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C'est la fin pour le .qc sur le Web

Des internautes veulent maintenant la reconnaissance du nom de domaine .québec, accent compris

<br />

Le Québec n'existera plus sur le Web. Enfin, c'est tout comme puisqu'il est dorénavant impossible d'enregistrer une adresse Internet se terminant par .qc.ca. Seules les adresses comprenant .ca sont maintenant reconnues par l'autorité canadienne compétente en la matière.

Pour compenser, des internautes québécois préparent le dépôt d'une demande de reconnaissance internationale qui permettrait la création du nom de domaine .québec. Avec l'accent s'il vous plaît...

L'Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), un organisme sans but lucratif, a lancé il y a deux semaines un nouveau système d'enregistrement de noms de domaine «restructuré et rationalisé». L'ACEI gère ce registre depuis une dizaine d'années, après l'avoir récupéré d'une université canadienne. La demande a évidemment explosé. Le registre compte maintenant 1,5 million d'entrées se terminant par .ca. La présente réforme a mis deux ans à aboutir.

Jusqu'ici, en même temps que les .ca, l'ACEI gérait les noms de domaine des niveaux dits inférieurs, provincial (comme cat.on.ca pour l'Ontario) et municipal (comme ottawa.on.ca). Le Musée des beaux-arts de Montréal a par exemple pour adresse mbam.qc.ca.

Or, ces sous-catégories comptent pour à peine 0,68 % du total canadien et pour moins de 1 % du lot au Québec aussi. D'ailleurs, fait étonnant, même si le Québec rassemble le quart de la population canadienne, il n'enregistre que 10 % des noms de domaines. À ce compte, il n'existe «que» 10 000 à 12 000 .qc.ca, dont certains importants tout de même, comme assnat.qc.ca, qui renvoie au site de l'Assemblée nationale.

C'est ceci qui a tué cela, et rien d'autre, selon l'organisme basé à Ottawa. «La population a tranché, explique Byron Holland, président et chef de la direction de l'ACEI. Il n'y a pas de demandes suffisantes pour ces noms. Leur existence complexifie le système et utilise des ressources. Mais la raison principale, c'est vraiment que les gens ne les utilisent pas. Le peuple a parlé.»

L'Autorité canadienne ne gère que les .ca et laisse à d'autres organismes le contrôle des .org. .com et .net. Par contre, l'ACEI respectera les droits acquis et continuera de gérer les noms des niveaux inférieurs existants. «Ces noms demeureront enregistrés jusqu'à ce qu'ils soient supprimés par le titulaire», indiquent les documents officiels. Un enregistrement coûte moins de 50 $ par année.

Le président Holland ajoute que le Canada est un des seuls pays au monde ayant conservé cette division provinciale et municipale. Les Allemands n'ont que le .de. Le site touristique de la ville hanséatique de Lübeck dans le Schleswig-Holstein a comme adresse luebeck-tourismus.de et pas luebeck-tourismus.luebeck.sh.de.

Porte ouverte


Normand Fortier ne se laisse pas abattre, au contraire. Il est le président-fondateur de PointQuébec, un organisme tout entier voué à la création de cette nouvelle place sur le Web. «On ne peut pas avoir un .qc, parce que deux lettres, c'est réservé à un pays, dit-il. Le Québec n'est pas un pays. Par contre, l'organisme international qui gère les extensions a ouvert une porte pour qu'on puisse déposer un nouveau nom, une extension générique de premier niveau, ce qui permettrait d'avoir une adresse du type monentreprise.québec.»

Normand Fortier a lancé ce projet en 2007, soit avant la mutation de l'ACEI. La demande de reconnaissance sera déposée l'an prochain auprès de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). La Catalogne a ainsi développé sa propre identité sur le net (avec .cat), et des demandes similaires seront déposées pour obtenir des comptes .berlin, .paris, .bzh (Bretagne), .nyc (New York), cym (Pays de Galles). sco (Écosse) et même .lat, pour toute l'Amérique latine. Tous ces noms seraient des LCTLD, soit des Linguistic and Cultural Top-Level Domain, par opposition aux deux lettres CCTLD qui désignent des Country Codes.

