Les recherches en santé sont mises au service de l'économie québécoise
Créer des rapprochements durables entre le milieu universitaire et l'industrie
Une entente de partenariat entre le Centre québécois d'innovation en biotechnologie et Univalor favorise le développement d'entreprises québécoises en sciences de la vie et en technologies de la santé.
Le 4 octobre dernier, dans le cadre de l'événement Capital Innovation, le Centre québécois d'innovation en biotechnologie (CQIB) et Gestion Univalor, société en commandite (Univalor), ont officialisé leur collaboration en ratifiant une entente de partenariat. Significative, cette entente a pour objectif principal de favoriser le développement d'entreprises issues du domaine des sciences de la vie et des technologies de la santé.
Organisation privée à but non lucratif, le CQIB est un incubateur d'entreprises dont le mandat principal est d'accompagner dans leur démarrage des entreprises oeuvrant dans les secteurs des sciences de la vie et des technologies de la santé. Travaillant en étroite collaboration avec les différentes universités de la province, il contribue, depuis sa création en 1995, à faciliter le transfert à l'industrie des technologies élaborées dans les établissements québécois.
«Les universités, ce sont surtout elles qui alimentent notre pipeline de projets. On collabore beaucoup avec elles et avec les sociétés de valorisation qui leur sont affiliées. C'est dans ce cadre-là que, il y a quelques années, on a rencontré l'équipe des sciences de la vie d'Univalor, qui, elle, a pour mandat de valoriser les résultats des travaux effectués par les chercheurs de l'Université de Montréal, de ses écoles, dont Polytechnique, et de ses centres hospitaliers affiliés», raconte Normand de Montigny, directeur général du CQIB.
Si le CQIB et Univalor travaillent de concert depuis quelques années déjà pour favoriser la création et la survie d'entreprises dans le domaine des sciences de la vie et des technologies de la santé, jusqu'à tout récemment, aucune entente formelle n'encadrait leur partenariat.
«Nous connaissons depuis quelques années les capacités du CQIB. En officialisant notre partenariat, nous mettons en place un processus accéléré et privilégié qui permet de nous assurer que nos chercheurs seront totalement accompagnés dans leur démarche, et ce, par des gens dont l'expertise est reconnue au niveau international», soutient Philippe Calais, président-directeur général d'Univalor.
«Cette entente, c'est un pas de plus dans notre collaboration, ajoute M. de Montigny. Elle nous permet de systématiser la façon dont on travaille ensemble et de nous assurer que le relais sera toujours garanti entre le moment où Univalor juge qu'une technologie mérite d'être valorisée à travers la création d'une entreprise et le démarrage de celle-ci.»
Le processus
Poursuivant des objectifs très complémentaires, Univalor et le CQIB travailleront de façon étroite dans le cadre de cette entente. Agissant en aval, Univalor sera chargée de cerner les résultats de recherche susceptibles d'être commercialisés, puis de mettre en relation les chercheurs et le CQIB.
«Quand une nouvelle technologie est découverte, elle peut prendre la voie soit des licences et des partenariats, soit de la commercialisation. Dans le cadre de cette entente, ce que nous allons faire, c'est repérer des travaux qui sont susceptibles d'être un jour commercialisés, même s'ils sont encore au début du processus. Ensuite, nous allons mettre en relation les chercheurs qui ont participé à cette découverte, notre directeur du développement des affaires et l'équipe du CQIB», précise M. Calais.
Après cette première étape, ce sera au tour de l'équipe du CQIB de prendre le relais. Celle-ci analysera les projets proposés par Univalor et verra à apporter une aide appropriée aux chercheurs désireux de commercialiser leur découverte.
«Nous avons deux types de programmes de soutien au CQIB: la pré-incubation et l'incubation. La pré-incubation, c'est le soutien que nous apportons avant même que l'entreprise ne soit créée. L'incubation, c'est l'accompagnement que nous offrons une fois que l'entreprise a amorcé ses activités», explique M. de Montigny.
