L'Université de Sherbrooke a toujours su se démarquer
L'Université de Sherbrooke reçoit cette année le 79e congrès de l'Acfas. L'occasion est donc belle pour brosser le portrait de cet organisme. Entretien avec Luce Samoisette, rectrice, Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, et Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche.
Rappelons que l'Université de Sherbrooke, dont le campus principal est à Sherbrooke mais qui possède aussi un campus secondaire à Longueuil, accueille environ 37 000 étudiants. Ces neuf facultés, dont une de médecine et une de droit, se partagent 45 programmes de baccalauréat, 52 programmes de maîtrise et 29 programmes de doctorat. Si on ajoute à cela les microprogrammes et les certificats, on compte plus de 340 program-mes de formation offerts dans tous les domaines de l'activité humaine.
«L'Université de Sherbrooke est une université nationale mais qui est située en région, souligne Alain Webster. Nous avons un fort engagement régional, mais notre concurrence est internationale.» Un choix devenu aujourd'hui incontournable. «Nous devons être en mesure d'attirer chez nous des professeurs dont l'expertise est de niveau mondial, explique Luce Samoisette. C'est la condition essentielle si on prétend jouer dans la cour des grands.»
Des assises régionales et un horizon international, en somme. «Un bel exemple de cela est le nouveau centre de recherche en microélectronique, dont l'un de nos partenaires est l'usine IBM de Bromont, avance Jacques Beauvais. Il s'agit d'un employeur régional appartenant à une multinationale, et la recherche effectuée est de calibre international et les retombées le seront aussi.»
Selon Alain Webster, l'Université de Sherbrooke n'a pas d'autre choix que de faire preuve d'innovation. «Comme 85 % de nos étudiants proviennent de l'extérieur de Sherbrooke, nous nous devons de proposer un milieu universitaire attrayant.»
Programme coopératif
Le programme coopératif, qui permet à l'étudiant de combiner ses études avec des stages rémunérés en entreprise, est sans conteste l'un des attraits de l'Université de Sherbrooke. «Nous sommes la cinquième université en Amérique du Nord en importance en ce qui concerne le nombre d'étudiants qui optent pour la formule de l'alternance études-travail», mentionne Alain Webster.
«Le but ici est de former des étudiants qui non seulement sont de bons théoriciens, poursuit Luce Samoisette, mais qui sont aussi en mesure de mettre en application les théories dès leur entrée sur le marché du travail. De plus, le programme coopératif nous a permis de tisser de solides liens avec les acteurs du milieu socio-économique et nous sommes donc en mesure de mieux nous adapter aux besoins de nos partenaires.»
Et Jacques Beauvais de poursuivre: «Nous soutenons à l'Université de Sherbrooke la recherche fondamentale, dont aucune université ne peut se passer. Mais ce lien que nous avons avec les entreprises nous a permis aussi de développer un important volet dans le domaine de la recherche appliquée.»
Hors campus principal
L'Université de Sherbrooke ne limite pas son rayon d'action à son seul campus principal. Elle possède un second campus à Longueuil et elle est engagée dans la formation de médecins à Moncton et au Saguenay. «Dans le cas de la formation des médecins en région, il s'agit d'une délocalisation de programme. C'est notre Faculté de médecine qui est responsable de la formation des médecins, mais la formation se donne à l'intérieur des installations de l'Université du Québec à Chicoutimi et de l'Université de Moncton.»
«Cela s'inscrit dans la stratégie du gouvernement du Québec et cherche à répondre à un besoin spécifique, explique Alain Webster. Un médecin formé en région est plus susceptible de demeurer et de pratiquer en région que s'il doit s'expatrier pour se former.»
Quant au campus de Longueuil, il était devenu nécessaire. «La construction du campus de Longueuil nous a permis de mettre fin à la location de locaux que nous faisons à Longueuil depuis maintenant de nombreuses années», explique Luce Samoisette. «La présence de l'Université de Sherbrooke à Longueuil s'explique par le souhait que les intervenants en Montérégie nous ont exprimé quant à leurs besoins en formation, poursuit Alain Webster. Un quart de siècle plus tard, il faut avouer que c'était et que c'est encore une bonne idée.» Luce Samoisette précise que «le campus de Longueuil est principalement consacré à la formation continue. À part la formation en sciences infirmières au premier cycle, il s'agit de programmes de deuxième cycle.»
L'Université de Sherbrooke s'est aussi décloisonnée en construisant deux résidences étudiantes au centre-ville de Sherbrooke plutôt que sur son campus principal. «Cela permet d'augmenter la présence de l'université en ville, raconte Luce Samoisette. Cela nous a aussi permis de rénover des édifices et ainsi rajouter à la vie au centre-ville. Si Sherbrooke est une ville universitaire, il faut alors que les étudiants se trouvent partout en ville.»
Un congrès vert
Le développement durable à l'Université de Sherbrooke n'est pas une vague conception et il est maintenant au coeur du plan stratégique de l'établissement. On en aura une autre démonstration lors de la tenue du congrès de l'Acfas.
«Le congrès de l'Acfas sera le tout premier événement entièrement écoresponsble tenu au Québec et réalisé dans le cadre de la nouvelle certification pour les événements écoresponsables du Bureau de normalisation du Québec, annonce Alain Webster. La tenue de cet événement écoresponsable est une mesure qui s'ajoute à toutes les autres qui cherchent à faire de l'Université de Sherbrooke un milieu de vie universitaire stimulant et de grande qualité.»
Une autre preuve que l'Université de Sherbrooke sait innover. «L'Université de Sherbrooke a toujours su se démarquer, conclut Luce Samoisette, et elle va continuer à le faire de manière constante.»