La désignation PointQuébec pousse même l'audace jusqu'à conserver l'accent sur le premier e, même s'il serait possible de ne pas l'indiquer dans l'adresse. «Je veux que le Québec ait son espace Web, dit M. Fortier, un entrepreneur du Web. Je veux que la culture et la langue du Québec aient leur identité dans le "Nouveau Monde" technologique.»

D'un côté, Normand Fortier s'avoue «très content» de la décision d'éliminer le qc.ca, puisqu'il laisse le champ libre à sa nouvelle appellation contrôlée. «Ça nous aide dans notre projet, dit-il. D'un autre côté, si quelqu'un a un site Web qc.ca et qu'il oublie de renouveler ce nom, il ne pourra jamais le retrouver.»

La demande d'une extension générique de premier niveau exclusive au Québec dans Internet de l'organisme PointQuébec a reçu un appui unanime de l'Assemblée nationale en juin 2008. M. Fortier a besoin d'environ 250 000 $ pour mener à bien son projet, dont 185 000 $ pour le seul dépôt du dossier. «On cherche des partenaires économiques, dit-il. On est à 99,9 % de chance d'avoir notre .québec. Mais on ne sait jamais.»

Le dossier devrait aboutir à l'ICANN entre mars et juin prochains. La réponse arriverait à l'automne, avec un délai d'un an pour implanter le système en cas d'approbation de .québec. «Le .qc est toujours disponible, mais il faudrait que le Québec devienne indépendant pour l'utiliser, dit finalement M. Fortier. Mais je ne crois pas que ce soit demain la veille.»
 
 
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  • Guillermo Navarro Garcia - Inscrit
    26 octobre 2010 06 h 14
    Pourquoi ne pas avoir de .qc tout simplement?
    Les catalans ont le .cat pourquoi le Québec n'aurait pas le .qc tout simplement?
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  • oracle - Abonné
    26 octobre 2010 06 h 48
    Inutilement provocateur.
    L'argumentaire ne me paraît pas très convaincant. L'instance désignée par autorité canadienne compétente ignore sans doute que dans bien des cas le citoyen reste beaucoup plus sensible aux "irritants" qu'au contenu plus substantiel de la question de fond.
    Dans le sujet en référence, cette initiative inutilement provocatrice n'aidera en rien à cimenter l'unité canadienne. Bien au contraire !

    Pierre-Michel Sajous
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    26 octobre 2010 07 h 00
    Comment est-ce que les catalans font-eux?
    En Catalogne, on retrouve la terminaison .cat. Comment-est-ce qu'ils font?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    26 octobre 2010 08 h 20
    Réservé aux pays? Mon œil!
    En plus du .cat dont on a déjà parlé, on retrouve dans les domaines nationaux de premier niveau de nombreuses régions non souveraines, dont:
    la Guadeloupe (.gp), la Réunion (.re), Saint-Pierre-et-Miquelon (.pm) ou les Terres australes et antarctiques français (.tf), qui font partie de la France;
    l'île Norfolk (.nf), sous souveraineté australienne;
    Guernesey (.gg), petite île de la Manche,
    Porto-Rico (.pr), territoire des États-Unis,
    le Territoire britannique de l'océan Indien (.io) (je savais même pas que ça existait!)
    ou Svalbard (.sj), île norvégienne dans l'océan Arctique.

    Par ailleurs, c'est bien beau, .québec avec un accent, mais pour de nombreuses applications, il faudra le transformer en .qu
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  • Pierre Marcotte Pierre Marcotte - Inscrit
    26 octobre 2010 08 h 39
    Effacer le Qu.ébec de la carte
    Pourquoi ne pas simplement créer notre propre service de réglementation internet ? Rien ne nous l'empêche !

