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La haute vitesse jusqu'à Natashquan

Environ 82 000 ménages québécois en milieu rural profiteront du programme annoncé hier par le ministre James Moore

Le ministre du Patrimoine, James Moore, était de passage hier à Montréal pour annoncer le volet québécois de son programme visant à faciliter l’introduction de la haute vitesse dans les régions rurales.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le ministre du Patrimoine, James Moore, était de passage hier à Montréal pour annoncer le volet québécois de son programme visant à faciliter l’introduction de la haute vitesse dans les régions rurales.
Le gouvernement fédéral a annoncé hier la première tranche de son programme «Large bande Canada: un milieu rural branché», qui vise à connecter plusieurs régions du pays à Internet haute vitesse.
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  • Jean-Pierre Aubry - Abonné
    10 mai 2010 09 h 27
    Investir dans les infrastructures collectives
    Le programme Large bande Canada est un bon exemple d’investissements qui ont pour but d’accroître nos capacités de production. Il n’y aura pas que les consommateurs qui en profiteront; de nombreuses entreprises (surtout des PME) profiteront du service haute vitesse. Cela aidera la création d’autres PME en régions et rendra plus attrayantes celles-ci aux travailleurs et aux gestionnaires d’entreprises.

    Je préfère de beaucoup ce type d’investissement que celui qui consiste à donner des subventions à des entreprises spécifiques.
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  • Jean Richard - Abonné
    10 mai 2010 09 h 54
    Tout pour les régions mais...
    Sur un des nombreux sites servant à évaluer les performances de votre accès internet, on y apprend que l'endroit où l'accès est le plus rapide en Amérique du Nord est... New York ? Toronto ? Vancouver ? Boston ? Non, pas du tout, mais plutôt Saint-Pierre et Miquelon, ce territoire ou département français au large de Terre-Neuve.

    Si je lisais Le Devoir à partir de ces îles françaises ce matin, je jouirais d'un accès presque trois fois plus rapide que ce m'offre Bell, en pleine ville de Montréal, et probablement à un moindre tarif. Car tout ce que le géant canadien est capable de m'offrir, c'est une vitesse de téléchargement de 3 Mo/s, au prix de 7. Une telle vitesse en 2010, ça ne s'appelle pas de la haute vitesse. Parler de haute vitesse à 3 Mo/s, c'est comme qualifier de TGV les trains poussifs de Via Rail.

    Mon cas est-il unique ? Suis-je le seul en plein cœur de Montréal à payer plus de 50 $ par mois pour une vitesse maximale de 3 Mo/s ? Non ! Il y a des milliers d'abonnés dans la même situation, car le problème, c'est que le réseau de lignes téléphoniques n'est pas en mesure d'offrir davantage dans bien des quartiers. À mon domicile, une tentative de monter la vitesse à 5 Mo/s a échoué, et la ligne étant devenue instable et c'était la galère.

    Alors, grâce à l'aide généreuse de l'État, et grâce aux profits engrangés par les grands fournisseurs en vendant à gros prix des demi-services aux Montréalais, les gens des régions isolées jouiront de meilleurs services que ceux des grandes villes, et ce sont ces derniers qui en feront les frais. Et ainsi, le Canada continuera à traîner de la patte face aux autres pays du monde en matière de communications.
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    10 mai 2010 20 h 10
    Bonne décision, 10 ans trop tard
    Voilà une mesure qui corrigera, trop peu et trop tard, les failles du «libre marché» (marché oligopolistique, en réalité) tant prisé par les Conservateurs.

    On doit quand même s'en réjouir, il n'y a pas beaucoup de bonnes nouvelles provenant de ce gouvernement ces temps-ci.

    En passant, le Canada se classe maintenant au 38e rang sur 180 pays, au chapitre de la vitesse de connexion moyenne (selon Speedtest.net) et au 28e rang sur 30 (selon l'OCDE) pour ce qui est des coûts de la connexion haute-vitesse.
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