En période de pré-incubation, les services qu'offre le CQIB sont relativement variés. Il peut s'agir de préparer un modèle d'affaires, de préciser les objectifs de l'entreprise, de définir des stratégies de communication, de trouver des investisseurs, voire de créer des partenariats chercheur-entrepreneur pour que les chercheurs puissent à la fois s'investir dans l'entreprise et poursuivre leurs recherches en laboratoire.
En période d'incubation, laquelle dure de trois à cinq ans, les entreprises s'installent généralement au CQIB pour lancer leurs activités. Elles ont la possibilité d'utiliser gratuitement le vaste parc d'équipement du centre et peuvent profiter d'une kyrielle de services d'accompagnement.
«Cette formule permet de réduire de beaucoup le coût de démarrage et les risques afférents. Ça plaît en général aux investisseurs, parce que le montant qu'ils mettent dans l'entreprise va directement dans le développement de la technologie, dans les cerveaux, plutôt que dans les infrastructures», souligne le directeur général du CQIB.
Impacts économiques
D'après M. de Montigny, cette entente s'avère favorable pour le développement de la recherche québécoise et de l'économie de la province. Soulignant que, en une quinzaine d'années d'existence, le CQIB a permis le démarrage de 36 entreprises employant 714 personnes et cumulant des revenus annuels de 73 millions de dollars, l'homme relève que la création de partenariats comme celui qui unit le CQIB à Univalor est bénéfique pour le Québec.
«En matière de développement durable pour une économie, quand on lance une entreprise, on crée un impact à long terme, parce qu'on crée des emplois, on dépense et on génère des revenus. Comme l'entente que nous venons de conclure devrait permettre qu'un plus grand nombre de technologies émanant d'Univalor et de son réseau prennent la route de la création d'entreprises plutôt que celle des licences, ça signifie que, à long terme, ce partenariat devrait avoir un impact positif sur l'économie québécoise», affirme le directeur général du CQIB.
Partageant l'avis de M. de Montigny, M. Calais estime que ce partenariat favorisera également les rapprochements entre le milieu universitaire et le milieu industriel: «Nous allons non seulement soutenir l'économie québécoise en mettant sur pied des entreprises qui vont fleurir ici, mais nous allons également créer des rapprochements durables entre le milieu universitaire et l'industrie. Et ça, c'est très encourageant!»
***
Collaboratrice du Devoir
Le 4 octobre dernier, dans le cadre de l'événement Capital Innovation, le Centre québécois d'innovation en biotechnologie (CQIB) et Gestion Univalor, société en commandite (Univalor), ont officialisé leur collaboration en ratifiant une entente de partenariat. Significative, cette entente a pour objectif principal de favoriser le développement d'entreprises issues du domaine des sciences de la vie et des technologies de la santé.
Organisation privée à but non lucratif, le CQIB est un incubateur d'entreprises dont le mandat principal est d'accompagner dans leur démarrage des entreprises oeuvrant dans les secteurs des sciences de la vie et des technologies de la santé. Travaillant en étroite collaboration avec les différentes universités de la province, il contribue, depuis sa création en 1995, à faciliter le transfert à l'industrie des technologies élaborées dans les établissements québécois.
«Les universités, ce sont surtout elles qui alimentent notre pipeline de projets. On collabore beaucoup avec elles et avec les sociétés de valorisation qui leur sont affiliées. C'est dans ce cadre-là que, il y a quelques années, on a rencontré l'équipe des sciences de la vie d'Univalor, qui, elle, a pour mandat de valoriser les résultats des travaux effectués par les chercheurs de l'Université de Montréal, de ses écoles, dont Polytechnique, et de ses centres hospitaliers affiliés», raconte Normand de Montigny, directeur général du CQIB.
Si le CQIB et Univalor travaillent de concert depuis quelques années déjà pour favoriser la création et la survie d'entreprises dans le domaine des sciences de la vie et des technologies de la santé, jusqu'à tout récemment, aucune entente formelle n'encadrait leur partenariat.
«Nous connaissons depuis quelques années les capacités du CQIB. En officialisant notre partenariat, nous mettons en place un processus accéléré et privilégié qui permet de nous assurer que nos chercheurs seront totalement accompagnés dans leur démarche, et ce, par des gens dont l'expertise est reconnue au niveau international», soutient Philippe Calais, président-directeur général d'Univalor.
