Réplique au chroniqueur Michel Dumais - Une fédération qui a sa place
André G. Côté - Directeur général de la Fédération internationale des associations de multimédia (FIAM)
9 juillet 2003
Science et technologie
Votre chronique du 9 juin dernier nous a stupéfiés quant à la méconnaissance de notre organisme et à votre aisance à jouer du sous-entendu. Je voudrais vous rappeler qu'en 1997, vous étiez parmi la trentaine d'associations et individus qui participaient à la fondation de la Fédération internationale des associations de multimédia (FIAM), et vous étiez parmi ceux qui favorisaient l'implantation de son siège social à Montréal. Pour que vous trouviez son mandat flou, cela tient peut-être au fait que vous n'en avez pas saisi toutes les nuances lors de sa fondation, ni suivi ses activités depuis.
Comme vous le savez peut-être, Montréal a développé une stratégie dans le but de devenir une ville internationale au même titre que Paris, Genève ou Washington. Elle a fait une priorité de soutenir la mise sur pied et le développement de ces organisations pour les aider à prendre leur place sur la scène internationale, à se développer pour ensuite redonner aux Québécois les bénéfices qui leur ont été consentis dans leur phase de construction. Il faut du temps et des ressources pour arriver à cette étape, surtout à l'échelle internationale, un secteur que manifestement vous ne semblez pas très bien connaître. Aujourd'hui, Montréal héberge plus de 70 organisations internationales, des petites comme la FIAM, bien sûr, mais aussi des organismes importants comme l'OACI, l'Agence mondiale antidopage, l'Institut de la statistique de l'UNESCO, etc.
Dans cette chronique, donc, vous considérez la FIAM comme un organisme qui devrait oeuvrer sur la scène québécoise en la confondant avec l'Alliance Numériqc, la Fédération informatique du Québec, Interlogiq, etc. L'Alliance Numériqc est une association membre de la FIAM qui assume très bien son mandat sur le territoire du Québec [...]. Il en est de même du réseau Interlogiq, avec lequel nous maintenons des liens de collaboration étroite et qui, pour votre information, s'autofinance entièrement!
Passons sur votre méconnaissance du monde associatif car, de plus, vous tombez à bras raccourcis sur la FIAM de façon mesquine en vous attaquant à son président, prétendant qu'il a mis sur pied cette organisation pour s'offrir des voyages à l'étranger. Sachez qu'Hervé Fischer n'a jamais attendu après la FIAM pour voyager, et à chaque occasion où il l'a fait au nom de la fédération, ses frais de voyage et de séjour ont été couverts soit par lui-même, soit par les organismes hôtes ou les organisateurs d'événement. M. Fischer est un des précurseurs du multimédia à Montréal, un écrivain et un conférencier de réputation internationale, et il est régulièrement invité à prononcer des conférences lors d'événements importants un peu partout à travers le monde. Il profite toujours de ces occasions pour faire la promotion du secteur du multimédia et des technologies numériques de Montréal.
Si vous vous étiez donné la peine de passer nous voir ou de nous appeler, vous auriez su qu'à titre de fédération, nous oeuvrons au rapprochement des industries du multimédia à travers le monde; que nous sensibilisons les organisations mondiales et les États sur la nature et l'importance que représente cette nouvelle industrie; que nous travaillons de près avec ces associations que vous ne semblez pas connaître pour défendre les intérêts des producteurs de contenus numériques, en particulier sur les questions de droits d'auteur; que nous travaillons à identifier, quantifier et structurer les activités multimédia dans le contexte du système mondial de classification des industries; que nous sommes partie prenante au prochain Sommet sur la société de l'information organisé par les Nations unies et l'Union internationale des télécommunications à Genève en décembre prochain et que l'accréditation de la FIAM par les Nations unies est en cours; que nous sommes à conduire une étude sur le positionnement du multimédia en Amérique latine (huit associations concernées dans sept pays) en collaboration avec une organisation basée à Montréal, l'Institut de la statistique de l'UNESCO; que nous avons des comités de travail qui se penchent sur les problématiques de production de contenus numériques et de transfert de technologies dans le domaine du multimédia; que nous avons mis sur pied l'Observatoire mondial du multimédia, qui développe une expertise grandissante dans divers domaines du multimédia, en particulier la pérennité des contenus numériques, la réalité virtuelle, etc.
