Les cellules souches, véritable fontaine de Jouvence
Photo : - Le Devoir
Les cellules souches animales et humaines font l’objet de nombreuses études depuis les années 1990 en raison de leur potentiel à régénérer des tissus, voire des organes.
Nos cellules souches pourraient bien renfermer la recette de la fontaine de Jouvence que tant de scientifiques cherchent. C'est du moins ce que nous laissent croire les résultats obtenus par une équipe de chercheurs de l'Université de Pittsburgh et qui sont publiés dans le dernier numéro de la revue Nature Communications.
On savait que le nombre et le fonctionnement des cellules souches adultes déclinent avec le vieillissement, car la réplication de ces cellules et leur différenciation en une variété de tissus s'effectuent moins efficacement à un âge avancé. Toutefois, rien ne permettait d'affirmer si ce déclin contribuait au processus de vieillissement ou s'il en était la cause.
Une équipe de chercheurs de l'École de médecine de l'Université de Pittsburgh a pu éclaircir cette énigme en injectant à des souris atteintes de progéria — une maladie génétique humaine se caractérisant par un vieillissement accéléré — des «cellules souches dites progénitrices», prélevées dans des muscles murins. Les cellules progénitrices sont multipotentes, c'est-à-dire qu'elles sont dotées d'un pouvoir prolongé de prolifération et de renouvellement, elles peuvent se différencier en une multitude de cellules spécialisées différentes et peuvent induire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ainsi que la régénération des os, et des muscles squelettiques et cardiaque, expliquent les auteurs dans l'article paru le 3 janvier dernier.
Les chercheurs ont observé que la greffe de cellules progénitrices qui avaient été extraites de souris jeunes et saines gardait plus longtemps en santé les rongeurs atteints de progéria et prolongeait même substantiellement leur vie. Par contre, aucun de ces effets bénéfiques ne se manifestait si les cellules progénitrices avaient été prélevées sur des animaux âgés, ou souffrant de progéria, car les cellules sou-ches de ces animaux avaient vraisemblablement perdu une bonne part de leur pouvoir de prolifération et de différenciation.
Selon les auteurs de l'étude, le fait que «la transplantation de cellules progénitrices fonctionnelles soit suffisante pour allonger la vie des souris atteintes de progéria fournit la preuve expérimentale que le déclin des aptitudes des cellules souches adultes contribue aux manifestations du vieillissement».
Plus encore, les chercheurs ont remarqué que même si les cellules progénitrices, issues d'animaux jeunes et sains, avaient été injectées dans l'abdomen des souris, elles avaient «des effets systémiques» puisqu'elles avaient «induit la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau et les muscles, deux tissus où aucune des cellules souches greffées n'a été détectée. [...] Ces observations suggèrent que les cellules progénitrices issues du muscle favorisent la santé et la longévité en sécrétant des facteurs activateurs qui induisent la régénération des tissus, et que les cellules souches des animaux âgés ont vraisemblablement perdu cette fonction sécrétoire», avancent les auteurs de l'étude dans leur publication.
Ne reste plus qu'à identifier les molécules qui composent ces facteurs activateurs sécrétés par les cellules progénitrices, car elles pourraient servir à rajeunir les cellules souches adultes avant qu'elles perdent leurs fabuleuses propriétés. Et qui sait si un jour, une simple injection de ces molécules rajeunissantes ne pourrait pas prévenir le déclin de nos fonctions biologiques induit par le vieillissement!
On savait que le nombre et le fonctionnement des cellules souches adultes déclinent avec le vieillissement, car la réplication de ces cellules et leur différenciation en une variété de tissus s'effectuent moins efficacement à un âge avancé. Toutefois, rien ne permettait d'affirmer si ce déclin contribuait au processus de vieillissement ou s'il en était la cause.
Une équipe de chercheurs de l'École de médecine de l'Université de Pittsburgh a pu éclaircir cette énigme en injectant à des souris atteintes de progéria — une maladie génétique humaine se caractérisant par un vieillissement accéléré — des «cellules souches dites progénitrices», prélevées dans des muscles murins. Les cellules progénitrices sont multipotentes, c'est-à-dire qu'elles sont dotées d'un pouvoir prolongé de prolifération et de renouvellement, elles peuvent se différencier en une multitude de cellules spécialisées différentes et peuvent induire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ainsi que la régénération des os, et des muscles squelettiques et cardiaque, expliquent les auteurs dans l'article paru le 3 janvier dernier.
Les chercheurs ont observé que la greffe de cellules progénitrices qui avaient été extraites de souris jeunes et saines gardait plus longtemps en santé les rongeurs atteints de progéria et prolongeait même substantiellement leur vie. Par contre, aucun de ces effets bénéfiques ne se manifestait si les cellules progénitrices avaient été prélevées sur des animaux âgés, ou souffrant de progéria, car les cellules sou-ches de ces animaux avaient vraisemblablement perdu une bonne part de leur pouvoir de prolifération et de différenciation.
Selon les auteurs de l'étude, le fait que «la transplantation de cellules progénitrices fonctionnelles soit suffisante pour allonger la vie des souris atteintes de progéria fournit la preuve expérimentale que le déclin des aptitudes des cellules souches adultes contribue aux manifestations du vieillissement».
Plus encore, les chercheurs ont remarqué que même si les cellules progénitrices, issues d'animaux jeunes et sains, avaient été injectées dans l'abdomen des souris, elles avaient «des effets systémiques» puisqu'elles avaient «induit la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau et les muscles, deux tissus où aucune des cellules souches greffées n'a été détectée. [...] Ces observations suggèrent que les cellules progénitrices issues du muscle favorisent la santé et la longévité en sécrétant des facteurs activateurs qui induisent la régénération des tissus, et que les cellules souches des animaux âgés ont vraisemblablement perdu cette fonction sécrétoire», avancent les auteurs de l'étude dans leur publication.
Ne reste plus qu'à identifier les molécules qui composent ces facteurs activateurs sécrétés par les cellules progénitrices, car elles pourraient servir à rajeunir les cellules souches adultes avant qu'elles perdent leurs fabuleuses propriétés. Et qui sait si un jour, une simple injection de ces molécules rajeunissantes ne pourrait pas prévenir le déclin de nos fonctions biologiques induit par le vieillissement!
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