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    Pour un État à l'ère du numérique

    Le premier GouvCamp se veut une conférence sur le rôle de la technologie au sein de l'appareil gouvernemental

    Le GouvCamp Québec s’intéresse aux technologies et aux divers paliers de la fonction publique.<br />
    Photo: Clément Allard - Le Devoir Le GouvCamp Québec s’intéresse aux technologies et aux divers paliers de la fonction publique.
    Québec — La révolution de la communication en format mobile qui se joue en ce moment dans les poches des citoyens, par l'entremise des téléphones intelligents, risque de mettre une pression importante sur les budgets de l'État, qui, pour adapter ses services à cette réalité, va devoir miser sur une collaboration accrue avec des citoyens-programmeurs et sur des politiques d'accès libre à ses données.

    Québec devrait également s'inspirer des entreprises privées et déplacer ses services publics dans les réseaux sociaux, ont estimé hier les participants au premier GouvCamp, une conférence participative atypique visant à réfléchir sur le rôle de l'État au temps du numérique. Une cinquantaine de fonctionnaires, spécialistes des technologies et penseurs de la modernité y ont pris part.

    «Le gouvernement ne va pas développer des applications mobiles comme il a développé des sites web dans les dernières années, faute de moyens pour le faire, a résumé François Belleau, du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec (MDEIE). Dans ce contexte, les données ouvertes sont une occasion pour lui, puisque cela va placer dans d'autres mains [celles du citoyen] la charge de ce développement.»

    Au coeur de cette mise au numérique des services publics, la question des données ouvertes place toutefois l'appareil gouvernemental devant une profonde remise en question de sa culture organisationnelle, a exposé Josée Plamondon, présidente du comité Internet de l'Alliance numérique, un groupe de pression représentant l'industrie du numérique. Elle invite les organismes publics à «sortir les départements informatiques de leur silo» pour les faire entrer dans un mode plus collaborateur, entre les différents services d'un ministère, par exemple, entre les ministères et les organismes publics, mais surtout en interpellant le citoyen, qui doit se retrouver au coeur des services qu'on développe pour lui.

    Écouter les citoyens

    «Les réseaux sociaux représentent une belle occasion pour l'État, qui peut passer par là pour transmettre de l'information, oui, mais aussi pour en récolter», a résumé le blogueur Mario Asselin, tout en invitant l'État à s'inspirer des grandes entreprises qui exploitent ces réseaux pour écouter les consommateurs et répondre à leurs besoins. Pour Stéphane Guidon, un programmeur à l'origine du site d'info-travaux routiers ZoneCone.ca, le gouvernement devrait aussi miser sur des concours et des «hackathons», ces événements où, pendant 24 heures, des données publiques sont transmises à des informaticiens pour voir quels services publics ils peuvent en tirer.

    L'an dernier, plus de 80 % des internautes québécois ont consulté au moins un site web gouvernemental, selon les dernières données du Centre francophone d'informatisation des organisations. Étrangement, l'organisme souligne que les internautes montrent un intérêt peu marqué, pour le moment, à interagir avec le gouvernement par l'entremise des réseaux sociaux.

    «Il faut y développer des services qui vont les intéresser et les citoyens vont suivre», a indiqué Félix Bégin, de Capitale Ouvert, un groupe qui milite pour une plus grande libéralisation des données de la ville de Québec.

    Le premier GouvCamp, formule de conférence inventée aux États-Unis, où chaque participant est également conférencier, a pris forme en marge du WAQ (le Web à Québec), une rencontre internationale d'experts en technologie et en communications.
     
     
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