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    Mise à jour pour le musée de l’informatique

    « Après San Francisco, si une autre ville mérite de faire vivre un musée de l’informatique », c’est bien Montréal, estime Marc-André Léger, conservateur de l’iMusée.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir « Après San Francisco, si une autre ville mérite de faire vivre un musée de l’informatique », c’est bien Montréal, estime Marc-André Léger, conservateur de l’iMusée.
    L’informatique, c’est une histoire de « mise à jour ». Le musée montréalais consacré à la chose ne pouvait donc pas y échapper. Mercredi, l’institution muséale spécialisée - l’iMusée, c’est son nom - a inauguré en effet dans l’est de la métropole ses nouveaux locaux, qui permettent désormais d’explorer sur une superficie accrue l’univers et l’histoire de toutes ces machines en train de changer les êtres humains. L’événement était parrainé par Philippe Nieuwbourg, directeur du Musée de l’informatique de Paris, avec lequel l’iMusée de Montréal a décidé de synchroniser ses lignes de code.

    « Après San Francisco, en Californie, si une autre ville mérite de faire vivre un musée de l’informatique », c’est bien Montréal, a résumé plus tôt dans la journée Marc-André Léger, conservateur de l’iMusée, rencontré par Le Devoir entre un IBM 3747, une table permettant la saisie de données datant de 1970 et un NEXT, premier serveur Web au monde. « Les technologies de l’information, le jeu vidéo et le multimédia forment une grande industrie ici et ont façonné l’histoire et le présent de Montréal. Il est donc normal de soutenir et de faire grandir un musée comme celui-là. »


    Installé désormais dans les anciens locaux de la radio communautaire CIBL sur le boulevard Pie-IX, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, l’iMusée, double, dans sa version 2.1, sa surface d’exposition et améliore également son accès au public. Celui-ci pourra venir se frotter plus facilement, assure le conservateur, aux quelque 400 pièces composant cette étonnante collection. Parmi elles, un ordinateur Altair 8800, l’un des premiers microordinateurs vendus montés - Bill Gates a commencé la construction de son empire sur un truc comme ça -, un rare Commodore SX 64, version massivement portable du célèbre Commodore 64, ou encore un Cube d’Apple, fiasco commercial paradoxalement lié à un succès esthétique.


    L’iMusée a d’ailleurs beaucoup enrichi sa collection au cours des derniers mois grâce à un important don privé d’objets. Plusieurs témoins de l’histoire de l’informatique et du chemin parcouru jusqu’à l’iPad ont en effet été cédés à l’établissement par la famille d’un ingénieur mort il y a 10 ans dans un accident d’avion. « Il s’appelait Daniel Lessard. Son rêve était d’ouvrir un musée comme celui-là. Une plaque va être installée dans le musée à sa mémoire », précise M. Léger, qui, quand il ne gère pas ce lieu de mémoire technologique, enseigne à l’Université Concordia… l’informatique.


    Désormais doté de nouvelles « extensions » - une salle consacrée à l’histoire des consoles de jeux vidéo ou encore une salle d’exploration des principes du multimédia -, l’iMusée souhaite également, avec ce nouveau souffle, accroître sa visibilité sur le marché de la mémoire et de la conservation par l’entremise d’une exposition permanente, mais également d’expositions temporaires. L’histoire du jeu vidéo, l’histoire de l’Internet de même qu’une exposition sur les grands jalons de la construction de l’industrie de l’informatique au Québec sont, entre autres, en cours « d’exécution ». Et comme toute « mise à jour », celle de l’iMusée, célébrée mercredi, permet d’en envisager une autre. « Pour 2015, dit M. Léger, un déménagement au centre-ville de Montréal. » Si, bien sûr, il n’y a pas trop de bogues d’ici là.













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