À l'écoute des autochtones
Afin de mener à bien leurs travaux, les chercheurs du Centre d'études nordiques (CEN) ont choisi de faire preuve d'ouverture, de respect et de transparence envers les populations autochtones, allant même jusqu'à apprendre leur langue ancestrale.
«C'est un point essentiel pour nous. C'est très important parce que, dans les faits, on a trois stations de recherche qui sont situées dans des villages autochtones. On est donc physiquement chez eux à la suite d'ententes prises avec les communautés. Quand les chercheurs se déplacent, ils rencontrent les maires ou les autorités en place pour leur expliquer les projets sur lesquels on travaille. C'est important qu'ils soient au courant de nos travaux. Il arrive aussi souvent que des personnes des différentes communautés nous servent de guides», explique Monique Bernier, directrice adjointe du CEN et responsable de l'axe de recherche sur l'évaluation des risques associés aux changements environnementaux et le développement de stratégies d'adaptation.
Les résultats des travaux peuvent avoir des impacts importants sur le mode de vie des autochtones et leur quotidien, selon elle. «Par exemple, dans un de mes projets, on se penche sur le suivi de la glace des rivières. Au sud, on s'intéresse davantage à la prévision des embâcles et des inondations, mais au nord, le problème est différent. Ce qui intéresse les gens, c'est vraiment leur sécurité. Les autochtones, et les Inuits en particulier, utilisent fréquemment les rivières pour se déplacer et des noyades peuvent survenir», explique-t-elle.
Pour se rapprocher des Inuits, des chercheurs se sont mis à l'apprentissage de leur langue, l'inuktitut. «Il se donne des cours à l'Université Laval. En plus, dans plusieurs projets on tient maintenant des ateliers pour en savoir plus sur les conditions de vie du passé et pour mesurer les changements qui se sont produits. On a installé des stations météorologiques pour connaître le climat, mais on tente d'obtenir aussi leur perception à ce sujet; on fait parfois appel à des interprètes, mais il arrive que des étudiants s'expriment dans la langue des Inuits.»
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Collaborateur du Devoir
«C'est un point essentiel pour nous. C'est très important parce que, dans les faits, on a trois stations de recherche qui sont situées dans des villages autochtones. On est donc physiquement chez eux à la suite d'ententes prises avec les communautés. Quand les chercheurs se déplacent, ils rencontrent les maires ou les autorités en place pour leur expliquer les projets sur lesquels on travaille. C'est important qu'ils soient au courant de nos travaux. Il arrive aussi souvent que des personnes des différentes communautés nous servent de guides», explique Monique Bernier, directrice adjointe du CEN et responsable de l'axe de recherche sur l'évaluation des risques associés aux changements environnementaux et le développement de stratégies d'adaptation.
Les résultats des travaux peuvent avoir des impacts importants sur le mode de vie des autochtones et leur quotidien, selon elle. «Par exemple, dans un de mes projets, on se penche sur le suivi de la glace des rivières. Au sud, on s'intéresse davantage à la prévision des embâcles et des inondations, mais au nord, le problème est différent. Ce qui intéresse les gens, c'est vraiment leur sécurité. Les autochtones, et les Inuits en particulier, utilisent fréquemment les rivières pour se déplacer et des noyades peuvent survenir», explique-t-elle.
Pour se rapprocher des Inuits, des chercheurs se sont mis à l'apprentissage de leur langue, l'inuktitut. «Il se donne des cours à l'Université Laval. En plus, dans plusieurs projets on tient maintenant des ateliers pour en savoir plus sur les conditions de vie du passé et pour mesurer les changements qui se sont produits. On a installé des stations météorologiques pour connaître le climat, mais on tente d'obtenir aussi leur perception à ce sujet; on fait parfois appel à des interprètes, mais il arrive que des étudiants s'expriment dans la langue des Inuits.»
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Collaborateur du Devoir