Vous auriez aussi su que la FIAM a tenu trois sommets internationaux sur l'Internet et le multimédia depuis 1999. D'abord à Montréal, où ils ont été initiés, traitant de la Convergence du multimédia, le deuxième à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, sur le thème de la diversité culturelle et linguistique en 2001, et le dernier à Montreux, en Suisse, en octobre 2002, sur la problématique de la fracture numérique.
Votre chronique dénote votre méconnaissance profonde du propos et des activités d'une fédération internationale, que vous avez de surcroît appuyée lors de sa création. Votre démarche est-elle partisane? Elle ne vous autorise cependant pas à écrire n'importe quoi. [...]
Réponse du chroniqueur
Après des années consacrées à suivre cette industrie, à y avoir travaillé et à avoir fait partie des conseils d'administration du CESAM et du FIM, vous me reprochez de ne pas très bien connaître votre organisme (et encore moins l'industrie), et ce, même si j'étais présent lors de sa fondation. C'est une opinion. Cependant, il semble que je ne sois pas le seul à vous trouver fort discret. Très peu de gens dans le milieu connaissent votre organisme, et encore moins savent que vous en êtes le directeur général.
Je ne crois pas être le seul aujourd'hui à ne pas bien saisir vos activités. Ayant fait une recherche sur Eureka, ce service permettant de fouiller les textes d'une vingtaine de quotidiens ou d'hebdomadaires et de mensuels d'affaires, je n'ai réussi à faire apparaître que 37 documents parlant de la FIAM au cours des cinq dernières années. Éliminons les doublons, les textes d'opinion signés de la main de M. Fischer et les textes sur le design italien: il reste moins de dix textes, dont deux que je considère vraiment essentiels et informatifs. Serait-ce que vous, ancien journaliste, auriez oublié les vertus de la communication?
Réjouissez-vous: puisque vous attirez notre attention sur votre organisme — qui bénéficie en partie de subsides publics, selon votre site Internet —, nous acceptons donc ce que nous croyons être une invitation à en savoir plus. Quant à M. Fischer et à son rôle de précurseur de l'industrie du multimédia, cette paternité est partagée avec moult autres au Québec. Ne les oubliez pas à l'avenir: ce serait insulter leur travail et leur implication pour le succès de cette industrie sur la place mondiale.
Michel Dumais
Comme vous le savez peut-être, Montréal a développé une stratégie dans le but de devenir une ville internationale au même titre que Paris, Genève ou Washington. Elle a fait une priorité de soutenir la mise sur pied et le développement de ces organisations pour les aider à prendre leur place sur la scène internationale, à se développer pour ensuite redonner aux Québécois les bénéfices qui leur ont été consentis dans leur phase de construction. Il faut du temps et des ressources pour arriver à cette étape, surtout à l'échelle internationale, un secteur que manifestement vous ne semblez pas très bien connaître. Aujourd'hui, Montréal héberge plus de 70 organisations internationales, des petites comme la FIAM, bien sûr, mais aussi des organismes importants comme l'OACI, l'Agence mondiale antidopage, l'Institut de la statistique de l'UNESCO, etc.
Dans cette chronique, donc, vous considérez la FIAM comme un organisme qui devrait oeuvrer sur la scène québécoise en la confondant avec l'Alliance Numériqc, la Fédération informatique du Québec, Interlogiq, etc. L'Alliance Numériqc est une association membre de la FIAM qui assume très bien son mandat sur le territoire du Québec [...]. Il en est de même du réseau Interlogiq, avec lequel nous maintenons des liens de collaboration étroite et qui, pour votre information, s'autofinance entièrement!