    Pour ce qui est de l'accent, par contre, ça risque d'être plus complexe. Pas impossible, mais complexe.

    Le Canada veut s'accaparer toute la visibilité au nom de l'unité; peu de pays sont aussi divisés que ne l'est le Canada. Ceci n'est que la plus récente trouvaille pour réduire l'empreinte internationale de notre identité. Nous sommes un peuple distinct, nous voulons être reconnu comme tel à la face du monde.

    Pierre Marcotte
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  • bobboucher - Abonnée
    26 octobre 2010 08 h 39
    .québec : une mauvaise idée
    C'est beaucoup trop long et inutile. L'idéal aurait été .qc (Hong Kong qui n'est pas un pays, a bien son .hk et je suis sûr qu'il y a d'autres exemples). Mais sinon il faudrait se rabattre à trois lettre, par exemple QUE.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    26 octobre 2010 09 h 07
    Pourquoi?, et Comment?...
    C'est très simple l'Espagne n'est pas le Canada, et faut croire qu'en Espagne les mots "autonomie" ou "nation" veulent dire quelque chose; il serait temps que les Québécois se réveillent!

    D'alleurs, une pétition pour le Québec ait son propre nom de domaine n'a-t-elle pas déjà circulé sur le web?
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  • DanyFlyn - Abonné
    26 octobre 2010 09 h 09
    Pourquoi cet accent?
    Imagine si les chinois aussi veulent aussi préserver au pied de la lettre sa culture et nous proposer des sites avec des caractères chinois.
    Je pense que qc.ca c’est parfait pour distinguer la province et le pays.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    26 octobre 2010 09 h 21
    Post-scriptum:
    À lire le texte de M. Auclair je me dis: est-ce que ça serait le gouvernement du Québec qui n'est pas intéressé à ce nom de domaine ou si on a juste les deux pieds dans la même bottine?

    Peut-être que le projet de pétition de M. Turp a échoué...
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  • Jacques Lafond - Abonné
    26 octobre 2010 09 h 34
    Propagande canadienne va ...

    Fini le ''.qc ''. A quand l'abolition du drapeau du Québec pour le remplacer par ce beau grand drapeau rouge. C'est déjà bien commencé d'ailleurs. Des drapeau rouges on en voit partout au Québec; propagande canadienne oblige. Propagande canadienne financé à même les impôts payés par le Québec. Les commandites marchent encore à pleine vapeur. Mais on en parle plus.

    Au Québec on parle d'écologie, on parle de sauver la planète. On parle aussi de Toni et son bateau. Pauvre Toni. Plus personne ose embarquer sur son bateau. Au Québec, on parle d'arrêter tout développement pour vérifier la transparence. On parle de moratoire pour étudier. On parle de consensus. On parle des pauvres syndiqués du J de M. On parle des droits et libertés des individus. On parle de justice sociale et de distribution illusoire de la richesse. On parle des méchants riches pollueurs. Des méchants riches tout court.

    Le Québec est un petit bateau bleu qui prend dangereusement l'eau dans le petit océan. A côté il y a le gros bateau rouge canadien qui arrose le bateau bleu. L'équipage et tous les occupants du petit bateau bleu utilisent toutes leurs énergies pour sauver les autres bateaux et sauver le petit océan de la pollution, etc. Personne ne s’occupe de voir à ce que le petit bateau bleu ne coule pas. Le petit bateau bleu va bientôt couler et complètement disparaître. Les autres bateaux et le petit océan vont survivre.

    JL
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  • Pierre Laperrière - Abonné
    26 octobre 2010 09 h 43
    Cimenter l'unité canadienne?
    Je m'en fous royalement!

