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    Étude - Les téléphones intelligents se multiplient au Québec

    L'écart entre les riches et les pauvres adeptes de la téléphonie mobile s'accroît

    14 décembre 2011 |Fabien Deglise | Science et technologie
    La mobilité alimente les clivages. Le nombre de téléphones intelligents, qui permettent d'accéder à Internet, s'est considérablement multiplié depuis un an dans les poches des Québécois. Mais l'objet de communication reste encore et toujours une histoire de jeunes et de riches, résume le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) dans son dernier bulletin NETendances dévoilé hier.

    Cette enquête sur la mobilité au temps du numérique est sans ambages. Aujourd'hui, près de la moitié des 18 à 24 ans possèdent ce genre de téléphone multifonctionnel, sorte de mini-ordinateur de poche permettant de vivre en permanence en réseau. Un autre quart compte devenir propriétaire d'un tel appareil en 2012, peut-on lire.

    En comparaison, dans l'ensemble de la population, 25,4 % des propriétaires de cellulaire ont opté aujourd'hui pour une version dite «intelligente». C'est une croissance de 50 % par rapport à l'an dernier. L'adoption est également plus marquée chez les 35-44 ans, 36,5 % d'entre eux possédant l'un de ces téléphones, indique le CEFRIO après avoir lancé un coup de sonde dans un bassin de 1000 personnes en octobre dernier.

    Avec une marge d'erreur de 3,1 % (19 fois sur 20), l'organisme confirme au passage que cette technologie est encore et toujours le fait de la frange aisée de la population. «C'est à partir d'un revenu familial annuel de l'ordre de 100 000 $ que le téléphone intelligent est détenu par une proportion d'adultes significativement plus élevée, soit de 52,4 %», a résumé hier Claire Bourget, qui a dirigé la recherche, soit le double du taux d'adoption chez l'ensemble de la population.

    Fait étonnant, à peine 43 % des propriétaires d'un téléphone intelligent exploitent régulièrement les fonctionnalités de leur appareil en accédant à Internet de cette façon tous les jours et 38 % ne s'en servent tout simplement jamais.

    Bien que toujours marginale, la tablette numérique creuse elle aussi le même écart, poursuit l'enquête, en se retrouvant aujourd'hui dans les mains de 5,2 % des adultes québécois, mais surtout ceux qui déclarent un revenu annuel de plus de 80 000 $ (14,4 %) et de plus de 100 000 $ (17,8 %). «À la lumière de ces résultats, on peut avancer, sans trop se tromper, que le coût actuel relativement élevé des tablettes en limite l'adoption», a indiqué la responsable de l'enquête.












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