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    GouvCamp à Québec

    Une première non-conférence pour améliorer la mission de l'État par le numérique

    Le BarCamp est un pur produit de la culture numérique.<br />
    Photo: Agence France-Presse (photo) David Gannon Le BarCamp est un pur produit de la culture numérique.
    Échanger pour améliorer la mission du gouvernement. Un groupe de technophiles, fonctionnaires branchés et penseurs de la modernité, se prépare à tenir dans quelques jours à Québec le tout premier GouvCamp. Cette non-conférence, qui transpose dans le monde réel les fondements de l'approche participative et collective liés à l'Internet, vise à réfléchir en groupe à la façon dont les technologies de l'information peuvent venir améliorer le rôle de l'État et la démocratie. Avec en trame de fond des idées et surtout l'urgence d'agir.

    «En matière de technologie, le Québec est généralement en retard et ce retard se fait également sentir du côté de la modernisation de l'État, dit Sylvain Carle, acteur important de la scène numérique au Québec et organisateur de ce GouvCamp. Cette rencontre va donc être l'occasion de réunir des personnes de plusieurs horizons qui réfléchissent sur ce sujet et qui surtout veulent désormais passer à l'action.»

    Pur produit de la culture numérique, le principe du BarCamp, qui module son nom en fonction des sujets qu'il aborde — GouvCamp pour les questions touchant la démocratie 2.0, PodCamp sur les baladodiffusions, YULCamp sur le développement technologique de Montréal —, se veut une rencontre de citoyens-experts au cours de laquelle chaque participant est à la fois public et conférencier. Ces non-conférences s'organisent par l'entremise des réseaux sociaux et du Web et utilisent par la suite ces mêmes outils pour la diffusion des idées et contenus qu'elles ont permis de générer. Un modérateur se charge d'encadrer les conversations.

    Questions de démocratie

    Le premier GouvCamp va prendre forme le 22 février prochain à Québec en marge de la conférence WAQ (Le Web à Québec) qui rassemble des experts en technologies. De 40 à 75 personnes sont attendues pour aborder des sujets liés à l'ouverture des données publiques, à l'utilisation actuelle des budgets du gouvernement en matière de technologie, à la transparence, à la citoyenneté numérique, à la communication entre l'appareil gouvernemental et les citoyens. Entre autres. Les thèmes sont apportés par les participants en fonction de leurs intérêts et de leurs expertises.

    «Jusqu'à maintenant, le gouvernement aborde ces questions-là avec timidité, dit M. Carle. On sent qu'il n'est pas très à l'aise avec ça. Le GouvCamp, c'est l'occasion de mettre à profit la réflexion et les idées des citoyens-experts qui peuvent certainement aider le gouvernement dans sa démarche de modernisation», et ce, dans une «logique pragmatique», poursuit celui qui récemment, en ligne, réclamait de Québec l'adoption d'un «Plan Nerds», pour inscrire la province dans la réalité numérique du présent, plutôt qu'un Plan Nord largement publicisé par le gouvernement Charest.

    «Dans l'appareil gouvernemental, la technologie souffre d'être seulement entre les mains des responsables financiers, dit-il. Or, on ne peut plus voir ça aujourd'hui uniquement comme un simple outil de production. C'est un enjeu social.»

    Le principe des BarCamp a vu le jour en 2005 en Californie dans les bureaux d'une entreprise informatique qui a tenu la première de ces non-conférences où chaque participant doit mettre une idée concrète, un projet, une analyse documentée sur la table. Son thème: les logiciels libres. Depuis, cet outil d'échange et de collaboration, très ancré dans la culture du Web 2.0, a multiplié partout sur la planète son principe fondateur: «pas de spectateurs, tous participants».












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