    Pierre Laperrière
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  • Claude Archambault - Inscrit
    26 octobre 2010 09 h 47
    pauvre petit qc
    Québec avec l'accent serait d'un ridicule absolut, l'accent n'est pas installé sur la majorité des pc dans le monde. Mettre le quebec avec accent c'est limiter le nombre de hit que les sites obtiendraient.

    Pour ce qui est du Qc comme on dit dans les chat WTF autre que pour une petite minorité qui voudrait faire du québec un pays ou tout au moins le dissocier du Canada en attendant, cela ne dérage personne, même que d'avoir à écrire qc.ca était un irritant. Après tout tous les site québécois ne sont ils pas canadien avant tout?
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  • Dominique Sideleau - Inscrit
    26 octobre 2010 10 h 40
    C'est la fin pour le .qc sur le Web
    Quoi de plus insultant que de laisser à un individu, l'apprentissage et l'utilisation d'une chose devenant "établie" ( gouv. du québec = qc. ) et qu'après des années le lui enlevé !
    Le qc. est là et rien ne peut contrevenir à son application car celle-ci est appliquée depuis des années. Seul, le fédéral a les droits de destitussion de son application. Donc cela vaudra aussi pour l'Ontario ( http://www.fin.gov.on.ca/fr/budget/ontariobudgets/ (exemple ) ), Colombie-Britanique ( http://www.gov.bc.ca/ ), etc...
    Encore de la discrimination envers le Québec qui sans doute encaissera comme à l'habitude !
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  • lemarin - Inscrit
    26 octobre 2010 11 h 03
    Site gouvernementaux
    Il est inacceptable que les sites gouvernementaux soient transférés au domaine .ca, ne serait-ce que par intégrité terminologique.. Il est impératif que le gouvernement québécois réagisse et se dote de son propre domaine. Il est de plus en plus facile d'en créer un, pourquoi pas le .qc?
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  • Paule Savignac - Abonnée
    26 octobre 2010 11 h 04
    L'accent québécois
    Les accents en français ne sont pas à la portée de ceux qui sont juste assez francophones pour pouvoir lire des articles et des pages ouèbe qui les intéressent, mais qui n'ont pas les accents sur leurs claviers...

    Mais on pourrait peut-être penser qu'on ne navigue que par clic à partir des moteurs de recherche...

    Quoi qu'il en soit, si la Catalogne possède son identifiant «.cat», pourquoi pas la nation québécoise dans notre si beau et grand Canada, la fédération la plus décentralisée du monde, n'est-il pas?

    Marc bourdeau
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    26 octobre 2010 11 h 22
    Erreur dans mon commentiare
    À la fin, on n'aurait pas dû lire que le .québec deviendrait .qu ,
    mais bien .qu % E 9 bec (je sépare les caractères pour que ça passe; après tout, c'est du codage) afin que tous les navigateurs web comprennent.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    26 octobre 2010 11 h 36
    Et les autres provinces?
    Les autres identifiants à deux niveaux comme on.ca ou nb.ca vont-ils disparaître eux aussi?
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  • Line Bastrash - Inscrite
    26 octobre 2010 11 h 56
    Aucune discrimination à l'égard du Québec dans cette décision
    Des noms de domaine de 3e niveau (dits "provinciaux") et de 4e niveau (municipaux) existent actuellement pour TOUS les provinces et territoires canadiens et pour toutes les municipalités qui en ont fait la demande, pas seulement pour le Québec (exemples : on.ca, bc.ca, ottawa.on.ca, montreal.qc.ca).

    La décision de ne plus enregistrer de NOUVEAUX domaines de 3e et 4e niveaux par l'ACEI n'a donc rien de discriminatoire à l'égard du Québec. Toutes les provinces, territoires et municipalités sont touchés de la même façon par cette décision, qui vise essentiellement à réduire les coûts de gestion des domaines .ca par l'ACEI.