***
Collaborateur du Devoir
Rappelons que l'Université de Sherbrooke, dont le campus principal est à Sherbrooke mais qui possède aussi un campus secondaire à Longueuil, accueille environ 37 000 étudiants. Ces neuf facultés, dont une de médecine et une de droit, se partagent 45 programmes de baccalauréat, 52 programmes de maîtrise et 29 programmes de doctorat. Si on ajoute à cela les microprogrammes et les certificats, on compte plus de 340 program-mes de formation offerts dans tous les domaines de l'activité humaine.
«L'Université de Sherbrooke est une université nationale mais qui est située en région, souligne Alain Webster. Nous avons un fort engagement régional, mais notre concurrence est internationale.» Un choix devenu aujourd'hui incontournable. «Nous devons être en mesure d'attirer chez nous des professeurs dont l'expertise est de niveau mondial, explique Luce Samoisette. C'est la condition essentielle si on prétend jouer dans la cour des grands.»
Des assises régionales et un horizon international, en somme. «Un bel exemple de cela est le nouveau centre de recherche en microélectronique, dont l'un de nos partenaires est l'usine IBM de Bromont, avance Jacques Beauvais. Il s'agit d'un employeur régional appartenant à une multinationale, et la recherche effectuée est de calibre international et les retombées le seront aussi.»
Selon Alain Webster, l'Université de Sherbrooke n'a pas d'autre choix que de faire preuve d'innovation. «Comme 85 % de nos étudiants proviennent de l'extérieur de Sherbrooke, nous nous devons de proposer un milieu universitaire attrayant.»
Programme coopératif
Le programme coopératif, qui permet à l'étudiant de combiner ses études avec des stages rémunérés en entreprise, est sans conteste l'un des attraits de l'Université de Sherbrooke. «Nous sommes la cinquième université en Amérique du Nord en importance en ce qui concerne le nombre d'étudiants qui optent pour la formule de l'alternance études-travail», mentionne Alain Webster.
«Le but ici est de former des étudiants qui non seulement sont de bons théoriciens, poursuit Luce Samoisette, mais qui sont aussi en mesure de mettre en application les théories dès leur entrée sur le marché du travail. De plus, le programme coopératif nous a permis de tisser de solides liens avec les acteurs du milieu socio-économique et nous sommes donc en mesure de mieux nous adapter aux besoins de nos partenaires.»
Et Jacques Beauvais de poursuivre: «Nous soutenons à l'Université de Sherbrooke la recherche fondamentale, dont aucune université ne peut se passer. Mais ce lien que nous avons avec les entreprises nous a permis aussi de développer un important volet dans le domaine de la recherche appliquée.»
Hors campus principal
L'Université de Sherbrooke ne limite pas son rayon d'action à son seul campus principal. Elle possède un second campus à Longueuil et elle est engagée dans la formation de médecins à Moncton et au Saguenay. «Dans le cas de la formation des médecins en région, il s'agit d'une délocalisation de programme. C'est notre Faculté de médecine qui est responsable de la formation des médecins, mais la formation se donne à l'intérieur des installations de l'Université du Québec à Chicoutimi et de l'Université de Moncton.»
«Cela s'inscrit dans la stratégie du gouvernement du Québec et cherche à répondre à un besoin spécifique, explique Alain Webster. Un médecin formé en région est plus susceptible de demeurer et de pratiquer en région que s'il doit s'expatrier pour se former.»
Quant au campus de Longueuil, il était devenu nécessaire. «La construction du campus de Longueuil nous a permis de mettre fin à la location de locaux que nous faisons à Longueuil depuis maintenant de nombreuses années», explique Luce Samoisette. «La présence de l'Université de Sherbrooke à Longueuil s'explique par le souhait que les intervenants en Montérégie nous ont exprimé quant à leurs besoins en formation, poursuit Alain Webster. Un quart de siècle plus tard, il faut avouer que c'était et que c'est encore une bonne idée.» Luce Samoisette précise que «le campus de Longueuil est principalement consacré à la formation continue. À part la formation en sciences infirmières au premier cycle, il s'agit de programmes de deuxième cycle.»
L'Université de Sherbrooke s'est aussi décloisonnée en construisant deux résidences étudiantes au centre-ville de Sherbrooke plutôt que sur son campus principal. «Cela permet d'augmenter la présence de l'université en ville, raconte Luce Samoisette. Cela nous a aussi permis de rénover des édifices et ainsi rajouter à la vie au centre-ville. Si Sherbrooke est une ville universitaire, il faut alors que les étudiants se trouvent partout en ville.»
Un congrès vert
Le développement durable à l'Université de Sherbrooke n'est pas une vague conception et il est maintenant au coeur du plan stratégique de l'établissement. On en aura une autre démonstration lors de la tenue du congrès de l'Acfas.
«Le congrès de l'Acfas sera le tout premier événement entièrement écoresponsble tenu au Québec et réalisé dans le cadre de la nouvelle certification pour les événements écoresponsables du Bureau de normalisation du Québec, annonce Alain Webster. La tenue de cet événement écoresponsable est une mesure qui s'ajoute à toutes les autres qui cherchent à faire de l'Université de Sherbrooke un milieu de vie universitaire stimulant et de grande qualité.»
Une autre preuve que l'Université de Sherbrooke sait innover. «L'Université de Sherbrooke a toujours su se démarquer, conclut Luce Samoisette, et elle va continuer à le faire de manière constante.»
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Collaborateur du Devoir








