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Une langue qui s'étiole, 140 caractères à la fois

Fabien Deglise   3 décembre 2011  Science et technologie
Le langage s’érode, et ce serait la faute des réseaux sociaux avec tous ces longs mots régis par les 140 caractères qui ne semblent pas vouloir résister à l’instantanéité, à l’ubiquité, à la concision et à la rapidité du présent.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le langage s’érode, et ce serait la faute des réseaux sociaux avec tous ces longs mots régis par les 140 caractères qui ne semblent pas vouloir résister à l’instantanéité, à l’ubiquité, à la concision et à la rapidité du présent.
C'est le débat récurrent qui colle depuis toujours à la peau de la modernité: les outils de communication actuels seraient-ils en train de mettre en péril la qualité de la langue qu'on parle et surtout de celle qu'on écrit?
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    3 décembre 2011 09 h 54
    La confusion des langues
    Un Tremblay d'Amérique, mécontent de ce qui se passait au sujet de la langue française, se demandait si nous ne devrions pas nous mettre à la recherche de l'organigramme de la tour de Babel.

    Vous trouveriez sans doute des réponses à votre questionnement de ce matin.
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  • Nasboum - Abonné
    3 décembre 2011 11 h 34
    tweet toi même
    Pour chaque gazouillis de qualité, il y a des millions de tweet minables. La planète communique entre elle, toujours pour ne rien dire. La preuve en est la 'mort' du courriel que nos citoyens trouvent en fait trop proche de l'écriture classique, avec stylo et papier, bref, trop compliqué, pas assez instantané. Comme quoi c'était toujours mieux avant.
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  • Darwin666 - Inscrit
    3 décembre 2011 12 h 05
    L'autre côté de la médaille
    Réalise-t-on que beaucoup de ceux qui écrivent sur les réseaux sociaux n'écriraient pas du tout sans ces outils? Entre écrire approximativement (scusez le mot! de sept syllabes!) et ne pas écrire du tout, qu'est-ce qui est mieux?

    Les gens écrivaient mieux avant? Peut-être ceux qui écrivaient (et encore!), mais la majorité n'écrivait pas du tout! Comme le dit Jean Dion avec ironie, «C'était bien mieux dans le temps»...
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  • France Marcotte - Abonnée
    3 décembre 2011 19 h 39
    Bouder son plaisir comme des radins
    Mais qu'est-ce que c'est que cette manie de se sentir obligé d'être malheureux d'être content à chaque avancée dans le monde virtuel où on plonge pourtant tête première et à bras raccourci comme le boulimique qui s'empiffre en braillant mais qui pour rien au monde ne s'empêcherait de s'empiffrer ne serait-ce que pour mieux le regretter, après de préférence?

    C'est bien nécessaire de se sentir coupable? Ce serait pas un relent de vieux réflexe archaïque par hasard?

    Tout ça c'est gratuit ou presque, c'est ça qui rend mal? On se doute bien qu'on ne le mérite pas?

    Qu'est-ce qu'on voudrait, que la machine nous rende plus intelligent que l'on est en plus de tout le reste? Hélas, ce n'est qu'un outil et il fera ce qu'on lui demande, ni plus ni moins.
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  • Christian Leclerc - Abonné
    4 décembre 2011 00 h 14
    Euh.
    Le haïku rend-il illétré? ;-)

    @clerc2000
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