    En effet, "permettre l’enregistrement de noms de domaine de 3e et de 4e niveau exige que l’ACEI maintienne la politique en matière d’enregistrement de noms de domaine conflictuels. Cette politique, qui établit un mécanisme pour demander des noms de domaine de 2e niveau lorsqu’ils existent au 3e niveau, est complexe et coûteuse, et ce, tant pour l’ACEI que pour les registraires. En consultation avec les registraires, l’ACEI a décidé qu’il ne valait pas la peine d’élaborer l’infrastructure technique à l’appui de nouveaux noms de domaine de 3e et de 4e niveau."

    [...] "l’ACEI respectera les droits acquis et continuera de gérer les noms de domaine de 3e et de 4e niveau existants. Ces noms de domaine demeureront enregistrés jusqu’à ce qu’ils soient supprimés par le titulaire." (source: http://www.cira.ca/fr-ca-faq-10-12/).

    Donc, les domaines gouvernementaux existants (comme gouv.qc.ca) pourront continuer d'exister et d'être utilisés.

    Cela n'empêche pas le gouvernement du Québec de demander la création d'un domaine spécifique pour le Québec, comme .que ou .québec. Par contre, les codes de pays de premier niveau à deux lettres sont réservés aux pays ou territoires indépendants, donc il sera impossible d'avoir .qc ou .qu comme domaine de premier niveau national tant que le Québec ne ser
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    26 octobre 2010 12 h 19
    Pure commodité
    Bonne décision de l'ACEI ! Tout à fait rationnelle. Lorsque, en 1995, j'ai lancé simultanément les domaines editel.com et editel.ca, je l'ai fait avec .ca parce que sinon, si j'avais pris seulement qc.ca, quelqu'un d'autre aurait pu enregistrer editel sur .ca à ma place! J'aurais eu l'air fin! Maintenant, cela dit, le domaine .qc ne pourrait avoir du sens que si nous étions un pays indépendant. En attendant, tant pis!

    J'ai été assez squatté entre-temps sur editel.com qu'il me faudrait d'énormes moyens financiers pour poursuivre tous les sites qui ont détourné peu à peu son achalandage, en particulier par l'entremise de "editel.com.br", etc., ce qui est une pratique carrément frauduleuse de certains pays, selon moi.
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  • Line Bastrash - Inscrite
    26 octobre 2010 12 h 29
    Aucune discrimination à l'égard du Québec - Bis (Fin de ma phrase)
    La fin du dernier paragraphe de mon commentaire précédent a été coupée:

    "Par contre, les codes de pays de premier niveau à deux lettres sont réservés aux pays ou territoires indépendants, donc il sera impossible d'avoir .qc ou .qu comme domaine de premier niveau national tant que le Québec ne SERA PAS INDÉPENDANT.

    Line Bastrash
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    26 octobre 2010 12 h 51
    Un autre combat d'arrière garde
    Tout le monde "pensant" du Qc. va maintenant réclamer une suffixe que personne ne demandait jusqu'ici. Voilà une autre bataille où les bons esprits s'épuiseront, pendant que la terre continue de tourner.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    26 octobre 2010 13 h 56
    Erreur, madame Bastrash
    Comme je l'ai illustré plus haut, de nombreux territoires non souverains, parfois à peine habités, disposent de codes de pays de premier niveau à deux lettres.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    26 octobre 2010 14 h 04
    Pas une pratique frauduleuse
    Je connais un site australien, un commerce tout à fait légal, dont l'adresse finit par com.au. Selon moi, cela veut simplement dire qu'il s'agit d'un commerce (com) australien (au). Je crois d'ailleurs que tous ces sites web américains qui se terminent par com devraient clairement annoncer leurs couleurs et se terminer par com.us. (Au début, internet (et pas le web, qui est venu plus tard) était uniquement américain, et les adresses se terminant par com, org, net, edu, gov ou mil signifiaient clairement des entreprises commerciales, de organismes sans but lucratif, des gestionnaires de réseau, des institutions d'enseignement, des organisations gouvernementales ou militaires AMÉRICAINS.