«Cette entente, c'est un pas de plus dans notre collaboration, ajoute M. de Montigny. Elle nous permet de systématiser la façon dont on travaille ensemble et de nous assurer que le relais sera toujours garanti entre le moment où Univalor juge qu'une technologie mérite d'être valorisée à travers la création d'une entreprise et le démarrage de celle-ci.»
Le processus
Poursuivant des objectifs très complémentaires, Univalor et le CQIB travailleront de façon étroite dans le cadre de cette entente. Agissant en aval, Univalor sera chargée de cerner les résultats de recherche susceptibles d'être commercialisés, puis de mettre en relation les chercheurs et le CQIB.
«Quand une nouvelle technologie est découverte, elle peut prendre la voie soit des licences et des partenariats, soit de la commercialisation. Dans le cadre de cette entente, ce que nous allons faire, c'est repérer des travaux qui sont susceptibles d'être un jour commercialisés, même s'ils sont encore au début du processus. Ensuite, nous allons mettre en relation les chercheurs qui ont participé à cette découverte, notre directeur du développement des affaires et l'équipe du CQIB», précise M. Calais.
Après cette première étape, ce sera au tour de l'équipe du CQIB de prendre le relais. Celle-ci analysera les projets proposés par Univalor et verra à apporter une aide appropriée aux chercheurs désireux de commercialiser leur découverte.
«Nous avons deux types de programmes de soutien au CQIB: la pré-incubation et l'incubation. La pré-incubation, c'est le soutien que nous apportons avant même que l'entreprise ne soit créée. L'incubation, c'est l'accompagnement que nous offrons une fois que l'entreprise a amorcé ses activités», explique M. de Montigny.
En période de pré-incubation, les services qu'offre le CQIB sont relativement variés. Il peut s'agir de préparer un modèle d'affaires, de préciser les objectifs de l'entreprise, de définir des stratégies de communication, de trouver des investisseurs, voire de créer des partenariats chercheur-entrepreneur pour que les chercheurs puissent à la fois s'investir dans l'entreprise et poursuivre leurs recherches en laboratoire.
En période d'incubation, laquelle dure de trois à cinq ans, les entreprises s'installent généralement au CQIB pour lancer leurs activités. Elles ont la possibilité d'utiliser gratuitement le vaste parc d'équipement du centre et peuvent profiter d'une kyrielle de services d'accompagnement.
«Cette formule permet de réduire de beaucoup le coût de démarrage et les risques afférents. Ça plaît en général aux investisseurs, parce que le montant qu'ils mettent dans l'entreprise va directement dans le développement de la technologie, dans les cerveaux, plutôt que dans les infrastructures», souligne le directeur général du CQIB.
Impacts économiques
D'après M. de Montigny, cette entente s'avère favorable pour le développement de la recherche québécoise et de l'économie de la province. Soulignant que, en une quinzaine d'années d'existence, le CQIB a permis le démarrage de 36 entreprises employant 714 personnes et cumulant des revenus annuels de 73 millions de dollars, l'homme relève que la création de partenariats comme celui qui unit le CQIB à Univalor est bénéfique pour le Québec.
«En matière de développement durable pour une économie, quand on lance une entreprise, on crée un impact à long terme, parce qu'on crée des emplois, on dépense et on génère des revenus. Comme l'entente que nous venons de conclure devrait permettre qu'un plus grand nombre de technologies émanant d'Univalor et de son réseau prennent la route de la création d'entreprises plutôt que celle des licences, ça signifie que, à long terme, ce partenariat devrait avoir un impact positif sur l'économie québécoise», affirme le directeur général du CQIB.
Partageant l'avis de M. de Montigny, M. Calais estime que ce partenariat favorisera également les rapprochements entre le milieu universitaire et le milieu industriel: «Nous allons non seulement soutenir l'économie québécoise en mettant sur pied des entreprises qui vont fleurir ici, mais nous allons également créer des rapprochements durables entre le milieu universitaire et l'industrie. Et ça, c'est très encourageant!»
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Collaboratrice du Devoir








