enjeu majeur dans le monde technologique au cours des prochaines années.»
Pour Maxime Bouffard, l'adoption du logiciel libre par les administrations publiques ainsi que les grandes entreprises représente le prochain grand défi des évangélistes de l'Open Source. «Et pour cela, de dire Bouffard, nous devrons nous démarquer et quitter cette image de geeks qui nous colle à la peau. Le logiciel libre n'est plus l'affaire d'une petite communauté d'initiés. Choisir le logiciel libre, c'est non seulement un enjeu de technologie, mais c'est aussi faire un choix économique, social et politique.»
En effet, il est facile d'invoquer des raisons économiques pour choisir Linux et le logiciel libre. Après tout, comment peut-on être moins cher qu'un produit gratuit? Pourtant, plusieurs autres raisons militent en faveur de l'Open Source.
«Les fondations du logiciel libre reposent sur quelque chose de fondamental: des normes ouvertes et libres. En effet, non seulement le logiciel libre permet aux utilisateurs de choisir un outil plutôt qu'un autre, mais la quasi-totalité des applications OpenSource sauvegardent leurs données dans un format pouvant être lu par plusieurs autres applications.»
Emplois
Un autre défi de l'AQP3L sera de faire comprendre aux décideurs que la gratuité ne doit pas être au détriment de l'emploi.
«Il faut que nos dirigeants et nos chefs d'entreprise sachent que le logiciel libre est créateur d'emplois. Nombreuses sont les sociétés et les gouvernements qui veulent migrer vers le libre, tout en désirant une solution personnalisée. Les firmes conseils ayant choisi de développer et d'améliorer des produits à base de code source libre, au lieu de logiciels à code propriétaire, contribuent à créer de nombreux emplois, tout en adaptant un produit pour leurs clients et en le redonnant en tout ou en partie à la communauté.»
Tout comme Maxime Bouffard, beaucoup de jeunes sociétés dynamiques d'ici attendent avec impatience la conférence de Michel Rochette, du Secrétariat du Conseil du trésor du Québec, alors qu'il dévoilera mercredi prochain, lors d'un dîner causerie organisé par la Fédération informatique du Québec, «la position gouvernementale [sur les normes ouvertes et les logiciels libres] et les actions que provoqueront ces changements, ceci faisant suite à l'étude commandée par le Conseil du trésor auprès de la Faculté des Sciences de l'administration de l'Université Laval.»
Quoi qu'il en soit, les défis qu'aura à relever l'AQP3L pour les années 2003-2004 s'annoncent nombreux et passionnants. Le 25 octobre prochain, à l'ETS de Montréal, l'Association québécoise pour la promotion de GNU/Linux et des logiciels libres organise le premier congrès québécois sur le logiciel libre. Tous sont invités, qu'ils soient membres actifs des groupes d'utilisateurs, développeurs et dirigeants d'entreprises oeuvrant dans le logiciel libre, personnes-ressources au sein des organismes publics et parapublics ou simples citoyens conscients des enjeux reliés à l'adoption du libre.
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