    Par ailleurs, je milite dans une organisation québécoise dont le nom du site se termine par qc.ca. Enlevez le qc, et vous vous retrouverez sur le site de l'association canadienne dans le même domaine.
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  • Line Bastrash - Inscrite
    26 octobre 2010 16 h 11
    Rôles de l'ONU, de l'ISO 3166 et l'IANA dans la création des ccTLD
    Monsieur Auclair,
    Tous les ccTLD qui ne correspondent pas à des pays indépendants que vous citez (Martinique, La Réunion, Porto-Rico, etc.) correspondent à des îles physiquement éloignées du pays auquel elles sont rattachées, ceci expliquant sans doute cela...

    La seule raison pour laquelle ces régions possèdent leur propre CCTLD, c'est parce que l'ONU établit des statistiques pour ces régions et qu'elles reçoivent ipso facto un code ISO 3166. Voici ce qu'on peut lire à ce sujet sur le site de l'ISO:

    "Depuis un certain temps, des personnes ou organisations souhaitant obtenir leur « propre » TLD ont demandé l'inclusion de « nouveaux » noms de pays dans l'ISO 3166-1, afin d'obtenir un nouveau codet alpha-2 de l'ISO 3166/MA, puis un ccTLD de l'ICANN. De telles demandes sont néanmoins vouées à l'échec, car le seul moyen d'inscrire un nouveau nom de pays dans l'ISO 3166-1 est de le faire enregistrer au préalable auprès de l'une des deux sources suivantes :

    ■Bulletin de terminologie des Nations Unies Noms de pays, ou
    ■Codes des pays et des régions pour usage statistique de la Division de statistique de l'ONU
    [...]
    Dès qu'un nom de pays ou un nom de territoire apparaît dans l'une de ces deux sources, il est ajouté d'office à l'ISO 3166-1."
    Source: http://www.iso.org/iso/fr/country_codes/background

    L'Internet Assigned Number Authority (IANA) utilise la liste ISO 3166 pour déterminer si un nouveau CCTLD doit être créé. (http://www.iana.org/procedures/cctld-establishment )

    Donc, à moins d'être officiellement reconnu comme pays par l'ONU, le Québec ne pourra pas avoir son propre CCTLD à deux lettres.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    26 octobre 2010 16 h 49
    Il y a Åland...
    ...qui possède le code ax, mais ne l'utilise pas. C'est bien un archipel, mais entre la Finlande (dont il fait partie) et la Suède (dont iil partage la langue). À ce compte-là, Terre-Neuve ou la Corse méritent leur code.
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  • Line Bastrash - Inscrite
    26 octobre 2010 19 h 11
    Åland jouit du statut d'État libre associé
    Monsieur Auclair, cet échange sur les pays et les régions reconnus par l'ONU et par l'ISO 3166 qui bénéficient de leur propre ccTLD est très instructif. Ainsi, vous mentionnez que la région d'Åland, un archipel situé entre la Suède et la Finlande, a son propre ccTLD (AX).

    L'archipel d'Åland jouit, à l'instar de Porto Rico, d'un statut très privilégié, celui d'État libre associé. À ce titre, il dispose d'une très large autonomie par rapport à la Finlande. Selon Wikipédia, Åland possède son drapeau depuis 1954, a le droit d'émettre des timbres et conserve le suédois comme unique langue officielle, contrairement à la Finlande continentale qui est bilingue.

    Toujours selon Wikipédia, les habitants d'Åland sont des citoyens finlandais. Cependant, en vertu de la Loi sur l'autonomie, il existe aussi un droit patriotique qui ressemble, dans les faits, à une citoyenneté ålandaise. Lors des élections au parlement régional et dans les communes, seules les personnes disposant de ce droit patriotique peuvent voter et être élues. Ce droit ne peut être acquis par un citoyen finlandais qu'après 5 ans de résidence sur les îles et à la condition d'être capable de parler le suédois.