Passons sur votre méconnaissance du monde associatif car, de plus, vous tombez à bras raccourcis sur la FIAM de façon mesquine en vous attaquant à son président, prétendant qu'il a mis sur pied cette organisation pour s'offrir des voyages à l'étranger. Sachez qu'Hervé Fischer n'a jamais attendu après la FIAM pour voyager, et à chaque occasion où il l'a fait au nom de la fédération, ses frais de voyage et de séjour ont été couverts soit par lui-même, soit par les organismes hôtes ou les organisateurs d'événement. M. Fischer est un des précurseurs du multimédia à Montréal, un écrivain et un conférencier de réputation internationale, et il est régulièrement invité à prononcer des conférences lors d'événements importants un peu partout à travers le monde. Il profite toujours de ces occasions pour faire la promotion du secteur du multimédia et des technologies numériques de Montréal.
Si vous vous étiez donné la peine de passer nous voir ou de nous appeler, vous auriez su qu'à titre de fédération, nous oeuvrons au rapprochement des industries du multimédia à travers le monde; que nous sensibilisons les organisations mondiales et les États sur la nature et l'importance que représente cette nouvelle industrie; que nous travaillons de près avec ces associations que vous ne semblez pas connaître pour défendre les intérêts des producteurs de contenus numériques, en particulier sur les questions de droits d'auteur; que nous travaillons à identifier, quantifier et structurer les activités multimédia dans le contexte du système mondial de classification des industries; que nous sommes partie prenante au prochain Sommet sur la société de l'information organisé par les Nations unies et l'Union internationale des télécommunications à Genève en décembre prochain et que l'accréditation de la FIAM par les Nations unies est en cours; que nous sommes à conduire une étude sur le positionnement du multimédia en Amérique latine (huit associations concernées dans sept pays) en collaboration avec une organisation basée à Montréal, l'Institut de la statistique de l'UNESCO; que nous avons des comités de travail qui se penchent sur les problématiques de production de contenus numériques et de transfert de technologies dans le domaine du multimédia; que nous avons mis sur pied l'Observatoire mondial du multimédia, qui développe une expertise grandissante dans divers domaines du multimédia, en particulier la pérennité des contenus numériques, la réalité virtuelle, etc.
Vous auriez aussi su que la FIAM a tenu trois sommets internationaux sur l'Internet et le multimédia depuis 1999. D'abord à Montréal, où ils ont été initiés, traitant de la Convergence du multimédia, le deuxième à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, sur le thème de la diversité culturelle et linguistique en 2001, et le dernier à Montreux, en Suisse, en octobre 2002, sur la problématique de la fracture numérique.
Votre chronique dénote votre méconnaissance profonde du propos et des activités d'une fédération internationale, que vous avez de surcroît appuyée lors de sa création. Votre démarche est-elle partisane? Elle ne vous autorise cependant pas à écrire n'importe quoi. [...]
Réponse du chroniqueur
Après des années consacrées à suivre cette industrie, à y avoir travaillé et à avoir fait partie des conseils d'administration du CESAM et du FIM, vous me reprochez de ne pas très bien connaître votre organisme (et encore moins l'industrie), et ce, même si j'étais présent lors de sa fondation. C'est une opinion. Cependant, il semble que je ne sois pas le seul à vous trouver fort discret. Très peu de gens dans le milieu connaissent votre organisme, et encore moins savent que vous en êtes le directeur général.
Je ne crois pas être le seul aujourd'hui à ne pas bien saisir vos activités. Ayant fait une recherche sur Eureka, ce service permettant de fouiller les textes d'une vingtaine de quotidiens ou d'hebdomadaires et de mensuels d'affaires, je n'ai réussi à faire apparaître que 37 documents parlant de la FIAM au cours des cinq dernières années. Éliminons les doublons, les textes d'opinion signés de la main de M. Fischer et les textes sur le design italien: il reste moins de dix textes, dont deux que je considère vraiment essentiels et informatifs. Serait-ce que vous, ancien journaliste, auriez oublié les vertus de la communication?
Réjouissez-vous: puisque vous attirez notre attention sur votre organisme — qui bénéficie en partie de subsides publics, selon votre site Internet —, nous acceptons donc ce que nous croyons être une invitation à en savoir plus. Quant à M. Fischer et à son rôle de précurseur de l'industrie du multimédia, cette paternité est partagée avec moult autres au Québec. Ne les oubliez pas à l'avenir: ce serait insulter leur travail et leur implication pour le succès de cette industrie sur la place mondiale.
Michel Dumais
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