    Sur le site de l'Université Laval, on trouve une section très détaillée sur la province d'Åland. On y apprend que :"Dans le domaine de l'affichage, le suédois demeure l'unique langue employée dans la province ålandaise: inscriptions gouvernementales, signalisation routière, toponymie, noms des rues, enseignes commerciales, messages publicitaires, etc. Même les organismes officiels du gouvernement d'Helsinki représentés dans l'archipel n'affichent qu'en suédois." (source: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/etatsnsouverains/ala )

    Qu'un si petit archipel avec une population de moins de 30000 habitants ait réussi à obtenir autant d'autonomie et de droits linguistiques fait rêver.... Une source d'inspiration pour le Québec?
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  • Michel Corbeil - Inscrit
    26 octobre 2010 19 h 40
    qc ce n'est pas français
    dans les abréviations en français et dans d'autres langues on utilise les premières lettres et non pas pas la première et la dernière lettre comme au Canada et aux USA en ANGLAIS.

    Donc Québec devrait être "qu" ou "que" ou "qué", comme "fr" signifie france et non "fe" et "it" et "de" sont le code pour Italia et Deutschland et non "ia" ou "dd".


    Coooooloooooooooooooniiiiiiiiiiiiiiisééééééééééééé! même pour la base de la grammaire française...

    La dénomination ".que" ou ".qué" serait acceptable en français et correspondrait au ".cat" de la Catalogne.
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  • Christophe Reverd - Inscrit
    27 octobre 2010 12 h 47
    Déréglementation des gTLD, internationalisation des domaines et des extensions
    Bonjour,

    Attention à ne pas confondre les ccTLD (Country Code Top Level Domains - associés à une zone géographique comme le ".ca", ".fr", etc.) et les gTLD (Generic Top Level Domains comme les ".com", les ".info" et autres ".tel", etc.).

    La présence des caractères accentués dans les domaines (voir www.bonjourquébec.com par exemple) n'a rien de nouveau soit dit en passant.

    C'est leur présence dans le suffixe (partie à droite de l'adresse) qui l'est. Cela dit, la Catalogne a obtenu son suffixe par le biais de la déréglementation des gTLD. New-York veut en faire de même. C'est aussi ce que veut faire Point-Québec car il est actuellement impossible d'obtenir un point-qc a cause de la liste ISO3166 comme mentionné plus haut.

    Questions à se poser : Le point-Québec sera-t-il celui de la province ? De la ville du même nom ? D'une communauté ? Est-il demandé et sera-t-il fourni par l'administration québécoise ? Si oui, pour ses propres services ? Pour fournir des services à la population québécoise ? ...

    Pour ceux que les impacts de cette déréglementation intéressent veuillez consulter la présentation intitulée "2010 - L'Internet fait sa Révolution tranquille" que j'ai faite la semaine passée au Colloque de la Sécurité de l'Information (CQSI) à la Malbaie :

    < http://www.asiq.org/cqsi/documents/archive10/chris >

    Je m'exprime ici à titre personnel et en aucun cas en tant que membre du SSAC de l'ICANN.

    Christophe Reverd, Auditia
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  • blaflamme - Inscrit
    27 octobre 2010 20 h 03
    pointquebec.org
    @Christophe: PointQuebec est un organisme sans but lucratif qui a pour mission de promouvoir, diffuser et gérer une nouvelle identité québécoise sur la Toile, affirmant la spécificité et la culture du Québec.

    L'extension .quebec sera classée dans les lcTLD (langue et culture), donc elle représentera la communauté et non pas la province et/ou la ville spécifiquement, quoique par défaut l'association est facile à faire.

    PointQuebec mettra sur pied un registre et offrira des services de réservation et attribution de noms de domaine. Pour tout autre service, nos créateurs québécois seront les architectes de cette plateforme.
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